Incertitude quand tu nous tiens …

Publié le par Madeleine Moreau

Une page blanche qui ne demande qu’à se remplir, c’est le but lorsqu’on a un blog !

Derrière la page blanche, derrière l’écran, au-delà des frontières, il y a vous. Vous qui attendez ces quelques minutes de lecture, quelque chose qui parle à votre cœur. Devant, il y a moi. Moi qui me demande ce que je vais écrire, quelle direction je veux donner à cette journée qui commence.

Ce n’est pas évident de remplir régulièrement une page blanche, encore moins lorsque l’incertitude fait une place aux neurones.

Hé oui, je suis comme tout le monde. La situation qui ne cesse de durer, la vie relationnelle qui me manque, la pauvreté des contacts a aussi des conséquences en moi.

Lorsque je vous donne des pistes pour bien vivre le moment présent, j’ai à cœur de les vivre également pour moi. Là, je dois le reconnaître, je ne sais plus très bien ce que je pourrais vous proposer pour rendre vos journées, vos semaines moins anxiogènes.

Jusqu’à présent, voici ce qui me réussissais le mieux :

  • Rester passionnée dans ce que je fais
  • Nourrir au moins un centre d’intérêt tout au long de la semaine
  • Rester curieuse de ce qui m’entoure
  • M’entourer de personnes positives
  • Vivre avec le réel

C’est tout simple. En tout cas, ce n’est pas la mer à boire. Le constat est que ce qui me réussis le mieux n’est plus aussi intense qu’il y a quelques mois. Comme je le disais, dernièrement à une amie : « Moins j’en fais, moins j’ai envie d’en faire ! »

La situation commence sérieusement à me miner et j’aimerais savoir quand le changement sera effectif.

Comme la majorité des personnes qui m’entourent, j’attends avec impatience le jour où les restrictions tomberont, le jour où je pourrais entrer dans un commerce, pas forcément pour acheter, mais pour nourrir ma créativité. Si vous saviez comme ça me manque cette observation innée que je vis lorsque je regarde le flux de la vie autour de moi. Ce n’est pas du tout pareil dans la situation actuelle. Les biens de première nécessité, les personnes masquées, la distançassions obligatoire rétrécit énormément mon accès contemplatif. Ça me manque les rencontres avec des amis/es autour d’un repas … pas plus de 5 personnes et pas plus de 2 adresses différentes … même en famille ce n’est plus possible, et là, je crains que ça perdure au-delà de Pâques. Ça me manque les évènements festifs même s’ils ne sont pas aussi importants que pour les jeunes. Comme j’aurais envie d’aller faire un yass ou un loto, participer à la fête de carnaval même si je ne suis pas déguisée, aller chiner dans un marché aux puces, ou déambuler dans la rue lors de la fête de mai qui va être, je le pense, à nouveau annulée. La liste de ce qui me manque ne cesse de s’allonger au fil des mois.

Quand l’incertitude s’annonce, faire un pas à la fois

Je lisais cette semaine cette annonce faite par l’OMS : Même si la campagne de vaccination avance, le virus sera toujours parmi nous et il faudra apprendre à vivre avec, il faudra continuer à respecter les gestes barrières.

Ça veut dire quoi ? Que nous sommes condamnés à vivre à distance ?

Demain, c’est la St-Valentin. Pas de petit souper dans un petit resto sympa, tout le monde à la maison ! Je me demandais comment font les jeunes … et les moins jeunes … pour trouver l’âme sœur. Tiens, là, je retrouve mon esprit plein d’imagination … qui se cache derrière le masque, comment approcher l’autre sans risquer d’être amendé/e parce que la distance n’est pas respectée … Pas évident de trouver les bons gestes, d’entrer en relation.

Nous sommes dans une période d’incertitude qui s’accentue au-delà de nos frontières, ne nous laissant pas le loisir de penser ou de rêver à nos futures vacances ou aux projets que nous avions il y a déjà plus d’une année. Des promesses de déconfinement progressives se dessinent mais elles sont balayées par les avis divergents concernant les variants. Nos spécialistes de la santé en savent encore moins qu’au début et avancent comme s’ils étaient dans un jeu de colin-maillard.

Il nous reste une chose pour ne pas nous noyer dans l’incertitude, faire un pas à la fois, un pas chaque jour.

Demain, c’est la St-Valentin. Je vais en faire un moment heureux pour notre couple. Je vais préparer un délicieux repas, choisir à la cave une bonne bouteille, allumer des bougies et parler d’autre chose que du Covid.

Après-demain, je ne sais pas encore, on verra.

Faire un pas de plus chaque jour pour supporter ce qui est … ce que nous ne pouvons changer.

Et vous, quel pas allez-vous faire ?

A bientôt !  

« Si cet article vous parle, pourquoi ne pas le partager à votre tour ?

Vous pensez à quelqu’un ? Pourquoi ne pas lui transmettre ce message ?

Qui sait, vous pourriez lui donner l’envie de ne pas rester dans l’incertitude du lendemain »

Publié dans Coaching

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