Nos pensées peuvent nous jouer des tours

Publié le par Madeleine Moreau

Je viens de terminer la lecture d’un excellent roman. Du début à la fin, le suspens était à son comble. Comment cela allait-il se terminer, quel serait le dénouement ?

C’est la même chose lorsque je regarde un bon film.

En moi, il se produit pas mal de choses. Je laisse libre court à mon imaginaire pour « tenter » de donner une réponse à ce que sera la fin. Un imaginaire qui peut venir s’appuyer sur des expériences vécues ou sur ce que je sais déjà de l’environnement qui est traité.

Dans la vie, parfois, c’est la même chose.

Nous vivons tous et toutes des situations qui nous obligent à sortir de notre confort. L’appréhension se fait ressentir. Que ce soit dans l’environnement matériel, familial, professionnel ou plus largement relationnel, nous cherchons à nous rassurer. Pour cela, le seul moyen, à nos yeux, est d’imaginer une tournure qui nous convienne.

Réel ou illusion d'optique ?

Nous entrons alors dans un fonctionnement imaginaire.

Il y a une part de vérité. Ce n’est pas toute la vérité.

Il y a un petit bout du réel. Ce n’est pas vraiment réel puisque nous « construisons » ce que nous aimerions voir advenir.

Il y a des éléments qui sentent un vécu. Il y a beaucoup d’éléments qui viennent s’ajouter au scénario sans que nous puissions détecter que nous sommes dans la construction d’un roman plein de suspens.

Ce fonctionnement imaginaire se situe au niveau de nos pensées. Elles peuvent être positives ou négatives. Ce qu’il faut comprendre, c’est le comment nous imaginons le dénouement avant de l’avoir vécu !

Quand nos pensées nous font voyager au-delà du réel

Une chose est certaine : nous avons besoin de nous sécuriser pour affronter ce que nous appréhendons de vivre.

Que ce soit avant un entretien d’embauche, l’attente des résultats après un examen ou une analyse médicale, une convocation émise par la direction de l’école fréquentée par nos enfants, une demande d’aide spécifique, etc.

Il y a des signes, des prémices, des sensations diverses qui nous habitent. Tout cela ne nous rassure pas. Nous craignons le pire.

Nos pensées prennent alors le relais pour calmer le tumulte naissant en nous. Qu’est-ce qui va arriver ? Qu’est-ce que je vais apprendre ?

Nous prenons alors ce qui est à notre portée, ce qui de toute manière fait déjà partie de notre réel. A partir de ce réel, nous créons un scénario qui n’a pour but que celui de nous « préparer » à faire face à ce qui va arriver.

Il se peut que le réel qui se présente à nous se compose également de racines plus ou moins importantes dans notre vécu et réveille des appréhensions si fortes que nous culbutons dans d’anciennes situations, ce qui nous conduit à amplifier le ressenti suscitées par nos pensées.

Vient alors le moment crucial ou nous perdons toute notion du réel. Nous voyageons dans un au-delà du réel. Ce qui veut dire que nous avons perdu pied pour penser « intelligemment ».

Sortir du fonctionnement imaginaire

Il faut sortir des pensées imaginaires lorsque celles-ci sont identifiées. Sortir du scénario qui s’écrit en nous.

Je sais, c’est plus facile à écrire qu’à faire.

Ces pensées imaginaires ont un pouvoir extraordinaire. Non seulement elles ont le don de vouloir nous rassurer, elles se dressent également comme un frein à notre besoin de sécurité. Disons qu’elles agissent comme le chant des sirènes, le pire, à notre insu.

Une chose est sûre : nous ne serons pas déçu-e. De toute manière, c’est bien ce que nous avions pensé et si ce n’est pas le cas, tant mieux !

Sortir du fonctionnement imaginaire en reprenant pied dans le réel c’est revenir aux éléments qui sont en notre possession.

Prenons, par exemple, l’attente des résultats d’une analyse médicale. Le réel, c’est que votre médecin a jugé opportun de demander une analyse. Rien n’indique que celle-ci va révéler que vous souffrez d’une terrible maladie, que vous avez un diabète élevé ou que votre cœur est en fin de course. Rien n’indique que vous êtes en phase 3 ou 4 de ce cancer que vous redoutez d’attraper. Bien sûr, tout cela est possible. Cependant, à quoi cela peut vous servir tant que vous n’avez pas les résultats ?

Le réel, ici, est contenu dans le fait que vous attendez, avec impatience, les résultats de vos analyses.

Le réel c’est aussi voir les deux options : les analyses peuvent ne rien révéler et vous apprendre que vous êtes en bonne santé. Elles peuvent aussi révéler que vous souffrez de quelque chose qui peut être traité facilement ou qui demandera des soins plus radicaux.

Vous vous ouvrez à toutes les possibilités, sans entrer dans le drame. Ne le nions pas, l’attente peut vous faire vivre des mouvements d’angoisse, une sensation que vous aurez à gérer. A l’inverse, si vous plongez dans un fonctionnement imaginaire, vous vous verrez, avant l’heure, sur une table d’opération … les pieds devants … Tout ce tracas peut-être pour rien. Si la nouvelle n’est pas bonne est que vous avez imaginé être en bonne santé, vous éprouverez des difficultés à avaler la pilule !

N’est-ce pas, dans cet exemple, un bon moyen de garder les pieds fixés dans ce qui est réel et de laisser votre imaginaire au repos ?

Si vous avez d’autres situations qui vous conduisent à vivre un fonctionnement imaginaire, vous pouvez transférer de la même manière le comment vous appuyer sur le réel.  

Si cet article vous a aidé à y voir plus clair, n’hésitez pas à le partager dans un commentaire.

Je vous souhaite une excellente journée et un bon week-end. A bientôt.

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