Une forme d’intelligence

Publié le par Madeleine Moreau

Vulcania

Sommes-nous les seuls, nous êtres humains, à avoir une intelligence ?

Bien sûr, on dit que les dauphins sont intelligents, que les chiens ou les chats ont une sensibilité très forte, que l’éléphant ou l’orque n’oublie jamais ceux qui leur ont fait du mal … et … que nous descendons du singe !

Mais, dès que nous abordons l’intelligence, alors là, c’est une autre histoire : voyons, seuls les humains sont capables de réfléchir, de penser, de décider !

Vrai ou faux …

Ok, ce n’est pas demain que je verrais le chien de mon ami envoyer des sms pour me raconter son week-end … et mes plantes ne me diront jamais si elles se noient dans un apport d’eau trop important ou meurent par manque d’arrosage, c’est à moi de traduire leur état de santé en observant leur feuillage.

Pourtant, je suis de plus en plus persuadée qu’il y a en toute chose une forme d’intelligence qui bien souvent nous dépasse.

Il y a quelques jours, nous avons passé la journée dans le parc Vulcania près de Clermont-Ferrand, en France.

Une journée extraordinaire qui va rester bien présente dans mes souvenirs. Là, j’ai été confrontée à ce que je pense depuis toujours : la nature est habitée d’une forme d’intelligence que nous ne connaissons pas.

Un film, l’évènement de cette année 2018 était à l’affiche : Ouragan.

Pendant 40mn, sur grand écran et en 3D, nous sommes invités à suivre l’œil de l’ouragan Lucie qui a provoqué des dégâts énormes, que ce soit sur les fonds sous-marin ou sur terre. Une catastrophe, un désastre pour des milliers d’humains, une fin du monde pour tout un monde océanique et terrestre.

Un œil qui tient en haleine les chasseurs d’ouragan, les satellites car il faut l’observer, le sonder, savoir en quel endroit et avec quelle force il va vider toute son énergie … notre forme d’intelligence peut prévoir le degré de danger et inciter à trouver un abri … la forme d’intelligence de l’ouragan passe par la destruction pour permettre une reconstruction …

Lucie parle. Elle communique avec ces hommes, ces engins spatiaux qui la traque. Elle donne sa couleur, sa détermination à semer le chaos dans un endroit bien précis. Rien ne va lui résister. Elle va semer la mort pour permettre à la vie de se régénérer.

Nous verrons le résultat, bien assis dans nos canapés, devant un petit écran. Nous serons heureux de n’avoir pas à la subir et nous ressentirons un peu de compassion pour toutes les personnes qui perdent en quelques secondes leurs biens, leurs terres, leur bétail. Nous regarderons ensuite les cumulus qui passent au-dessus de nos têtes en espérant qu’ils déversent quelques litres d’eau sur nos terres asséchées par un été caniculaire.

De cette forme d’intelligence, nous ne retiendrons que le désastre créé. Mais Lucie parle. Elle est conduite par une énergie qui échappe à notre intelligence. Si elle détruit les récifs, c’est pour que ceux-ci puissent se reformer dans une vie régénérée. Elle ira chercher les eaux froides pour les faire monter à la surface et détournera vers le fond les eaux chaudes qui étouffent l’oxygène nécessaire à la vie. Elle décapitera les cimes des arbres de la canopée qui bloque la lumière et empêche la croissance des jeunes plants pour que ceux-ci puissent se développer sous les rayons du soleil enfin revenu. Elle détruira les routes, les maisons, les ports, non pas pour notre bien mais simplement parce que cela se trouve sur son chemin et qu’elle n’a pas cette capacité de cibler ce qui doit être détruit pour que la nature suive le cycle qui est le sien.

Face à ce « monstre » qui s’étend sur 1700 km2 l’être humain n’est qu’un fétu de paille, il ne peut combattre, il ne peut que tenter de se protéger, accepter ce qui arrive.

Nous sommes les invités de la terre

C’est la conclusion à laquelle j’arrive. Certes, nous sommes intelligents, nous construisons le futur, nous inventons et créons un monde de plus en plus technologique, nous rêvons de conquérir d’autres planètes, mais face à cette forme d’intelligence qu’a la nature, nous sommes touts petits.

En final, nous ne sommes que des invités sur cette planète terre. Nous pouvons nous y déployer, l’aider à rester « bleue » et prendre conscience qu’elle se rebellera si nous la maltraitons.

Qu’en pensez-vous ?

Je vous souhaite une merveilleuse journée, à bientôt.

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Publié dans Coaching

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