La contamination la plus grave est …

Publié le par Madeleine Moreau

Ce serait formidable si, lorsque nous passons à une nouvelle année, nous pouvions effacer tout ce qui a généré bien des tracas dans celle que nous venons de vivre.

C’est la pensée que j’avais hier soir avant de m’endormir.

Ça n’a pas loupé. Une pensée aussi farfelue qui m’a extirpé un profond soupir alors que je cherchais le sommeil n’allait pas me laisser tranquille avant que je ne l’aie prise au mot !

Si c’était possible, qu’est-ce que j’effacerai ? me suis-je demandé.

J’effacerais cette anxiété qui s’est installé en moi lorsque j’ai appris qu’il fallait éviter que les petits-enfants ne voient leurs grands-parents.

J’effacerais cette souffrance de ne plus faire la bise à mes enfants, à mes amis-es.

J’effacerais cette sensation d’aller vers des lendemains qui apporteraient cette crainte d’être contaminée et de contaminer mes proches.

J’effacerais ces moments où il a fallu vivre un adieu sans pouvoir être proche et vivre le deuil en solitaire.

J’effacerais ce sentiment d’angoisse à chaque fois que j’ai appris qu’une de mes connaissances proches était hospitalisée, que ce soit à cause du Covid ou pour autre chose.

J’effacerais les conflits relationnels qui ont sapé ma bonne humeur pendant des semaines.

J’effacerais …

Où est la gomme ? Je ne trouve pas cette fameuse gomme. J’ai beau essayé, rien ne s’enlève. L’encre avec laquelle s’est inscrit en moi ces évènements que je voudrais pouvoir effacer semble être indélébile.

Aller chercher la lumière et ne pas rester dans la nuit

Alors j’ai essayé de prendre ma pensée à l’envers, c’est-à-dire, de regarder ce que j’aimerais garder de l’année qui vient de s’écouler…

Je garde les dessins qu’ont fait nos petits-enfants pendant le confinement, de magnifiques mandalas pleins de couleurs et le comment ils se sont précipiter dans nos bras pour nous embrasser lorsque les restrictions se sont levées.

Je garde cette chance que nous avons eu de fêter leurs anniversaires et de fêter l’anniversaire de nos enfants et nos belles-filles. Je garde ces moments où nous avons partager un repas, un apéro pendant les vacances d’été.

Je garde cette semaine vécue en montagne juste avant que ne soit imposé le confinement.

Je garde le plaisir d’avoir fait fleurir mon jardin et le bonheur d’offrir des fleurs autour de moi, le plaisir de cuisiner quelques conserves pour les offrir, le plaisir de faire plein de paquets de biscuits de Noël pour mes proches.

Je garde le bonheur d’une semaine partagée en Appenzell avec une amie ou de ces quelques jours au Valais en famille.

Je garde …

Une paix extraordinaire s’est installée en moi. Comme c’était bon de me remémorer tous ces merveilleux moments. Les aurais-je vécus aussi fortement si l’année n’avait pas été aussi chahutée ? Je ne peux pas l’affirmer.

La contamination la plus grave est …

Pourquoi et comment cette pensée de chercher à effacer est-elle survenue justement hier soir ?

Il y a eu le journal télévisé avec son flot d’incertitudes à peine voilé sur ce qui pourrait se produire dans les jours, les semaines à venir ; = ce n’est pas fini, on n’est pas sortis de l’auberge !

Il y a eu cette nouvelle qu’une personne qui nous est proche est contaminée et son état est préoccupant. Comme il y en a eu d’autres ces 3 derniers mois et que le cercle se resserre de plus en plus, cela ne m’a pas laissé indifférente et c’était, d’une certaine manière, une façon de chercher à conjurer le sort.

Ce qui me fait arriver à ce constat : La contamination la plus grave se trouve dans les pensées négatives, dans les réactions négatives, dans les ambiances négatives.

Ce n’est pas un scoop.

Reste à en tirer des leçons. Voici celles que perçois :

Chercher à effacer ce qui ne va pas, ce qui laisse des traces dans la sensibilité douloureuse n’est pas possible. Se prendre la tête pour tenter de s’en défaire – le poids négatif – est impossible, au contraire, le malaise ne fait que s’accentuer.

Nous vivons tous et toutes, depuis bientôt 1 année, dans une situation anxiogène. Ce que nous traversons, rien ne pouvait nous y préparer.

Nous avons tous et toutes une façon très personnelle de faire face à cette anxiété qui se respire jour après jour et qui est sans doute beaucoup plus contaminante que le virus en lui-même.

De plus, étant donné que nous sommes chacun, chacune connecté à des réseaux sociaux, nous lisons des commentaires majoritairement négatifs en lien avec la situation sanitaire de nos régions. Ceux-ci creusent des sillons dans notre inconscient.

Donc, toutes ces informations négatives que nous stockons ne peuvent que nous conduire à percevoir ce qu’il y a de bon dans notre vie.

Il faut donc prendre les pensées négatives qui nous submergent à l’envers.  

Je vous ai déjà parlé dans ce blog de la pièce de monnaie. Celle-ci a deux faces. La première me conduit à chercher à effacer un malaise. La deuxième me conduit à plonger dans ce qui est bon.

Vouloir effacer un malaise ne fait que l’amplifier. Plonger dans ce qui est bon active une paix intérieure. Y’a pas photo comme dirait l’autre !

Trouver la paix, ressentir la sérénité, se donner un câlin intérieur, cela ne se situe pas dans la négativité. Cela ne peut naître qu’à l’extérieur de ce qui vous tracasse.

Ces « leçons » ne vont pas effacer la situation. Au mieux elles vont avoir la faculté d’améliorer votre ressenti intérieur est redresser le fil de vos pensées vers plus de positivité.

Aujourd’hui, si le cœur vous dit, je vous propose de vivre l’exercice que je vous ai partagé : Que gardez-vous de l’année qui vient de s’écouler ?

Je vous laisse y réfléchir.

A bientôt ! 

« Si cet article vous parle, pourquoi ne pas le partager à votre tour ?

Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce message ?

Qui sait, vous pourriez lui permettre de bien commencer la semaine »

Publié dans Coaching

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