L’eau est précieuse

Publié le par Madeleine Moreau

La première fois où j’ai pris conscience que l’eau était précieuse, c’était en décembre 1986.

Je me trouvais au Burkina Faso, dans la ville de Fada N’Gourma. Mon ami qui me recevait m’a fait une requête très spéciale : « Je te demande une chose, lorsque tu te brosses les dents, ne laisse pas l’eau couler, car ici, elle est une denrée très précieuse. »

Depuis cette époque, j’ai pris l’habitude de fermer le robinet pendant que je me brosse les dents, je suis allée plus loin dans ma manière d’économiser l’eau, comme fermer l’eau de la douche pendant que je savonne. Si j’ai besoin d’eau chaude, en profiter pour récupérer l’eau qui est encore froide pour cuire mes légumes, me servir de l’eau qui a servi à laver mes légumes pour l’arrosage de mes plantes. Autant de petits gestes qui me rendent responsable de cette denrée précieuse.

L’eau contribue énormément à notre bien-être et nous oublions, parfois, presque toujours, qu’il y a des contrées où les peuples doivent parcourir plusieurs kilomètres pour se procurer ce qui leur est nécessaire au quotidien. Et, parfois, cette eau si durement puisée fait des miracles :

Conte du porteur d’eau

Un porteur d’eau possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’il transportait, appuyé derrière son cou. Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que le porteur d’eau ne rapportait chez lui qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour au porteur d’eau, alors qu’ils étaient près du ruisseau.  » J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison « .

Le porteur d’eau sourit :  » As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. « 

Paroles d’un sage

A demain

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