Et si tout s’arrêtait à nouveau ?

Publié le par Madeleine Moreau

La Suisse pointée du doigt par les pays voisins, c’est pas cool mais ça se comprend !

Un tout petit pays qui fait ce qu’il veut sans trop savoir où il va. Un cliché ?

Oui et non … ce n’est pas Normand … c’est bien nous ! Nous avons un atout extraordinaire dans notre politique, cependant il a ses bons et ses mauvais côtés. Ainsi, la décision prise cet automne de laisser les cantons gérer la crise et les courbes de la 2ème vague a été, disons-le, plutôt chaotique. Un pays partagé en 3 : la Suisse Romande, le Tessin et la Suisse Allemande. Le virus qui a pris un malin plaisir à se disséminer en Romandie, obligeant à poser des restrictions pour le canaliser alors que dans la région Alémanique, presque rien, comme s’il avait peur de s’aventurer dans le pays profond. Et, boum, il a osé. La faute à qui ? Aux Romands qui ont profité des terrasses ouvertes, là-bas où on parle pas français ? Allez savoir ! Reste que maintenant, les cartes vont être redistribuées et l’incertitude se fait plus forte.

Pourrons-nous aller skier dans nos belles montagnes pendant les vacances de fin d’année ? Pas si sûr que ça. Pourrons-nous fêter Noël, même en petit groupe très restreint, pas sûr. Pourrons-nous trouver un lieu où célébrer Noël et qui accueillera plus de 10 personnes, ça semble illusoire.

Bref, vous l’avez compris, la situation se complique et risque fort de faire voler en éclat les projets élaborés ces dernières semaines.

Dans cette réalité anxiogène, que vous offrir pour ce 9ème jour du temps de l’Avent ?

L’idée m’est venue ce matin. Je faisais quelques courses. Il me manquait des ingrédients pour continuer la fabrication de mes biscuits. Il y avait du monde devant les caisses. Un jeune a tenté de créer le dialogue : « Vous avez écouté la conférence de presse surprise hier soir ? A cause de ces cons d’….. ils vont de nouveau tout fermer. Non mais, pour qui ils se prennent. Nous les jeunes, on a besoin de s’amuser, de faire la fête, de se retrouver. Hé ben moi, j’vous le dit, je ne suivrais pas, j’en n’ai rien à foutre ! » Une cliente a essayé de lui parler, un client lui a dit de se taire. Il a payer ses achats et s’en est allé en maugréant : « C’est toujours les jeunes qui paient les pots cassés ».

Il faut comprendre. Nous, les « vieux » = plus de 40 ans, nous avons vécu notre jeunesse. Nous avons oublié qu’à 20 ans +ou- nous attendions le week-end pour nous retrouver en boîte et nous refaisions le monde à notre manière.

Ce que les jeunes d’aujourd’hui doivent vivre, ce n’est pas évident et voilà des mois que ça dure. Un peu d’empathie serait une bonne chose, qu’en pensez-vous ?

Aujourd’hui je vous propose de mettre en action votre capacité d’empathie lorsque vous vous trouvez face à une personne – jeune ou vieille – qui rouspète, qui râle, qui gueule face à la situation. Cela veut dire d’essayer de vous mettre à sa place, de ressentir – autant que possible – ce qu’elle vit. Et de lui sourire – un sourire qu’elle ne verra pas puisque vous portez le masque. Ce n’est pas grand-chose, mais les ondes positives peuvent circuler … comme le virus. Autre chose que vous pouvez également faire, c’est ne pas ajouter votre grain de sel en vous mettant à votre tour à râler. Parfois, le silence fait plus de bien.

Passez une belle journée.

Je vous retrouve demain !

« Si cet article vous parle, pourquoi ne pas le partager à votre tour ?

Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce message ?

Qui sait, vous pourriez éclairer son chemin jusqu’à Noël »

Publié dans Avent 2020

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