Un petit air de je ne sais quoi … 2

Publié le par Madeleine Moreau

Dans mon dernier article, je vous parlais d’Yvonne et du problème qu’elle rencontrait. Si vous ne l’avez pas vu, allez le lire pour comprendre la suite.

Un petit air de je ne sais quoi ... des notes qui se sont envolées sur la partition de votre vie

Yvonne vit une difficulté au sein de son couple, elle ne supporte plus son mari. C’est une réalité que nombre de couples vivent à un moment ou un autre après quelques années de mariage.

Des choses à lui reprocher, il y en a … des tonnes !

Est-ce que chaque reproche à sa raison d’être ? Certains avaient leur raison d’être, d’autres ne sont que les conséquences exprimant ses frustrations et ses attentes, mais il est trop tôt pour les souligner.

Au fil des heures, des rencontres, elle remonte le fil de son histoire.

Enfant unique, elle était adulée par ses parents. Rien n’était trop bien, trop beau pour elle. Ce qu’elle voulait, ce qu’elle désirait lui était donné.

Arrivée aux études, elle a eu un prof qui a été un véritable mentor. C’est lui qui lui a donné le goût pour la recherche, pour l’authentique. Elle voyait en lui la possibilité de réaliser tous ses rêves, encore plus qu’avec ses parents. Première de sa classe, elle se régalait en écoutant ses félicitations, en entendant son nom prononcé avec une pointe de fierté. Le regard qu’il posait sur elle la transportait dans un monde fabuleux. Non, elle n’était pas amoureuse, elle était celle qui donnait un sens au pourquoi il était devenu un prof … rien que ça !

Après ses études, il y a eu un passage à vide, un vide vertigineux. Elle allait prendre son envol, elle allait quitter ses parents, ayant trouvé un poste de travail très loin d’eux. Elle ne verrait plus ce prof et son regard si pur. Un vide qui l’a conduite au bord de la dépression.

Puis, elle a rencontré celui qui est devenu son mari. Son ange gardien, son « dieu ». A nouveau elle était importante. Plus importante encore à chaque accouchement.

Puis, les enfants ont grandi, ils ont commencé l’école. Elle s’est sentie devenir moins importante pour ses enfants et bien sûr pour son mari. C’était son sentiment. Un sentiment qui a pris de l’ampleur mois après mois et qui ne s’atténuait pas malgré ses efforts d’être toujours coquette, de faire des efforts sur son physique.

Un petit air de je ne sais quoi … Si ce n’est qu’elle se sentait mal, sans percevoir le message qui devait être décoder pour avancer.

« Y a-t-il quelque chose de spécial qui s’est produit dans votre relation ? » « Non, rien de spécial … si ce n’est qu’il a pris l’habitude de rejoindre ses potes le vendredi soir, me laissant seule avec les enfants … mais il accepte que le mardi et le jeudi soir je sois de sortie avec mes copines ou que j’aille à mon cours d’aquagym. Cela n’explique pas pourquoi je suis si mal. »

Ce qu’elle vivait, ce qu’elle ressentait, l’origine de son problème m’apparaissait aussi fort que le nez au milieu du visage. Elle ne le voyait pas. Elle ne faisait pas le lien entre la relation vécue avec ses parents et vis-à-vis de son prof. Elle ne faisait pas le lien avec la dépression qui a suivi le début de sa vie autonome, elle ne faisait pas le lien avec tout ce qu’elle avait transféré au début de la rencontre avec celui qui était devenu son mari. D’ailleurs, c’est à cause de lui qu’elle était si mal, qu’elle n’en pouvait plus.

Un petit air de je ne sais quoi … « C’est drôle, cela me fait penser à ce que j’ai vécu à la fin de mes études et au moment où je suis partie de la maison ! »

Ce petit air de je ne sais quoi commençait à se dessiner, à prendre forme.

Elle réalisait, petit à petit - c’est toujours long de reconstituer le puzzle avec l’image réelle du vécu – que sa plus grande blessure était cet amour étouffant donné par ses parents, amour qu’avait remplacé son prof, puis, son mari.

Un petit air de je ne sais quoi …

C’est une sensation, un sentiment que vous pouvez vivre. Vous êtes bien et en même temps vous êtes mal dans votre peau. Ce qui avait du sens n’a plus de sens, ce qui vous permettait de vivre ne suffit plus.

C’est quelque chose de très désagréable et si cela se produit sur une période assez longue ça devient très inconfortable.

Comme Yvonne, vous chercherez la raison. Très vite vous rencontrerez un premier nœud, puis un deuxième mais pas encore la véritable raison, car il restera ce « petit air de je ne sais quoi … » Un sentiment que vous avez déjà ressenti ce mal-être mais sans parvenir à le localiser.

Ce que vous pouvez faire

Vous l’avez sans doute perçu, la solution de ce : Je ne sais quoi … n’est pas toujours évident à trouver. Il vous faudra vivre un certain temps, le temps de toucher où s’enracine le problème. Durant ce temps, vous pouvez vivre une hygiène émotionnelle, voici quelques pistes :

  • Respirer – Une action importante et vitale. J’en ai fait, personnellement, très souvent l’expérience, je coupais ma respiration en espérant ainsi ne plus ressentir mon mal-être. Respirer ne fait pas disparaître mais vous permettra de vous sentir en vie.
  • Nommer – Même si ce n’est que le premier nœud, il est important de nommer, ne serait-ce qu’intérieurement le malaise que vous vivez.
  • Changer vos pensées – Les pensées que vous nourrissez ont un impact important sur ce que vous ressentez. Vous avez là un pouvoir extraordinaire, celui de vous tourner vers quelque chose qui vous fera du bien et quitter pour un moment la zone de turbulences.
  • Faire un pas en avant – Je sais, c’est facile à dire, surtout si vous ne voyez pas où vous posez vos pieds. N’ayez pas peur de revisiter votre histoire, autant que vous le pouvez seul-e. Lorsque cela vous semblera impossible parce que vous tournez en rond, faite le pas de demander de l’aide, une aide psychologique. Cela ne fera pas de vous une personne malade ou fragile mais vous apportera un soutien qui vous permettra d’avancer plus sereinement.

Si vous vivez ce « petit air de je ne sais quoi … » j’espère que le développement que je vous partage vous aidera à trouver les notes manquantes à votre partition.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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