Insatisfaction chronique

Publié le par Madeleine Moreau

J’ai un immense défaut, je m’émerveille un peu trop !

Il ne faut pas grand-chose pour activer mon émerveillement : une fleur qui m’attire par sa couleur ou sa goutte de rosée posée sur son cœur, un oiseau qui fait son nid, les alpes qui se dessinent à l’horizon, un enfant qui joue ou qui se blottit contre sa mère, une personne âgée, une démonstration créative ou culinaire, le téléphone d’une amie, etc … Il y a tant et tant de petites choses que je peux accueillir à chaque moment de la journée.

Des soucis, des difficultés, j’en traverse souvent, et si cela me laisse par moments dans une tristesse infinie qui semble ne jamais se terminer, je parviens à voir et à vivre au-delà du souci ce qui est beau, ce qui m’apporte un sourire dans le cœur.

Le sourire est la seule arme que nous ayons pour combattre l'insatisfaction

Cette faculté de m’émerveiller, de me réjouir des petites choses, je dois le reconnaître, n’est pas donnée à tout le monde.

J’ai dans mon entourage des personnes qui semblent être sans cesse dans l’insatisfaction et ne parviennent pas à se réjouir des petites choses : « Ben quoi, oui c’est une fleur, et puis … », « Qu’il profite – cet enfant – de jouer, il verra assez tôt que la vie c’est pas un jeu ! », « C’est pas extraordinaire ce qu’elle fait – l’artisane – un enfant de 5 ans ferait mieux ! »

Je ne crois pas me tromper si je dis qu’il y en a plusieurs personnes insatisfaites chroniquement dans votre entourage, que celles-ci soient de votre famille, parmi vos collègues et vos voisins.

Quand il s’agit de collègues ou des voisins, ce n’est pas trop grave. Il est possible d’y prêter peu d’attention et de porter son regard ailleurs … mais quand il s’agit d’un membre de notre famille, d’une personne qui nous est proche, c’est plus difficile !

Impression que rien ne peut leur faire plaisir : Le cadeau donné n’est pas celui qu’elle attendait ! Les efforts pour leur donner ce qu’elles disent souhaiter ont tout au plus l’effet d’un caillou jeté sur un lac gelé ! Les félicitations ou les encouragements qui leurs sont promulgués ne font que mettre en lumière leurs insatisfactions ! Essayer de leur montrer une rose, elles vous parlent des épines !

Et si vous arrêtiez de les plaindre ?

Dans mon entourage proche, il y a une personne qui, aussi loin que je me souvienne, a toujours quelque chose à redire. Elle nourrit les conversations en se plaignant de tout. A l’entendre, elle subit tous les malheurs du monde.

Longtemps je me suis vécue en sauveur. Je n’avais qu’une mission vis-à-vis d’elle, lui redonner le sourire, la joie de vivre. Je reprenais ses plaintes et je mettais en lumière la non-cohérence de ses propos : « Tu dis que tu n’as jamais eu la chance de partir loin, mais souviens-toi, tu es allé là-bas, et puis là, et encore là, tu as eu la chance de visiter ceci, cela, alors que ce n’était pas encore une possibilité à la portée de tout le monde » … Mais rien n’y fait … parce que moi, j’ai visité des pays qu’elle n’a pas pu voir !

Ma mission c’était lui faire comprendre que derrière les choses difficiles, il y avait des choses formidables pour lesquelles elle pouvait se réjouir.

Jusqu’au jour où j’ai compris que toute l’énergie que j’y mettais ne servait strictement à rien. Au contraire, je ne faisais qu’accentuer son insatisfaction, grossir ses frustrations, et recevoir en retour ses reproches.

Se comporter en sauveur, n’est-ce pas l’attitude qui se profile face aux personnes qui se plaignent sans cesse ?

Cela ne change rien.

Donc, tout ce qui nous est possible, c’est de cesser de les plaindre, arrêter de les prendre comme des petits enfants qui font une crise parce qu’ils ne peuvent pas avoir le bonbon qu’ils voulaient.

Si vous arrêtez de les plaindre, cela ne changera absolument rien à leurs insatisfactions. Au pire, elles ne comprendront pas pourquoi vous ne réagissez pas, au mieux elles se rendront compte du dysfonctionnement.

Si vous vivez une insatisfaction chronique

Je donne régulièrement des pistes pour vous permettre d’avancer dans l’une ou l’autre problématique.

Ce serait le bon moment de vous en donner …

Je pourrais vous dire comment je suis arrivée à percevoir autre chose que mes soucis, mes difficultés, mes maladies, mes frustrations …

Hé bien non. C’est à vous de trouver comment cesser de proclamer à tout vent vos insatisfactions, à vous de trouver le chemin de votre émerveillement intérieur. Donc, aujourd’hui, pas de pistes mais un encouragement pour essayer, durant un jour, de ne pas vous plaindre.

Que votre journée soit belle. A bientôt.

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