De la décision à l’acte

Publié le par Madeleine Moreau

Qui de nous n’a pas souhaité d’aller jusqu’au bout d’un objectif ou d’un rêve longuement réfléchi ?

Dès l’enfance c’est ce que nous faisons tous et toutes. C’est comme si il y avait, tout au fond de notre être, un moteur qui nous poussait à aller vers quelque chose.

Ce moteur, c’est ce que je nomme la motivation.

Ce qui vous semble impossible devient possible grâce à la motivation

De la motivation, il en faut pour se lever tous les matins et partir au travail, quel que soit le temps, quelle que soit notre envie.

De la motivation, il en faut pour rester présent-e et à l’écoute de nos enfants ou adolescents, pour laisser de côté tous les tracas qui nous submergent ou pour laisser de côté la migraine qui joue du tambour dans nos tempes.

De la motivation, il en faut pour se remettre à la tâche après une maladie, un burn out, un accident.

Une motivation vitale pour reprendre sa vie en main après un dérapage, un traumatisme, une séparation, un deuil.

Sans elle, il est très difficile, voire impossible d’aller de l’avant. Mais, attention, ici je ne parle pas de la volonté qui est un effort et parfois une maltraitance (volontarisme) que nous menons vis-à-vis de nous.

De la décision à l’acte

Lorsque vous prenez une décision, importante ou pas, mais qui va obligatoirement changer quelque chose dans votre vie, dans votre manière de faire, dans vos habitudes, vous avez une montée d’énergie qui se manifeste dans toutes vos pensées et dans votre corps.

Vous ne mettez pas en doute la décision.

Cette décision demande que vous passiez à l’acte. Prenons un exemple : Vous avez décidé de réduire votre consommation de sucre et de suivre les recommandations de votre médecin qui a vu dans vos analyses que vous vous approchiez dangereusement d’un risque de diabète. Jusqu’à présent, vous aviez l’habitude de manger une branche de chocolat à la pause, de boire des sodas bien sucré tout au long de la journée, de déguster une pâtisserie bien crémeuse après un repas. Il va falloir changer vos habitudes et cela aura un impact sur ce qui est, pour vous, instinctif. Adieu la barre de chocolat, un fruit à la place … Bye bye les ses sodas, vous allez essayer l’eau et les infusions … Tchao les pâtisseries alléchantes, vous choisirez un petit biscuit sec, histoire d’avoir un peu de sucre pour garder votre énergie … Et vous le faites, durant quelques jours. Mais, l’habitude revient car, avouez-le, les pommes c’est bon mais pas tout le temps, préparer une infusion ça prend du temps et puis ça a moins de goût ou donne moins de plaisir gustatif … Votre décision prend fin, elle reviendra lorsque votre médecin vous dira que vous avez franchi la barre rouge !

Pourquoi est-ce que ça n’a pas marché alors que vous étiez bien décidé ?

Aviez-vous vraiment la motivation pour changer ?

Oui et non, parce que, au moment de votre décision, la motivation était bien présente, le moteur était lancé. Vous avez simplement oublié de l’alimenter.

Lorsque j’ai commencé à faire un travail sur moi, je suivais des stages de développement personnel. Il y avait souvent cette petite question : « Suis-je prêt-e à changer ? Quelles sont mes motivations ? » Bien sûr que j’étais prête à changer, je voulais que les choses changent, je désirais vraiment ne plus reproduire sans cesse mes réactions disproportionnées, être plus à l’écoute de mes besoins et de mon corps, prendre au sérieux ce qui voulait vivre en moi … et j’étais motivée – je voulais le faire pour me sentir plus heureuse, mieux dans ma peau, plus équilibrée, me sentir plus libre, etc. Mais il y avait tellement de choses à revoir … et il y avait cette idée qu’il me suffisait de le vouloir pour que ça se fasse ! Au stage suivant, quand venait la question : « Où en suis-je ? » Ben, pas beaucoup plus loin et j’expliquais ce pas beaucoup plus loin par un manque de temps, un agenda trop plein, des obligations qui m’empêchaient d’avancer comme je l’aurais voulu, etc. Aujourd’hui je me rends compte d’une chose, on ne nous demandait pas clairement comment nous allions alimenter notre moteur, notre motivation.

Le point central est souvent porté sur la décision et l’objectif à atteindre, le reste semble aller de soi, ce qui n’est pas forcément le cas.

Le point central devrait être porté sur le moteur, sur cette motivation qui va nous aider à avancer.

« Je vais faire les choses autrement parce que … » Ce parce que, s’il vous concerne directement – donc, ne concerne pas les attentes des autres – constitue les différentes pièces de votre moteur.

« Je décide de … parce que je veux me sentir plus libre – libre d’entreprendre, de créer, de m’exprimer, de vivre ce qui me tient à cœur, d’avoir plus de compétences, de choisir, d’être en paix avec moi, etc. »

Le point central devrait être sur le pourquoi, pas sur le comment ou sur la durée pour y arriver.

Si je reprends mon premier exemple : réduire la consommation de sucre, la motivation serait : parce que je veux rester en bonne santé et le sucre représente un danger pour moi. La pensée ne sera pas dirigée sur « Il me faut manger un fruit, il ne faut plus que je fasse une provision de chocolat, je ne dois plus m’arrêter systématiquement au rayon pâtisserie … » La pensée sera dirigée sur « Ai-je vraiment besoin de cette branche de chocolat, sachant qu’elle contient trop de sucre ? La réponse viendra toute seule et le moyen de substitution avec.

Du coup, ce que vous ferez pour prendre soin de vous alimentera votre moteur et donnera du sens à ce que vous ferez.

Pensez-y lorsque vous prendrez une décision qui demande de votre part un engagement dans votre manière de faire.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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