Attendre ou choisir, vous avez le choix

Publié le par Madeleine Moreau

Des moments de blues, qui n’en connaît pas ?

Des instants où rien ne se passe, où les journées se ressemblent sans apporter ce petit quelque chose de plus qui fera que l’on se sent vivant, qui ne les vit pas ?

Des semaines où chaque matin ressemble au précédent, où il faut se lever et partir sans entrain au boulot, qui n’en a pas fait l’expérience ?

Une pièce a toujours 2 faces

C’est ce que me disait un ami, un jour où je me plaignais que ma vie n’avait pas beaucoup de relief, où j’avais cette sensation de vivre à côté de moi.

Il m’a dit : « Et si tu regardais de l’autre côté de la pièce ? »

Il en faut du courage pour regarder l’autre côté, parce que, tout d’abord il faut se détourner – se retourner – de ce que l’on ressent si fort.

Et, ce que je ressentais alors était tellement fort, tellement présent, que je n’y arrivais pas. En moi, il y avait quelque chose qui bloquait, qui m’empêchait de faire le moindre geste. Cela me fait penser au torticolis vécu en ce début d’année : ne serait-ce que l’effort de boire une goutte d’eau était un calvaire, me lever était un effort colossal car tout mon corps semblait peser 1000X son poids. Regarder de l’autre côté de la pièce …

De l’autre côté de la pièce … je voyais une autre vie, en tout cas pas celle que je vivais ! Je voyais des enfants qui jouaient et qui riaient, des adultes qui paraissaient heureux, qui semblaient être bien dans leur peau. Je voyais tout un mouvement alors que je me sentais immobile. Je sentais une vibration légère alors qu’il me semblait que tout mon corps était gelé dans une inactivité sans fin.

De l’autre côté de la pièce … il y avait cette vie que je voulais, que j’espérais vivre. Je voulais être dans ce mouvement et je m’en sentais si éloignée.

Oser regarder l’autre côté de la pièce me faisait ressentir un vide énorme en moi, une solitude incroyable, une tristesse colossale. Je me sentais déchirée en moi.

La connexion des deux réalités

Je me sentais vivre à côté de moi et, de fait, passer à côté de quelque chose que je ne pouvais pas atteindre.

Il y avait une déconnexion quelque part. Je m’étais perdue en chemin et je n’arrivais pas à le retrouver.

Oui, il y avait cette réalité qui ne pouvait être niée, cette sensation d’avoir une vie sans relief, sans relations réelles, sans ces petits instants qui auraient pu me sortir de mon mal-être.

Il y avait une autre réalité que je ne pouvais pas mettre de côté : j’étais attirée par ce que je voyais de l’autre côté de la pièce … mais comment y aller ?

En me connectant aux deux réalités, cela dit, en me connectant au pôle négatif et au pôle positif.

Pour me connecter il fallait que je me détourne de mes gémissements, que je me retourne pour percevoir à quel moment j’avais commencé à me déconnecter de la vraie vie.

Accueillir

Le premier pas a consisté à accueillir ma réalité du présent : vivre à côté de moi c’était un repli néfaste face à la vie. Pour de multiples raisons je m’étais retranchée dans un désert où il n’y avait plus de relations, plus de partage, plus de musique.

Être avec les autres, être spectatrice de leur bonheur, de leur réussite, de leur bonne humeur m’était devenu une torture. Alors, le silence, le repli, la distance me préservait. Ce que je ne savais pas, c’est que ces attitudes allaient me déconnecter de tout signe de vie.

Accepter

Le deuxième pas fut d’accepter que ce fût moi qui m’étais précipitée dans le vide, pas les autres, pas à cause des autres.

Pourquoi est-ce que ma vie semblait être sans relief ? Parce que, au fil des jours, des semaines, des mois, j’avais créé un vide autour de moi et en moi. J’étais devenue incapable de faire un pas vers l’autre, je m’étais mise dans une bulle et j’attendais qu’on vienne m’en sortir, mais personne ne venait. Alors, j’ai fait semblant, semblant d’être au milieu alors que je n’étais pas là. Je me souviens avoir dit : « De toute manière, à quoi bon, je suis invisible pour les autres ! »

Accepter la création de ce vide, accepter mon invisibilité … accepter que je ne faisais rien pour susciter une rencontre, pour téléphoner à une personne proche, pour prendre des nouvelles de mes amis-es. Accepter que lorsque je me retrouvais dans un milieu social, je restais dans mon coin, attendant qu’on vienne me chercher.

Accepter que j’en étais arrivée à un point où je n’en pouvais plus de vivre ainsi.

Vivre

C’est le 3ème pas qui sera suivit de plusieurs autres. Arrivée là, j’avais le choix : continuer d’attendre que les choses changent ou, choisir de revenir et de m’investir dans le mouvement de la vie, de la vraie vie, de vivre reliée aux autres.

De l’autre côté de la pièce, il y avait la présence d’un noyau relationnel constitué par ma famille, mes amis, mes collègues de travail. Me reconnecter au pôle positif exigeait que j’aille à eux et non pas à attendre qu’ils viennent à moi … je le redis, j’étais dans le pôle négatif, donc …

Me reconnecter au pôle positif c’était aussi retrouver ce qui me permettait de vibrer intérieurement, donc, de revenir à des actions susceptibles de me remplir de vie. La nature, la créativité, la cuisine étaient des moyens puissants.

Me reconnecter au pôle positif ne pouvait se faire que si j’acceptais de revenir là où il y avait la vie, que si j’accueillais le fait que je m’étais éloignée d’une source régénératrice de vie.

Et vous ?

Si mon témoignage vous a parlé, vous êtes sans doute dans la même situation que celle que j’ai traversé.

J’ai envie de vous dire : « Une pièce est composée de deux faces, et si tu regardais de l’autre côté ? »

Vous avez le choix : Attendre que ça passe – Choisir d’aller là où il y la vie. Cela vous appartient.

A bientôt.

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Publié dans Coaching

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didier 06/06/2019 19:00

je ne sais pas si l'option 3 "vivre" est la meilleure mais elle s'impose dans la plupart des cas. Toutefois, on peut redevenir acteur de son existence quand on le souhaite. c'est un "pouvoir" entre nos mains que nous avons souvent tendance à négliger. Merci ce post.