Force ou souplesse

Publié le par Madeleine Moreau

J'ai toujours le choix : sortir mes piques ou me faire douceur

Dans une meute il y a toujours « un chef » qui domine tout le clan et des « petits » jeunes qui veulent devenir aussi forts, aussi grands, aussi puissants que les chefs …

Dans les groupes, il se peut que l’on observe le même phénomène. C’est le cas, par exemple, des contre-leaders. Il y a les wouafs wouafs  et les miaous miaous … ceux qui existent trop, prennent beaucoup de place, ne cessent de brasser de l’air et ceux qui restent dans leur coin, craignent de se montrer et peuvent, soudain, sortir leurs griffes !

C’est le phénomène : dominant – dominé.

Pour l’avoir vécu, personnellement ou en spectatrice, je peux vous dire que ce n’est pas très agréable. Je le reconnais, je me suis souvent vécue en dominatrice, voulant conduire les autres là où je voulais qu’ils soient, détruisant ce qui avait été construit parce que ce n’était pas à mon goût, pour me retrouver, quelques mois après, dans une situation de dominée, me soumettant et supportant qu’un autre, plus fort que moi, m’évince de mon trône. Un vrai jeu de ping-pong !

Ça existe dans les groupes, ça existe en chacun, chacune de nous. Nous avons en nous cette tendance de vouloir être le dominant et cette tendance de nous soumettre à plus fort que nous, devenant ainsi un dominé. Bien sûr, cela peut être très marqué ou très subtile !

Ce n’est pas toujours conscient, c’est tellement normal … pour nous.

Un jour, à la fin d’un stage que je donnais, le groupe m’a offert un petit hérisson sculpté dans une pomme de pin, me disant : « Tu as été souvent piquante dans tes reflets, avec plus de douceur et de souplesse ce serait plus agréable pour nous ! »  Ce hérisson, depuis, a sa place sur mon bureau et il m’invite régulièrement à me réajuster dans mon fonctionnement.

Vous reconnaissez-vous dans mes propos ?

Si c’est le cas, je vous invite à faire l’exercice suivant :

  • Est-ce que j’ai, moi aussi, cette tendance, par moment ou souvent, à prendre trop de place ou à l’inverse à ne pas oser exister ? Comment est-ce que cela se passe pour moi ?
  • Est-ce que je vis ce balancement ou je domine l’autre ou les autres et ou je me sens dominé par l’autre ou les autres ? Comment est-ce que je réagis ?
  • Qu’elles sont les raisons qui font que, soit je domine, soit je me soumets ?
  • Trouver un juste équilibre entre la force et la souplesse me demande de réajuster mes élans … dans quelles situations plus précisément ?

Cet exercice ne mettra pas tout de suite un terme à votre fonctionnement, il vous permettra, principalement, à faire des efforts pour rester à votre juste place, sans avoir à sortir les crocs, ou si c’est l’inverse que vous vivez, à oser exister sans rester dans la soumission, dans le rôle de la victime que personne ne voit.

Le but de cet exercice peut également vous aider à trouver une juste mesure entre la force que vous déployez pour vous faire entendre et la souplesse nécessaire pour exercer une influence saine, au service de la vie du groupe.

Nous verrons cela plus largement dans le prochain article.

A bientôt.

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Publié dans coaching relations

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