A la recherche d’une autre terre d’accueil

Publié le par Madeleine Moreau

J’ai dans ma tête des souvenirs qui remontent à mon enfance. Je me souviens des fleurs que je cueillais sur les talus, des fleurs de toutes les couleurs, des grandes, des petites, des odorantes, des sans odeurs. Je me souviens des mousses qui recouvraient l’orée de la forêt et avec lesquelles je confectionnais des couronnes, des guirlandes. Je me souviens des ronces qui donnaient à l’automne des petits fruits goûteux et juteux pour des confitures extraordinaires. Je me souviens du chant des oiseaux qui résonnaient jusque derrière les collines. Je me souviens des lièvres, des blaireaux, des chevreuils qui traversaient le pâturage. Je me souviens des saisons qui s’échelonnaient au rythme du calendrier, de l’odeur de la pluie un après-midi de juin ou du bruit de la neige qui fondaient aux premiers matins de mars.

Des souvenirs …

Peu à peu, tout disparaît. La terre, celle qui me servait de refuge dans mes tristesses d’enfant n’est plus qu’un souvenir.

L’ère industriel a été une chose magnifique et devient un cauchemar pour la terre.

Mais, ce n’est pas la faute des êtres humains qui la peuplent, n’est-ce pas ? C’est la faute de la terre qui n’a pas les outils nécessaires pour faire face à nos progrès !

Les êtres humains rêvent alors d’une autre terre sur laquelle ils pourraient vivre, qui contiendrait tout ce qui a été détruit et qui supporterait tout ce qu’ils veulent encore construire. Ils rêvent d’une autre terre pour leurs enfants, leurs petits-enfants, les générations à venir.

Demain … peut-être … nous ressemblerons à ces migrants qui, sur tous les continents, se mettent en route pour trouver un pays dans lequel ils pourront vivre, à la différence du moyen de locomotion car nous aurons des navettes spatiales menacées d’exploser dès qu’elles pénètreront dans des galaxies inhospitalières.

Quatre raisons de quitter (définitivement) la Terre

On l’a trouvée ! Des scientifiques ont découvert une planète potentiellement habitable tout près de nous. Répondant au doux nom de Proxima B, elle pourrait bien être l’avenir de l’humanité. On y va ? Voici quatre raisons de quitter notre bonne vieille Terre.

Une planète très proche de la Terre

Elle était sous notre nez ! Après des années d’observations et de recherches aux confins de l’univers, des scientifiques – dont un Français – ont finalement annoncé mercredi 24 août (2016) la découverte d’une planète potentiellement habitable proche de la Terre. Cette exoplanète (un astre en orbite autour d’une autre étoile que le Soleil) est située dans le système de Proxima du Centaure.

Pourquoi aller chercher loin ce que l’on peut avoir si proche de soi ? Depuis 1995, des milliers d’exoplanètes ont été découvertes grâce au puissant télescope Kepler. Toutefois, sur cette immense réserve interplanétaire, seules quelques dizaines de planètes pourraient accueillir de la vie. Le problème ? La distance.

Elle se trouve à seulement 4,2 années-lumière de notre bon vieux Soleil. Sachant qu’une année-lumière correspond à 9 461 milliards de kilomètres terrestres, le calcul est enfantin. Pourquoi chercher un trésor en Antarctique alors qu’il se trouve au fond de son jardin ?

La technologie est (presque) prête

Si le voyage à la vitesse de la lumière à la façon d’un Han Solo pilotant son Faucon Millenium dans la saga Star Wars est encore un doux rêve de science-fiction, la conquête spatiale a néanmoins connu ces dernières années des avancées significatives, bien utiles en vue d’un voyage interstellaire de (très) longue durée.

Pionnier du voyage privé dans l’espace, le charismatique PDG de Tesla, Elon Musk, a annoncé son intention d’envoyer des fusées sans équipage sur Mars à partir de 2018. Un objectif réaffirmé en avril dernier avec une ambition toujours plus démesurée : réussir un vol habité vers la planète rouge d’ici 2024. Un galop d’essai plus vrai que nature avant le grand saut en direction de Proxima B ?

De la patience, il en faudra beaucoup pour le projet Breakthrough Starshot. C’est le tout récent (et alléchant) programme spatial mis au point, de concert, par le physicien théoricien britannique Stephen Hawking et le physicien milliardaire russe Iouri Milner. Ce défi technologique ambitionne de rallier le système de Proxima du Centaure par l’intermédiaire d’une sonde pas plus grande qu’une puce d’ordinateur.

Bardée de capteurs, d’instruments de mesure et d’appareils photos, l’objet sera tracté par une voile solaire de 4 mètres de diamètre alimentée, depuis la Terre, par le plus puissant laser du monde. Avec 88 millions d’euros sur la table, le projet doit voir le jour en 2057. Il ne mettrait que vingt ans pour rejoindre Proxima B, en voyageant à 20 % de la vitesse de la lumière.

Il n’y a pas que la Terre dans la vie

À quoi ressemble Proxima B ? Mystère. On n’en a encore aucune photo. Mais selon les scientifiques qui l’ont découverte, elle est rocheuse et non gazeuse. C’est déjà ça. Et si ça se trouve, elle est comme la Terre, mais en plus joli. En plus grand (elle fait 1,3 fois notre planète). En plus spectaculaire.

Avec peut-être, allez savoir, des montagnes de plusieurs centaines de kilomètres de haut, des canyons gigantesques, des îles flottantes dignes du film hollywoodien Avatar ou des couchers de soleil avec deux soleils qui pourraient furieusement rappeler ceux, fictifs, de Tatooine dans Star Wars... OK, ce n’est pas prouvé et Proxima B est peut-être super moche. Mais quand Colomb, Vasco de Gama et Magellan ont pris la mer, ils étaient persuadés de découvrir des mondes merveilleux. Alors pourquoi pas nous ?

 

On n’a pas trop le choix, en fait

L’existence d’une planète propice à la vie est une porte de sortie idéale pour l’humanité. Car deux siècles après l’avènement de l’ère industrielle, la Terre est dans un piteux état. Hausse des températures à l’échelle mondiale, fonte des glaces, phénomènes naturels de plus en plus violents et réguliers... Le réchauffement climatique organise doucement mais sûrement la fuite en avant fatale de l'espèce humaine.

Un destin qui peut également prendre la forme d’une pluie d’astéroïdes, comme il y a 65 millions d’années. Si seulement les dinosaures pouvaient témoigner… Ou la lente croissance du Soleil, qui menace, à terme, de gober comme une vulgaire mouche la Terre. Sans parler d’un possible trou noir situé dans la galaxie du Sculpteur, à 13 millions d’années-lumière, qui pourrait faire un détour… Une issue de secours ne serait pas de refus !

www.ouest-france.fr

Reste une question : « Y a-t-il quelque chose que nous pouvons faire pour survivre encore pendant quelques décennies sur notre bonne vieille terre ? »

A demain

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