Prendre soin de son environnement intime

Publié le par Madeleine Moreau

Il y a un parc extraordinaire pas très loin de chez moi. Situé au cœur de la ville, c’est un espace protégé.

Il fait bon s’y promener.

Des bancs, des tables invitent à s’arrêter, à profiter du moment présent.

Tout serait parfait s’il n’y avait les signes visibles d’un manque de respect, d’un je m’en foutisme qui ne fait que s’accroître au fil des ans : déchets de toute sorte, canettes jetées dans les massifs, bouteilles cassées sur le chemin, papiers d’aluminium déchirés par les intempéries, mégots de cigarettes, sac en plastique et j’en passe …

C’est normal me direz-vous … nous sommes dans une société comme ça … les gens s’en foutent …

Sans commentaire

Personnellement, cela me peine. Voir les emballages d’un pic-nic mangé à la hâte, laissés bien en vue sur ce banc, à 2 mètres d’une poubelle, non … mais je rêve ! Il m’a fallu 10 secondes pour prendre ces déchets et les déposer dans la poubelle qui était … vide !

Le lien avec notre vie

Vous vous en doutez, ce fait divers va me permettre de faire un lien avec ce qui peut se passer dans notre vie.

Nous mettons dans notre sac de voyage beaucoup de choses qui vont peser de plus en plus lourd – notre vie étant un chemin à parcourir (relisez le dernier article) – nous nous délestons des déchets un peu n’importe où, sans se poser la question des conséquences que cela peut avoir.

Cela vous semble un peu flou comme approche ?

Dans mon sac de voyage, j’y ai mis mes colères contre X ou Y tout simplement parce que je n’étais pas prête à oublier ce que j’avais subis. J’y ai ajouté la liste de mes manques, tous ces besoins qui n’ont pas été entendus. A chaque fois que je me suis culpabilisée pour quelque chose, j’ai enveloppé cette culpabilité en pensant qu’un jour je pourrais demander pardon. J’ai fait une pelote de tous mes petits bouts de ficelles qui représentaient mes rêves détruits en me disant qu’un jour, peut-être, je pourrais les reconstruire …

Et j’ai continué à marcher, à avancer …

Par moment, mon sac de voyage me semblait lourd, bien trop lourd.

Je prenais alors ce qui me semblait peser le plus : la colère par exemple …

Justement, il y avait, à ce moment-là, une situation qui ressemblait énormément à celle que j’aurais voulu pouvoir régler il y a si longtemps. Alors, j’ai sorti ma colère, j’ai dit tout ce que je pensais, je me suis énervée, j’ai gueulé pour me faire entendre, j’ai jugé, j’ai condamné et je me suis sentie mieux. Je n’avais plus besoin de l’emballage, il ne me servait à rien, alors je l’ai jeté dans le jardin de la situation … Ce n’était plus mon problème, aux autres de prendre leur responsabilité !

Et j’ai mis dans mon sac un autre poids, celui qui représentait la situation susceptible de raviver ma colère d’origine, parce que je sentais bien qu’elle était toujours là !

Bien sûr, ce n’est qu’une image … et une réalité !

Pour ne pas laisser derrière soi des « déchets » qui défigurent le paysage, il ne faut pas se charger de ce qui ne nous appartient pas. Et si, malgré tout, on s’est chargé, il faut trouver le lieu, l’endroit où il sera possible de déposer tout le contenu pour que celui-ci soit recyclé à 100%.

Le travail sur soi, l’introspection, la relation d’aide ou, comme on dit aujourd’hui, le coaching, permet de se séparer de tous ces poids qui ralentissent notre marche. Il est alors possible d’ajouter des choses qui vont alléger ce qui reste lourd, comme l’amour pour soi, l’estime de soi, la confiance en soi …

Pensez-y la prochaine fois que vous serez choqué par des détritus, des actes de vandalisme …

Il est possible d’agir sur l’environnement, il est également possible d’agir dans votre environnement intime.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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