Si vous vous laissez facilement influencer par vos pensées

Publié le par Madeleine Moreau

Ne laissez pas vos pensées vous conduire sur un autre chemin que la paix intérieure

Se laisser influencer par ses propres pensées, c’est, me direz-vous, le signe évident d’un manque de confiance en soi.

C’est un raccourci visible à des kilomètres.

En réalité, c’est un peu plus compliqué. En effet, il y a des personnes qui se laissent influencer par leurs pensées et qui ont, réellement, confiance en elles. Alors, comment expliquer ce phénomène ?

J’ai vécu, pendant les vacances, une situation qui a été pénible pour moi. J’étais avec un groupe « Suisse-Allemand ». La majorité parlait les 2 langues, seul un couple ne parlait que le Suisse-Allemand. Un soir, la discussion allait bon train. J’essayais de suivre, mais je ne comprenais pas plus d’un mot sur vingt. Après plus d’une demi-heure, j’ai pris congé. Une participante m’a demandé pourquoi j’allais déjà me coucher.

Il faut savoir que, à part le français, je ne parle pas d’autres langues. Je n’ai aucune capacité à penser et à parler autrement qu’en français. Ce n’est pas que je refuse d’essayer, ça n’entre pas dans ma tête, ça ne s’imprime pas dans mon cerveau.

Cependant, je connais les 10 mots nécessaires pour entrer en relation dans plusieurs langues : Allemand – Italien – Espagnol – Portugais – Anglais – Grec – Turque ! 10 mots qui sont : Bonjour – Bonne-nuit – Merci – S’il vous plaît – Aurevoir – et … 1 – 2 – 3 – 4 – 5 . La suite de mes phrases est un savant mélange entre la langue des signes, le mime. Généralement, ça marche, couci, couca !

Alors, lorsque je reste dans un groupe à écouter parler une autre langue, pendant si longtemps, je peux vous dire que mes pensées ont le temps de m’influencer.

  • Je ne suis pas intelligente
  • Je fais vraiment tache au milieu de ce groupe
  • Qu’est-ce que je fais là ?
  • Ils pourraient quand même penser à moi et m’adresser la parole en français !
  • C’est à croire que je suis invisible
  • Coucou, je suis là et j’aimerais bien rire avec vous au lieu de rester comme une carpe hors de l’eau !

Chaque pensée m’influence d’une certaine manière. Chacune ajoutée à une autre finit par faire monter la pression dans mon flux sanguin. Je n’en peux plus. De plus, j’ai vraiment cette impression d’être une intrusion pour le groupe.

A la question de Karine, je réponds, en essayant d’être le plus calme possible pour ne pas laisser percevoir mon énervement intérieur : « J’en ai assez d’entendre parler le Suisse-Allemand, j’ai la tête comme une citrouille, et je suis tendue comme la corde d’un arc à force d’essayer de vous suivre, gut narch (pas sûre de l’orthographe) !  

Vous voyez, c’est une situation banale, pas vraiment nécessaire dans ma vie, mais qui peuvent être très handicapantes.

Râler, fulminer, m’énerver, ça ne me sert à rien. J’ai des lacunes, autant les accepter.  

Face à l’influence que peut avoir nos pensées, nous pouvons agir de deux manières différentes : Nous pouvons chercher à contourner l’influence et trouver comment résoudre les handicaps qui se trouvent devant nous. Nous pouvons vivre sans chercher à contourner les effets sur soi, ce qui veut dire sans chercher à y mettre le bout de son nez – j’ai une amie qui n’aime pas cuisiner et qui se contente des 5 recettes qu’elle connaît.

Nous pouvons aussi reconnaître nos incompétences. Je ne suis pas douée pour les langues, je me débrouille en connaissant quelques mots. Je me suis infligé 30mn de torture et plusieurs heures par la suite à chercher comment retrouver mon calme intérieur. Si je ne m’étais pas laissée conduire sur le chemin de l’influence de mes pensées, j’aurais simplement quitté le groupe plus vite, sans chercher à agresser qui que ce soit, calmement et en paix avec moi-même.

Je vous laisse réfléchir à ce qu’il en est pour vous, dans, bien sûr, d’autres situations.

A bientôt.

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