Quand c’est gris, ce n’est pas bleu !

Publié le par Madeleine Moreau

« Tout va bien madame la marquise … »

J’avais une amie qui disait ces mots lorsque quelque chose la turlupinait.

Il était alors facile de décoder derrière les mots prononcés avec le sourire, qu’en fait, ça n’allait pas si bien que ça.

« Non, mais, à part ça, ça va bien, je n’ai pas de quoi me plaindre … »

Oui, à part ça … et il y a un petit rire qui accompagne cette « évidence ». A part ça, tout va bien !

Voilà ce qu’est la positive attitude : rebondir vers quelque chose qui devrait faire du bien et éloigner ces émotions qui prouvent que l’on ne va pas si bien que ça, que c’est « chamboulé » à l’intérieur de soi.

Accueillir ce qui est

Chercher le bleu pour ne pas voir le gris

Nous avions prévu une sortie à la montagne.

Le matin la pluie était au rendez-vous, sous un ciel très bas, enveloppant les sommets d’un épais brouillard.

Nous avons alors pris la décision de profiter de la piscine municipale.

Arrivés sur place, notre belle-fille scrutait le ciel. Elle s’est écriée, en regardant du côté de la vallée : « Il y a un peu de ciel bleu ! »

Notre petit-fils qui a 3 ans s’est exclamé : « Oui, mais il y a aussi beaucoup de gris ! »

C’était vrai : 98% de gris, 2% de bleu …

Parfois, c’est exactement ce que nous faisons avec nos sentiments. Nous cherchons ou recherchons à percevoir un petit coin de ciel bleu dans le gris de notre cœur pour nous sentir un peu mieux.

Ça ne va pas ? Bah, ce n’est pas si grave, ça passera. Comme on dit, après la pluie vient le beau temps ! Mais est-ce que cela nous aide vraiment ?

Pour quelques secondes seulement.

Supposons que vous venez d’apprendre une mauvaise nouvelle. C’est un choc. Le bien-être dans lequel vous étiez quelques secondes auparavant fait place à une tristesse qui vous envahit. Les larmes se pressent au bord de vos paupières, votre respiration ralentit, votre cœur bat plus fort. Vous essayez de vous retenir pour ne pas tomber.

Il y a alors 2 possibilités qui s’offrent à vous. Soit, vous accueillez et acceptez le bousculement qui se produit en vous, soit vous essayez de vous dire que c’est comme ça, que c’est moche mais que ce n’est pas la fin du monde. Si la mauvaise nouvelle vous apprend le décès d’un proche, vous vous raccrochez à une image positive ou, vous laissez le chagrin vous envahir jusqu’à toucher vos entrailles.

Se tendre pour découvrir un petit coin de ciel bleu n’est pas forcément le meilleur moyen pour accueillir ce qui est. Prendre conscience que, soudain, le ciel s’est couvert de toutes les teintes de gris existantes, permet de s’accueillir et d’entrer dans ce qui est.

En conclusion

Il est impossible de faire comme si le ciel était toujours bleu.

La vie est ce qu’elle est, pleine de couleurs, pleine de nuances. Les couleurs sombres s’ajoutent aux couleurs claires et peuvent, à certains moments, recouvrir ce qui était lumineux.

Lorsque tout va bien, il est bon de le reconnaître et de se réjouir. Lorsque ça ne va pas très bien, il est bon également de le reconnaître et de faire ce qui nous est possible pour traverser la zone de turbulence, même si celle-ci s’étend sur une période plus longue que ce que nous voudrions.

Pensez-y avant de tenter de vous raccrocher à une pensée positive qui va à l’encontre de ce que vous ressentez réellement.

A bientôt.

p.s. Si vous avez envie d’être averti-e de la parution du prochain article, vous avez la possibilité de vous inscrire à la newsletter – vous trouverez le bouton au bas de cette page.

Merci beaucoup de partager cet article autour de vous

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+. Si vous l'avez trouvé constructif, bien sûr !

Publié dans Coaching

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article