La peur du naufrage

Publié le par Madeleine Moreau

Le soleil brillait, la mer était d’un bleu azur, le calme était saisissant. Au loin, au milieu de nulle part, il y avait un rocher.

A bord, la cuisinière avait mis une musique du pays, un air entraînant Grec. Sur le pont, l’ambiance était désinvolte.

Soudain, le ronron du moteur s’est fait un peu plus bruyant.

Tous les yeux se sont tournés vers le capitaine. Debout, le gouvernail bien tenu, il a fait pivoter le bateau.

Nous étions face à une haute falaise. 10, 12 mètres … Impressionnant. Le rocher que l’on voyait si loin était, soudain, face à nous.

Notre capitaine a ralenti le bateau et s’est approché doucement, très doucement de la falaise qui nous faisait face.

C’était impressionnant.

Je fais le lien avec la situation présente.

Il y a 12 mois, la pandémie faisait penser à un petit truc sans importance perdu dans l’immensité de la planète.

Deux mois plus tard, le petit truc était devenu un grand truc et avait pris le nom « épidémie », une nouvelle maladie, un nouveau virus. Qui aurait pensé qu’il allait prendre tellement d’ampleur ?

Trois mois plus tard (juste quelques lieues dans l’immensité de notre planète), il devenait « pandémie » et avait un nom : Corona.  Une pandémie qui finirait par disparaître, que l’on pourrait contourner pour reprendre notre vie comme avant.

Le « méchant » Corona ne l’entend pas ainsi. Cette grappe d’humains qui pensait qu’il n’était qu’un méchant virus qui s’en irait dès que l’astre soleil brillerait assez fort à montrer qu’il était suffisamment tenace pour ne pas disparaître.

Sa naissance s’est accompagnée d’une vague immense, une vague qui a submergé tous les continents.

La grappe humaine a commencé d’avoir peur, elle s’est confinée, pensant qu’ainsi elle allait la neutraliser.

C’était sans compter sa force, son pouvoir. Il s’est renforcé dans une 2ème vague.

Maintenant, la grappe humaine a peur d’une 3ème vague. Une peur encore diffuse, mais que les fêtes prochaines attisent de plus en plus !

Aujourd’hui, ce n’est pas la peur qui devrait conduire notre vie. Ne sommes-nous pas aussi forts que ce virus ?

C’est vrai, nous nous demandons, tous et toutes, ce que sera ce Noël 2020, comment nous le célébrerons avec toutes les interdictions qui ne cessent de s’amplifier un peu partout.

Notre force, notre pouvoir pour le neutraliser c’est notre système de protection, nos gestes barrières, notre capacité de résilience. Si nous faisons attention à ne pas faire n’importe quoi, si nous nous désinfections régulièrement les mains, si nous portons un masque, si nous renonçons aux bisous – qui nous manquent tellement – si nous ne nous serrons pas dans les bras, alors nous parviendrons à le faire reculer … pas autant que souhaité … mais au moins un peu, juste assez pour que la 3ème vague ne vienne nous submerger à l’aube de la nouvelle année.

Aujourd’hui, je vous invite à penser à tout cela et à regarder ce qui est le plus important pour vous.

Passez une belle soirée.

Je vous retrouve demain !

 

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Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce message ?

Qui sait, vous pourriez éclairer son chemin jusqu’à Noël »

Publié dans Avent 2020

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