Quand tous les plans soigneusement mis au point sont bousculés

Publié le par Madeleine Moreau

Il faut parfois accepter de passer au plan C

Vous avez suivi ce que je vous proposais dans la rubrique « coaching : relation au temps » ?

De tout cœur j’ose espérer que cela vous a aidé à mieux percevoir la relation que vous avez avec le temps et que vous progressez dans l’organisation de vos journées.

Je reviens sur une chose importante, déjà maintes fois citée dans ce blog : « Il n’existe pas de recette miracle ». Cela veut dire que je peux vous donner des pistes, vous proposer une méthode, cela n’empêchera pas que vos plans, si soigneusement mis au point, ne soient bousculés par une nouvelle réalité qui surgit, une situation qui vous prend de court, un événement qui vous oblige à changer de plan.

Je vis actuellement un de ces bousculement.

Normalement, après ma semaine de « repos » à la montagne, je prévoyais vous retrouver et vous proposer une nouvelle formation coaching. A l’horizon, rien ne pouvait contrecarrer mes projets, rien ne pouvait me prédire que je devrais repousser des rendez-vous. J’allais rentrer et mettre en œuvre tout ce qui était prévu !

Rien ne se passe comme je l’avais prévu.

On ne choisit pas le moment où, soudain, il faut faire face à une situation difficile, ou il faut prendre des décisions rapidement, laisser de côté ce qui était prévu pour s’occuper de quelque chose qui devient URGENT et IMPORTANT.

Prendre des décisions à la place de l’autre, bousculer tous les projets pour se concentrer sur une réalité totalement différente et quelque peu déstabilisante.

Une hospitalisation, un diagnostic alarmant, une incapacité soudaine … c’est ce qui peut arriver à des parents qui atteignent un âge respectable. Le retour à la maison devient problématique, voire impossible et il faut prendre une décision, décision que l’autre refuse, que le corps médical appuie et qui remet entre vos mains la décision finale, voilà ce qui bouscule tous mes plans pour ces prochaines semaines.

Alors, il faut revenir au planning, au processus organisationnel, mettre de nouvelles priorités, accepter le changement, avancer non pas semaine après semaine mais jour après jour.

Vivre le changement avec sérénité, c’est ce que j’avais prévu vous donner après mon retour de la montagne. Je mettrai en ligne un, deux ou pas du tout d’article par semaine. Il était important pour moi de vous partager cela.

Retour sur un cas

Dans la rubrique « coaching : relation au temps », je vous avais parlé de cette jeune maman qui se sentait prise au piège et n’avait plus de temps pour penser à elle :

« Mais je ne peux pas faire comme je veux, le mercredi je dois conduire ma fille à la danse, la reprendre 1heure après pour la conduire à son cours de musique, le jeudi je dois conduire mon fils à son entraînement de foot et le week-end je dois les accompagner dans différentes manifestations qui sont en lien avec leurs loisirs. Si je veux prendre du temps pour moi, je ne vois pas comment je pourrais le faire, je suis coincée pour quelques années ! »

Comment a-t-elle avancé ?

Nous avons pris en compte la réalité, telle qu’elle la vivait. Je l’ai invitée à regarder comment les autres parents vivaient cette même réalité.

Il y a eu un déclic IMPORTANT. Elle a, soudain réalisé, qu’elle ne côtoyait pas toujours les mêmes parents, qu’elle rencontrait des personnes qu’elle ne connaissait pas. Comment était-ce possible ?

Une possibilité s’est infiltrée en elle. Elle connaissait une maman qui habitait dans le même quartier, qui avait sa fille qui suivait le même cours de danse. Elle connaissait également le papa du copain de son fils qui était dans la même équipe de foot. Ces deux personnes n’étaient pas, à chaque fois, présents.

Elle a décidé de prendre contact, ne serait-ce que pour leur demander comment ils faisaient pour ne pas être débordés.

La fin de l’histoire est extraordinaire. Elle a découvert qu’il y avait, depuis des années, un réseau où les parents acceptaient de prendre un ou deux autres enfants pour les accompagner et les ramener à la maison !

Rapidement, elle a été mise en lien avec d’autres parents. Aujourd’hui elle peut s’organiser autrement. Elle conduit sa fille toutes les 3 semaines, elle accompagne son fils toutes les 2 semaines, ce qui lui laisse « beaucoup » plus de temps pour penser à elle, prendre du temps pour elle.

Comme quoi, ce qui pourrait sembler, de l’extérieur, sauter aux yeux, n’est pas toujours perçu !

Si vous êtes dans le même cas, pensez-y.  

A bientôt.

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