Ne refoulez pas vos émotions « négatives »

Publié le par Madeleine Moreau

Toutes vos émotions ont le droit de vivre

Ressentir de la joie, de la paix, une onde pleine de tendresse, un sourire qui vient spontanément, vous le savez, cela fait du bien.

Tellement de bien qu’on se demande comment faire durer plus longtemps l’état de bien-être que l’on ressent.

Comme je l’ai indiqué dans les précédents articles, une émotion a une durée limitée et il est impossible de la garder prisonnière.

Cela est vrai pour les émotions « positives », cela est vrai pour les émotions « négatives » … même … si ces dernières semblent se coller à nous. Pourquoi cette sensation ?

Je vous invite à y regarder de plus près.

Lorsque nous vivons une émotion « négative », (je mets entre parenthèse pour bien souligner qu’elle paraît, à nos yeux, comme quelque chose que nous aimerions mettre de côté ou parvenir à refouler), nos sentiments, tout comme nos pensées, virent au gris. Le monde nous semble triste, il a perdu ses couleurs, il perd son relief. Nous perdons notre dynamisme, nous manquons d’énergie pour faire aux choses les plus simples. Nous nous sentons affectés, traversés par des ondes négatives.

J’ai une image pour expliquer cela : Imaginez que vous marchez au long du rivière. Vous vous émerveillez devant la beauté de la nature, vous vous laissez porter par la magie qui se dégage dans le paysage. Soudain, vous sursautez, vous vous donnez une tape sur le bras, quelques secondes après, une autre tape sur le mollet et vous commencez à pester, à rouspéter … des moustiques invisibles viennent se régaler de votre sang ! Il n’en faut pas plus pour devenir insensible à la beauté du paysage et se mettre à l’affût du moindre point noir qui vient se poser sur votre corps !

Vous avez saisi … l’émotion « négative », c’est la piqûre de moustique !

Cette piqûre à une répercussion sur votre corps, sur vos pensées.

Le problème, c’est la réaction que vous avez. Si vous vous ancrez sur l’émotion (la piqûre), si vous n’arrêtez pas de vous gratter, votre cerveau va produire une modification neurologique et hormonale à l’assaut que vous vivez.

Il y a quelques jours, c’était un jour magnifique. Le soleil brillait, la température était agréable et je profitais au maximum du moment présent.

Le téléphone a sonné. J’ai répondu. J’ai entendu ces mots : « J’ai une mauvaise nouvelle … »

5 – 10 secondes ont suffit … Je savais ce qui allait être annoncé.

Quelques secondes plus tard, j’ai ressenti dans tout mon corps la fin de quelque chose, en même temps, du soulagement.

Ce n’est pas forcément évident de ressentir ce qui s’apparente à une tristesse et qui se marie avec un soulagement, mais, c’est ainsi.

Je ne me suis pas raccrochée au soulagement, c’était inutile.

Je sentais que j’avais à laisser vivre les multiples émotions qui allaient me submerger le restant de la journée et les jours suivants, que j’allais voyager, parfois très rapidement, d’un sentiment à un autre.

L’émotion du soulagement, je pouvais la laisser revenir entre les émotions de tristesse, de chagrin ; entre les larmes et les sourires, dans les moments de soutien.

D’autres émotions sont arrivées. J’avais le choix, les refouler ou les laisser s’écouler. En parler ou garder le silence. Paraître ou simplement être moi.

J’ai accueilli toutes ces émotions et je continue de les accueillir en les reconnaissant dans ce qu’elles sont : des émotions … nécessaires pour que rien ne vienne se durcir en moi. C’est un peu comme si je les laissais « nettoyer » ce qui pourrait se métamorphoser en nostalgie, rancune non digérée, rigidité sensible …

Si vous êtes dans une situation équivalente, que vous devez faire face à une mauvaise nouvelle ou à une difficulté importante, retenez ceci : « Minimiser, faire comme si cela ne vous touchait pas, fuir, ignorer, compenser, ne vous aidera pas ! »

Le plus grand cadeau que vous pouvez vous faire et d’accueillir ce qui se passe en vous, de prendre soin des instants fugaces qui font naître un sourire comme des larmes qui peuvent couler sans chercher à les retenir.

Je vous propose simplement d’y réfléchir et d’observer le comment vous accueillez, aujourd’hui, la diversité de vos émotions.

Je vous retrouve dans quelques jours.

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Publié dans coaching émotions

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