Ok – pas ok – bof !

Publié le par Madeleine Moreau

Avez-vous déjà remarqué que vous êtes entouré-e par 3 sortes de gens ?

Il y a ceux qui sont ok avec vos idées, la perception que vous avez de la vie, les choses qui vous tiennent à cœur … Il y a ceux qui ne sont pas ok, qui, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, seront automatiquement contre, auront une autre idée sur tel ou tel sujet, penseront autrement … Enfin, il y a les bof … ni pour ni contre, indifférents ou très éloignés de vos préoccupations du moment, qui semblent mener leur petite vie comme si tout ce qui se passe autour d’eux ne les concernait que de loin.

Il y a autant de convictions qu'il y a de personnes rassemblées pour une même cause : c'est l'effet de l'individualisme qui se veut communautaire

Je me suis fait cette réflexion alors que nous étions un petit groupe discutant sur les évènements climatiques survenus durant cet été et ces derniers mois.

Il y a, bien sûr, les problèmes concernant l’environnement qui touche presque tout le monde et face auxquels on essaie de se rassurer comme on peut. Il y a le secteur politique, que ce soit dans mon pays ou chez nos voisins ou encore au-delà de notre continent, et là aussi, les avis divergent, il y a ceux qui sont tout à fait en accord, ceux qui ne partagent pas les convictions des premiers et ceux qui s’en fichent royalement. Lorsque le groupe est composé de personnes engagées dans un même mouvement, le même processus peut être observé.

Le réel peut avoir plusieurs visages

Je reviens sur la question climatique. Cette année 2018 restera dans les annales de la météo car plusieurs records ont été battus et les catastrophes naturelles se succèdent de plus en plus fortes et dévastatrices.

Pour les personnes qui sont ok, il n’y a pas de doute, si rien ne se met en place dans notre manière de vivre, nous allons vers le chaos. Ce regard porté sur le réel est très différent pour les personnes qui ne sont pas ok. Pour elles, nous peignons le diable sur la muraille. Des catastrophes il y en a toujours eu, et, n’oublions pas, il y a eu l’ère glaciaire, la disparition des dinosaures pour permettre à une nouvelle vie de croître, donc, pas de quoi s’affoler, les signaux d’alarmes ne font que grossir la phobie des protectionnismes. Le réel se traduit par une exagération apportée par un noyau qui profite de la peur pour remplir les poches. Les bof réagissent autrement, pour eux il y a une sorte de résignation. De toute façon, rien ne peut être fait et rien ne se fera. Le réel prend le visage de la défaite.

Trois visages, trois réalités, trois vérités … qui a raison ?

Vous vous en doutez, la réponse sera du côté où vous vous positionnez.

Être responsable de ce que l’on pense   

C’est sans doute le plus grand défi qui nous est proposé. Cela veut dire que nous avons à vivre en adéquation avec ce que nous pensons, ce que nous défendons, même si autour de nous, notre avis n’est pas partagé.

Un défi à relever que nous soyons dans un environnement majoritaire ou minoritaire, même si la cause semble perdue ou gagnée d’avance.

Dans notre manière de penser, de réagir, de débattre, il y a toujours un chemin que nous devons emprunter, c’est celui du changement.

Ce changement vient nous déstabiliser profondément.  Reconnaissons-le, nous voulons que les choses soient solides, stable et sécurisantes et surtout que rien ne vienne bouleverser la zone de confort que nous nous sommes créés.

Ne pas vouloir prendre en compte la nécessité du changement nous fait entrer dans la catégorie des « bof » car nous laissons aux autres la place que nous aurions pu occuper, qu’ils soient ok ou pas ok.

Être responsable de ce que nous pensons requiert également que nous acceptions que nos idées, nos concepts, notre manière de voir les choses ne soient pas les mêmes pour les personnes que nous côtoyons régulièrement. C’est sans doute ce qui est le plus difficile à vivre.

Pour conclure

Qui a dit que c’était facile de vivre ensemble ?

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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