Passer du sourire à la grimace …

Publié le par Madeleine Moreau

C’était il y a un peu plus de 2 semaines …

C’est pas beaucoup deux semaines, juste une quinzaine de jours.

L’Italie comptait ses infectés, le Tessin (qui fait frontière entre l’Italie et la Suisse) se demandait s’il allait garder la frontière ouverte pour toutes ces personnes qui viennent travailler sur le territoire Helvétiques.

Les médias commençaient à parler d’une fermeture des écoles sur tout le territoire.

Le danger s’approchait dangereusement et il y avait dans l’air ce goût de perplexité, de danger imminant, d’incertitude mais sans pouvoir vraiment cibler la menace.

Ce qui me préoccupait, c’était comment les parents allaient faire avec des enfants à la maison, comment nous, grands-parents, allions nous organiser pour les garder. D’autres questions préoccupaient mes pensées : nos vacances prévues dans les Dolomites en juin … le repas de Pâques … les manifestations agendées dans le mois … mes journées de formation … les entretiens fixés …

Au fil des jours, les nouvelles devenaient plus alarmantes !

L’incertitude quant à l’avenir proche grandissait, c’était encore comme un mauvais rêve.

Alors que je me demandais comment les choses allaient se développer, j’ai vu ce nuage qui me narguait.

En quelques secondes, j’ai appuyé sur l’icône photo et avec un sourire, je l’ai envoyée à mes contacts avec la légende suivante : Le monstre Coronavirus s’approche de nous !

Premier réflexe contre un danger invisible : Déni – Légèreté …

Tout est allé très vite dans les 48h qui ont suivi … un premier cas était annoncé au Tessin, suivi d’un autre dans le canton de Vaud, puis d’un autre dans la région de Bâle. Quelques heures après, il y en avait 10. Le lendemain ce fut un premier décès suivi d’autres contaminés.

Le nuage s’était abattu sur mon tout petit pays.

Les écoles allaient être fermées dès le lundi (nous étions au vendredi), les restaurants, les magasins – sauf alimentation – les rassemblements de plus de 1000 personnes, fini, terminé !

La crise commençait … mais dans ma tête, ce serait vite derrière nous, 15 jours de quarantaine et ce foutu virus disparaîtrait plus vite qu’il n’était venu : Déni – Légèreté …

Tout s’est accéléré.

Un tsunami traverse la planète entière et ce n’est pas dans 15 jours que ce sera terminé, il sera là encore pour des semaines et c’est sans compter toute l’énergie qui sera ensuite nécessaire pour remettre de l’ordre dans ce qui aura éclaté à tous les niveaux de la vie sociale, cela dans le monde entier !

Et vous, comment avez-vous vécu les prémices de l’arrivée du virus dans votre environnement ?

Si vous faites partie des personnes qui prennent encore la réalité dans le déni, la légèreté, si vous pensez que vous ne risquez rien, que ça passera à côté de votre rue, de votre maison, que ça disparaîtra comme ce nuage qui s’est évaporé quelques secondes après avoir été immortalisé, relisez la chronologie … soudain, nous avons du temps devant nous pour penser autrement et en urgence !

RESTEZ CHEZ VOUS !

Ce n’est pas une blague, ce n’est pas un épisode éphémère, c’est une tragédie.

Prenez soin de vous !

A bientôt …

Spécial coronavirus

« Si cette image ou cette citation vous a fait du bien, pourquoi ne pas la partager à votre tour à une personne que vous aimez ?

Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce petit instant de bonheur que vous venez de vivre ?

Qui sait, vous pouvez peut-être éclairer sa journée »

Publié dans Faire une pause

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