Un simple constat …

Publié le par Madeleine Moreau

Souvenez-vous … il y a quelques mois, combien de petites vidéos – marrantes ou pas – receviez-vous par jour ?  Et maintenant ?

C’est un simple constat mais qui en dit très long sur nos manières de réagir et d’agir face à l’inconnu.

Au début de cette sacré pandémie, le besoin de rester relier, de repousser aussi loin que possible l’incertitude qui semblait vouloir coller à notre peau faisait que « presque » tout le monde ressentait le besoin de partager ces petites vidéos porteuses d’espoir.

Il y en avait des drôles, des moins drôles, des attendrissantes. Certaines étaient légères, d’autres plus graves.

Aujourd’hui … Ce n’est pas que nous n’avons plus cette flamme de rester reliés, de se sentir soudés sur le bateau du confinement, de se porter mutuellement un peu de courage pour faire face à la situation … Je pense qu’une prudence s’est installée. Rire, en rire, prendre de la distance, partager des brins d’humour, ça fait du bien à condition que ça ne dure pas trop longtemps !

Comprendre …

Ce qui s’est produit, il y a maintenant une année, était tellement imprévisible, tellement incroyable, tellement soudain que nous nous sommes retrouvés sans défenses. Fallait-il en rire ou en pleurer ? Le rire, l’humour est devenu une arme purificatrice pour éloigner l’insécurité qui s’installait. Nous avons eu recours à un instinct très humain. Se sentir, tous ensemble, sur le même bateau.

Envoyez des messages, soutenir à distance, se solidariser au-delà des barrières sanitaires – pensez aux bravos de soutien à notre système de santé – partager nos astuces anti-angoisses, tous ces gestes, dans le fond, nous ont permis de nous organiser durant le 1er confinement.

L’été a été notre lucarne, notre permis de sortir prudemment. Une semi-liberté qui a fait du bien et nous a permis d’espérer qu’il n’y aurait pas de 2ème vague, que la vie reprendrait après les vacances.

Les festivals, les fêtes, les grands rendez-vous culturels ont été annulés. Il y avait encore un espoir pour la fin de l’année, espoir douché par la 2ème vague. La culture a essayé de se réinventer. Nous avons alors partagé des vidéos de nos artistes préférés, nous avons vécu un « clip-oreille » - regarde, écoute – par ondes virtuelles.

La 2ème vague s’est installée. Moins de messages humoristiques – si j’enlève un certain Donald – plus de retenue.

Une nouvelle conscientisation s’est mise en place. Au fil des semaines nous avons pris conscience que nous avions tous et toutes des personnes proches atteintes plus ou moins sévèrement par le virus. Nous avons vu sur les pages mortuaires des noms de personnes qui s’en étaient allées au pays de l’invisible. Ces adieux qui sont importants en temps normal se sont fait dans l’intimité avec la promesse de se revoir lorsque la crise prendrait fin, mais plus le temps passe, moins cela devient probable.

Alors, nous avons, dans une certaine mesure, cessé d’envoyer des messages, des vidéos humoristiques. Une retenue qui peut tout à fait se comprendre. La situation est devenue suffisamment grave pour arrêter de la prendre à la légère.

Le risque, aujourd’hui, est de nous replier un peu plus sur nous-même et de perdre de vue certains contacts qui étaient importants il y a quelques mois. Plus nous nous replions, plus nous tentons de faire face individuellement, moins nous trouvons les mots pour nous ouvrir aux autres, là est le danger qui nous guette.

Rester ouvert à nos cercles relationnels

Cette habitude que nous avions au printemps dernier, pourquoi ne pas la remettre dans nos priorités du moment ?

Rire de tout et de rien n’est sans doute pas le bon moyen. Il faut donc trouver autre chose. Se réinventer encore et encore, plus qu’auparavant.

Se poser la question : Qu’est-ce qui me ferait du bien en cet instant ?

Puis, se dire que ce dont j’aurais besoin, quelqu’un pourrait aussi en avoir besoin …

Une citation apaisante …

Une chanson qui donne envie de bouger …

Un instant de douceur …

Un partage de tendresse …

Un petit mot …

Recevoir, donner, partager, se sentir en lien, voilà des besoins que nous éprouvons tous et toutes actuellement.

A bientôt !   

« Si cet article vous parle, pourquoi ne pas le partager à votre tour ?

Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce message ?

Qui sait, vous pourriez lui permettre de vivre une bonne semaine »

Publié dans Coaching

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