Nous nous construisons sur le positif, pas sur le négatif !

Publié le par Madeleine Moreau

Nos émotions, un jeu de lumière qu'il faut apprendre à doser

Cela fait un certain temps que je m’intéresse au pouvoir des émotions dans notre psyché.

Les émotions sont, d’une certaine manière, aussi essentielles que l’oxygène qui nous permet de respirer, que l’eau qui nous désaltère, que le sang qui circule dans nos veines.

Elles nous permettent de mettre des mots sur ce qui se passe en nous. Elles sont le reflet direct de notre santé psychologique. Elles sont, pour employer une image, des panneaux d’orientation posés sur le chemin de notre vie.

Je reprends ce que je vous disais dans le dernier article : « Une émotion est une réaction physiologique à une stimulation. Elle ne dure que quelques minutes et se déploie en 3 temps : Il y a tout d’abord une charge (la charge émotionnelle) qui libère des hormones. Le corps ensuite se met sous tension, comme la corde d’un arc qui se tend. Cette tension va nous indiquer la réaction à adopter – ressentir une attirance ou un rejet, s’ouvrir ou se refermer. Tout cela en quelques secondes. Le 3ème temps consiste à décharger le « poids » de l’émotion pour revenir à un équilibre grâce à l’expression : éclater de rire, s’émerveiller la bouche ouverte, ou laisser les larmes couler, la voix qui s’amplifie si c’est une colère, etc. »

Une émotion a toujours une cause et un effet. Elle peut aussi provoquer une cascade conséquente, un effet domino si vous préférez.

Faisons un lien avec le titre de cet article : « Nous nous construisons sur le positif, pas sur le négatif ! » Prenons un exemple pour illustrer cette affirmation : Vous vous donnez à fond dans votre travail, vous y avez du plaisir. Soudain, vous recevez un message vous informant que votre secteur va être réorganisé. Cela entraînera des changements importants. Votre sensibilité, vos pensées, vos réactions vont dans tous les sens. Vous ne contrôlez plus rien, vous n’y comprenez rien, vous vous demandez si vous avez bien lu. Vous relisez le message. La température de votre corps change. Vous ressentez des ondes froides vous traverser. Vous passez par plusieurs stades émotionnels. Soudain, vous ne vous sentez pas bien. Le moindre que l’on puisse dire et que vous ne sautez pas de joie !

Vous laissez passer la journée, mais l’onde négative de vous quitte pas. Vous vous demandez comment vous allez apprendre la nouvelle à votre famille. Par les échanges que vous avez eu avec vos collègues, la peur, la crainte, la colère, l’incompréhension, le doute, l’espoir … toutes ces émotions ont fait des aller et retour. Vous redoutez les réactions de vos proches. Lorsque vous en parlez, des ondes de colère modulent votre voix. Vous vous couchez mais n’arrivez pas à trouver le sommeil.

Vous vous levez avec une humeur massacrante. Vous allez travailler sans aucune envie et tout au long de votre déplacement, vous râlez envers ces automobilistes qui n’avancent pas, cet employé des travaux publics qui regarde son portable, le dos bien appuyé au réverbère, cette mémé qui traverse en-dehors des clous. Votre humeur devient exécrable.

Vous arrivez dans votre espace professionnel. Vos collègues sont là, discutant des dernières nouvelles. Il y a les on-dit, les critiques, les suppositions et tout cela ne fait que ravivez vos peurs, votre colère.  

Toute la journée, vous ressassez cette réalité qui devient très difficile à avaler. Votre estomac est noué, vos lombaires douloureuses et la joie de travailler doit être partie sur Jupiter !

Vingt-quatre heures viennent de passer. Vous êtes chargé en émotions négatives. Durant ce laps de temps, il y a eu des dizaines d’émotions de type positives. Mais vous n’y avez pas prêté attention. Elles sont arrivées, reparties, sans que vous les sentiez.

Les jours suivants, vous restez dans ces émotions négatives, vous les nourrissez, vous les chérissez, elles vous permettent de tenir le coup. Comme il était annoncé, votre secteur professionnel n’est plus le même. Certains de vos collègues ont été mutés à d’autres postes et si vous gardez le vôtre, l’ambiance n’est plus la même, ce qui engendre d’autres émotions, d’autres sentiments.

Trois mois après, vous voilà en congé maladie. Raison : une dépression !

Sur ce tableau noir, regardons maintenant si la situation avait pu changer si vous auriez observé les émotions positives.

Il est vrai que dans la situation, vous êtes une victime sans aucun pouvoir. Le seul pouvoir qui vous restait se situait au niveau de vos émotions, de vos sentiments. Pour cela, il aurait fallu chouchouter les émotions positives. Elles vous auraient donné une autre respiration, ouvert des petites fenêtres dans le ciel gris, soulager les ondes négatives. Vous seriez sans doute dans la déprime, pas dans la dépression !

La conclusion est simple : Lorsque le négatif prend le dessus, nous sommes entrainés vers le bas. Si le positif est pris en compte, nous continuons de surnager et il est même possible que nous remontions la pente. Les émotions positives ont un pouvoir plus fort que les émotions négatives, même si tout nous conduit à penser que c’est le contraire.

Chouchouter les émotions positives

C’est ce que je vous propose aujourd’hui avec l’exercice suivant :

  • Choisissez 3 émotions positives que vous vivez quotidiennement et posez-vous les questions suivantes :
  • Qu’est-ce que je ressens sur le moment ?
  • C’est quoi qui déclenche ces émotions ?
  • Généralement comment est-ce que j’en prends soin et comment puis-je en prendre soin dans le futur ?

Vos réponses sont importantes. Elles vont vous permettre d’aller vers une meilleure hygiène émotionnelle.

Dans le prochain article je reviendrais plus largement sur les effets des émotions que nous mettons dans la colonne négative.  

A bientôt.

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Publié dans coaching émotions

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