Si on y pensait plus souvent !

Publié le par Madeleine Moreau

L’année 2018 a été, à nouveau, marquée par des incendies de forêts dévastateurs.

C’est un drame pour la flore et la faune, c’est un drame pour l’être humain.

De tout temps, il y a eu des incendies de forêt. Ceux-ci sont souvent provoqués par la foudre qui tombe sur un arbre sec ou sur un terrain asséché par des semaines sans pluie. Aujourd’hui, il y a une réaction qui résulte de ce que personne ne peut éviter, comme la foudre, mais il y a aussi les réactions inconscientes de l’être humain qui pense que les déchets jetés en pleine nature ne font pas de mal. Qui penserait qu’une canette peut emmagasiner la chaleur du soleil et finir par bouter le feu aux minuscules brindilles séchées ? Un papier de bonbon peut avoir le même effet, sans parler des bouteilles …

Si on pensait plus souvent au rôle que joue la forêt sur notre équilibre …

L’air est nécessaire à la forêt – aussi bien aux végétaux qu’aux autres êtres vivants. La forêt, elle, influence la composition et les mouvements de l’air.

La forêt et l'air entretiennent des liens étroits

Air, vent, atmosphère sont des notions qui ici s'entrecroisent, se recouvrent partiellement tout en jouant des rôles différents.

Le vent peut mettre à mal la forêt lors de grandes tempêtes, comme la France en a subies les 26 et 27 décembre 1999. Mais il est aussi porteur de vie en transportant et dispersant les pollens, les spores des champignons ou les semences de nombreuses espèces végétales.

L'air, présent dans la troposphère et dans les sols aérés, fournit aux êtres vivants et aux plantes l'oxygène, le gaz carbonique ou l'azote qui leur est nécessaire pour respirer ou pour la mise en œuvre de processus physico-chimiques comme la photosynthèse ou la nitrification.

La troposphère, qui constitue la strate la plus basse de l'atmosphère, est la zone où se déroulent tous les événements météorologiques et où se forment les nuages, porteurs d'une pluie bienfaitrice dans certaines conditions.

Les variations de température de l'atmosphère déclenchent des variations de pressions qui donnent naissance au vent avec la mise en mouvement de l'air dans lequel se meuvent les oiseaux, les insectes et qui déplace pollens, spores ou semences.

La forêt freine le vent

Par la masse qu'elle représente, la forêt forme un obstacle auquel se heurtent les flux d'air et, de ce fait, exerce une influence sur les mouvements atmosphériques. Encore convient-il de souligner que le freinage du vent varie selon le type de forêts.

D'une façon générale, l'effet du vent est plus important en lisière de forêt que sous le couvert. Interviennent ensuite, dans le comportement de la forêt par rapport au vent, la différence des essences, la densité, l'âge et la structure verticale des peuplements. Plus un peuplement est dense et épais, plus il présente d'aspérités, et plus il offre de résistance au vent, avec le risque de plus grands dommages quand sa force dépasse la normale.

Quand les arbres sont peu serrés, que la lisière ne forme pas un front compact, le vent pénètre plus facilement en forêt et peut perdre progressivement de sa force sous le couvert. Par contre, quand la lisière forme un obstacle auquel se heurte le vent, l'air est dévié latéralement et verticalement, avec une accélération des turbulences au-dessus de la forêt.

La façon dont le vent sera ou non freiné exerce une influence directe sur la formation du climat forestier avec des répercussions sur le maintien de l'humidité des sols et de l'air, sur les niveaux d'évaporation et de transpiration des végétaux.

Flux de carbone et d’oxygène

Enfin, si les massifs forestiers, selon leur nature, contribuent à la formation des flux atmosphériques, ils jouent également un rôle dans la composition de l'air de leur environnement, notamment pour l'oxygène et le carbone.

Les plantes chlorophylliennes prélèvent dans le dioxyde de carbone (CO2) de l'air, le carbone (C) nécessaire à leur existence et libèrent l'oxygène (O2). L'air cède donc du dioxyde de carbone et s'enrichit en oxygène. Inversement, la respiration des arbres consomme de l'oxygène atmosphérique en libérant de l'énergie sous forme de chaleur. Mais le bilan global de ces échanges est largement bénéfique pour l'homme.

 

C'est bien cette atmosphère propre à chaque forêt qui attire le promeneur en quête de bol d'air.

http://www.onf.fr

 

A demain

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Publié dans Avent 2018

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