Six ingrédients pour se faire confiance (2)

Publié le par Madeleine Moreau

La confiance en soi est quelque chose de joyeux

Croire en soi – Connaître ses ressources sont les deux premiers ingrédients.

Pourtant, cela ne suffit pas pour vivre cette confiance en soi tant désirée.

Vous vous demandez pourquoi ?

A 30 ans, je manquais cruellement de confiance en moi. Je voulais faire un tas de choses, prouver au monde entier de quoi j’étais capable.

Mon manque de confiance me poussait à me vivre dans l’ombre des personnes qui vivaient ce que je voulais vivre. J’essayais de leur ressembler, de faire exactement comme elles, ne serait-ce que pour être « enfin » reconnue.

Arriva le moment où je me suis sentie prête à prendre les commandes de ma vie, à ne plus vouloir vivre dans l’ombre des personnes que j’adulais. Mes différentes expériences m’avaient donné de quoi reconnaître les ressources et les potentialités qui étaient en moi.

Je voulais voler de mes propres ailes.

Je me sentais libre, pleine de force et de courage, j’ai envie de dire invincible.

Je croyais tellement en moi et en ce que je pouvais apporter aux autres que je m’imposais de manière disproportionnée à tout ce qui pouvait constituer une barrière entre mes rêves et la réalité. C’était fastidieux, car, bien sûr, autour de moi, c’est un vide qui se créait alors que je voulais, justement, remplir un vide. Et plus ça partait en cacahouète, plus je m’accrochais pour faire comprendre que j’avais raison.

J’étais sûre d’avoir toutes les compétences pour mener à bien mon travail. J’étais sûre que je pouvais affronter, les deux doigts dans le nez, toutes les tensions, tous les conflits. J’étais sûre que ma manière de penser, de transmettre était la bonne.

Le résultat, après quelques années a été amer.

Quelques personnes ont été suffisamment honnêtes pour me dire mes 4 vérités : J’étais imbue de moi-même, incapable d’écouter, en manque cruel de bienveillance. Mon ego était tellement gonflé que personne n’avait envie de me suivre, de peur d’être étouffées. Une jeune ado m’a lancé : « Tu n’es pas ma mère … »

Ce fut un déclic. Je devrais dire l’explosion à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai réalisé qu’en fait, je ne croyais pas en moi, je ne connaissais pas mes ressources, cette confiance si durement gagnée n’était qu’un soufflé qui retombait.

Ce que je retiens aujourd’hui c’est que je suis allée un peu vite en besogne. J’ai vécu ce que beaucoup de personnes vivent lorsqu’elles partent de rien et parviennent à la porte de leur rêve. Je n’avais pas confiance en moi, dès que j’ai eu l’occasion de « m’essayer » à cette capacité, je l’ai vécue à 200%, un trop de confiance qui ne construisait rien et me détruisait intérieurement.

J’avais les deux premiers ingrédients, il m’en manquait quatre.

Voyons maintenant les deux suivants :

  • Reconnaître ses limites

Lorsque j’ai commencé à vivre dans le « trop de confiance », je n’avais aucune limite.

Faire le voyage de chez moi à Paris, c’était comme faire le tour du pâté de maison.

Si je n’avais aucune idée sur ce que je devais faire, j’improvisais, je lisais des livres, j’appliquais des concepts, sans toujours comprendre les mécanismes.

Je n’écoutais pas ma fatigue, je n’écoutais pas les autres, je ne cherchais pas à agir différemment que ce qui me paraissait tellement juste.

Je vivais, ce que je pourrais appeler, le syndrome de la célébrité !

Ors, des limites, nous en avons tous et toutes, même dans les domaines où nous excellons.

Un ami me disait un jour : La compétence arrive au moment où tu ressens ton incompétence.

Au moment où tout ce qui a été appris demande d’en apprendre un peu plus. Je prends l’exemple de la fatigue : Il arrive à un moment ou un autre que le corps lâche, si ce n’est pas le corps, c’est la psyché. Une limite s’inscrit en soi – impossible d’en faire plus ou de faire comme s’il n’y avait rien. Il faut apprendre à écouter cette fatigue, il faut devenir compétent dans l’écoute de soi.

Nous avons bien d’autres limites, quel que soit le domaine : Une endurance plus ou moins grande, une capacité à transmettre, à écouter, à aimer plus ou moins développée, etc. Reconnaître ces limites, c’est définir les frontières du possible pour aujourd’hui.

Voici quelques pistes :

  • Ecoutez votre corps, prenez soin de votre équilibre psychologique. Une fatigue, une tension intérieure, une difficulté à aller de l’avant peuvent être des signes que vous atteignez une limite.
  • Soyez à l’aise avec ce que l’on vous demande. Si cela vous semble être un défi insurmontable il pourrait bien s’agir d’une limite qui se manifeste, même si ce que l’on vous demande s’inscrit dans votre cahier des charges.
  • Ne mettez pas la barre trop haute. Vos rêves, vos projets sont de nobles intentions, mais il peut vous manquer certaines compétences pour les réaliser. Commencez par entrer dans l’apprentissage des compétences nécessaires avant de foncer la tête en avant.

Reconnaître ses limites c’est se donner du bonheur de vivre pleinement cette confiance en soi. Ne pas les reconnaître ou faire comme si vous n’en aviez pas, vous emmène à déstructurer cette confiance que vous commencez à acquérir.

Voici le 4ème ingrédient :

  • Ressentir de la gratitude pour ce que la vie vous donne

Vous vous demandez ce que vient faire la gratitude dans la confiance en soi. Je vous comprends. Cela semble être une attitude qui est aux antipodes de ce qui est recherché.

Cela n’empêche que c’est un merveilleux ingrédient pour booster la confiance en vous. Comme on le dirait en cuisine, cela apporte ce petit plus qui fait qu’on y revient !

Puisqu’il est question de la confiance en soi, prenons un exemple bien concret : Parfois, il y a de la réticence à accepter une tâche qui n’est pas coutumière – même si toutes les aptitudes sont réunies – et, miracle, cette tâche a été menée à bien, même très bien. Une belle occasion de ressentir de la gratitude. Envers vous-même tout d’abord – on peut parler de fierté – vous y êtes arrivé-e. Ensuite, pour la situation, c’est-à-dire, les personnes que vous avez rencontrées, l’opportunité qui vous a été présentée, les résultats que vous avez obtenus, etc., etc.

En vivant cette gratitude, vous faites grandir la confiance. Votre expérience ne peut que devenir bénéfique pour aller plus loin et avoir de moins en moins peur de l’inconnu.

Quelques pistes pour vivre une gratitude intérieure :

  • N’ayez pas crainte de vous émerveiller de ce que vous réalisez, même s’il y a quelques petites erreurs.
  • Remerciez du fond du cœur, par la pensée, toutes les personnes qui croient en vous et vous encouragent.
  • Repérez les moments intenses que vous vivez et remerciez l’Univers tout entier.
  • Enfin, adressez-vous des mercis personnels : merci pour cette capacité qui m’est donnée, merci pour cette compétence que je peux vivre, merci pour cette qualité qui me définit, etc.

N’est-ce pas là un ingrédient précieux ? Je vous laisse y réfléchir.

Je vous retrouve lundi pour vous présenter les derniers ingrédients. Tout bon week-end. A bientôt.

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