Construisez-vous des frontières invisibles ?

Publié le par Madeleine Moreau

Nos frontières invisibles nous empêchent de vivre pleinement notre liberté

Dans notre vie, c’est un fait, il y a plein de choses qui créent en nous peurs et appréhensions.

Alors on s’arrange comme on peut. On évite les situations qui risqueraient de nous mettre en danger, on privilégie ce qui nous apparaît sécurisant.

Sans en avoir conscience nous érigeons des frontières invisibles.

Pour rendre ce concept plus clair, je vous donne un exemple : Je suis sujette au vertige, j’ai peur du vide. Cela, je le vis depuis que je suis enfant. Cette peur m’a empêché de vivre pas mal d’expériences avec mes enfants et je les ai empêchés de faire leurs propres expériences par mes cris dès qu’ils voulaient grimper sur un mur. Lorsque nous allions en randonnée je prenais soin de rester à plus de 5m d’un fossé. Lorsque nous roulions dans un col je fermais les yeux dès que je voyais le vide.

Je m’étais faite à cette pensée : J’ai le vertige … le vide m’attire et c’est dangereux !

Ce que je ne voyais pas était toutes ces frontières que je posais inconsciemment. De plus, ce qui représentait un danger pour moi devenait aussi un danger pour mes enfants, mes proches.

Cette peur du vide est une de mes réalités, ce n’est pas la réalité de tout le monde. Je peux sentir mon cœur s’emballer lorsque je vois des funambules ou un groupe qui fait de l’escalade, mais je dois également me dire qu’ils n’ont pas la même peur que moi. Que si de mon côté je suis paralysée, eux se sentent libres comme l’air.

Et vous, avez-vous des frontières invisibles ? Et dans l’affirmative, que pouvez-vous faire ?

Je me suis penchée sur cette peur du vide, sur cette sensation de vertige. Pourquoi était-elle en moi ? Je n’ai pas trouvé la réponse. Alors, j’ai regardé les conséquences qu’elle avait sur mon entourage. Lorsque j’ai découvert que c’était mon truc à moi, j’ai commencé par accepter que d’autres puissent ne pas ressentir ce que moi je ressentais. Du coup, j’ai arrêté de crier dès que je sentais mon cœur s’emballer. Le résultat est bienfaisant, je reste libre, ils restent libres.

C’est un exercice que vous pouvez faire lorsque vous avez un moment rien que pour vous. Partez à la recherche de vos frontières invisibles et autant que possible ne cherchez pas à les imposer aux autres. Ce sont vos frontières, pas les leurs. Vous en avez peut-être besoin pour vous sentir en sécurité, vous n’en avez peut-être plus besoin, mais l’essentiel n’est-il pas d’arrêter d’imposer aux autres ce que vous considérez comme un danger pour vous ?

A bientôt.

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