Agir aux premiers signes de mal-être

Publié le par Madeleine Moreau

Comme vous le feriez pour un bien matériel

Il y a quelques semaines, je roulais, l’esprit tranquille.

Sur le tableau de bord, une alerte s’est installée.

Le genre de truc qui vous invite à aller dans un garage rapidement.

Un de mes airbags ne fonctionnait pas bien.

En quelques secondes, des scénarios se sont imposés dans ma tête : quel airbag ? Et si celui-ci se libère alors que je suis sur l’autoroute ? Et s’il s’ouvre dans la circulation en ville, au moment où je devrais voir un piéton traverser la route ?

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Mais, je n’ai pas le temps d’aller dans un garage, en plus, c’est samedi, donc peu de chance d’en trouver un ouvert.

Et j’ai des déplacements à faire durant le week-end.

Situation très inconfortable. Le cœur qui bat à chaque « nid de poule », tiendra, tiendra pas … La peur des freinages d’urgence … La crainte d’un accident …

Situation très inconfortable et une prière pour que rien de grave ne se produise avant le lundi suivant.

Soulagement profond lorsque je me suis rendue chez mon garagiste.

Je roule à nouveau, l’esprit tranquille.

Parallèle avec les situations inconfortables de notre vie

Il y a, parfois, des alertes dans nos vies.

Quelque chose qui ne tourne pas rond.

Quelque chose qui ne va pas bien.

Un fonctionnement qui risque fort de nous conduire dans le mur.

Ce sont des signes d’un mal-être qui s’installe en nous.

La réaction peut être identique à celle que j’ai eue dans ma voiture.

Ce mal-être est ressenti dans toute la sensibilité, la situation est inconfortable à divers degrés. D’abord légèrement, elle peut rapidement devenir intenable.

Une décision doit être prise : regarder ce qui provoque ce mal-être, -attendre que ça aille mieux, - s’en prendre à ce que nous pensons être la cause, - se replier dans sa coquille et maugréer sur son sort … ou : prendre le taureau par les cornes et « réparer » la défaillance.

Je ne sais pas ce que vous faites lorsque cela vous arrive. Personnellement, ce sont les premières décisions que j’adoptais dans mes situations inconfortables.

A chaque fois, il y avait un mieux. Disons, que je me sentais mieux au départ, mais le mal-être persistait au fond de moi, n’attendant qu’une occasion, même banale pour ressurgir.

Il m’a fallu des années, je devrais dire des décennies, pour prendre la dernière possibilité. Hé oui, je suis taureau, donc, têtue !

C’est pourtant la possibilité la plus fructueuse que je connaisse aujourd’hui. Tout d’abord parce qu’elle permet une « réparation » sur la cause directe, ensuite parce qu’elle libère de l’énergie, de la vie.

Des résistances à consulter ?

Vous l’aurez compris, le « garagiste de l’âme » se nomme : coach de vie, psychologue, psychiatre …

Cela dépend de la gravité de la « panne ».

Le coach de vie va agir avec vous sur les causes, vous outiller pour traverser ce mal-être et vous permettre de conduire à nouveau votre vie.

Le psychologue va vous accompagner dans un mal-être plus profond, plus insidieux, plus enraciné. Son travail sera de vous redonner des points de repères, des outils pour construire votre vie.

Le psychiatre vous permet de remonter aux sources, de détecter l’origine qui réveille un mal-être ou un fonctionnement  chronique. Il met son professionnalisme à l’œuvre pour vous redonner le droit de vivre pleinement sans devenir une « épave » dans l’âme.

Vous avez donc 3 possibilités qui peuvent vous permettre de prendre au sérieux les alertes vous indiquant que vous êtes dans un mal-être.

Les choses se compliquent ici. Il y a souvent des résistances de consulter un professionnel, d’aller lui parler de l’inconfort intérieur, de lui ouvrir notre cœur.

Il y a une croyance qui a la peau dure : Si je vais consulter, c’est que je suis malade, ors, je ne suis pas malade, je peux m’en sortir sans l’aide de personne, et puis, ce que je vis, ne regarde que moi.

Une croyance qui a ses racines dans les débuts de la psychiatrie, qui est devenue un peu hybride dans les débuts de la psychologie humaniste.

Il faut bien le reconnaître, des erreurs, des essais cliniques,  des tests sur le cerveau ont « endommagé » l’avancée scientifique.

Nombreuses sont les personnes qui ont eu un parent, un ancêtre qui a été « interné » parce que malade psychologiquement. Cela laisse des traces dans les générations suivantes.

Il est nécessaire de prendre du recul avec les schémas qui se sont inscrits en nous pour percevoir tout le bien qu’il est possible d’en retirer aujourd’hui.

La situation est parfois, encore, identique en ce qui concerne les médecins : parce que la peur du diagnostic d’une maladie grave est inscrite, certaines personnes ne vont consulter que tardivement … Moins je vois mon toubib, mieux je me porte !

Et vous ?

Quelle image avez-vous des professionnels qui disent qu’ils peuvent vous aider à mieux conduire votre vie ?

Quelles sont vos réactions face à l’idée que vous pourriez, éventuellement, demander l’aide d’un professionnel pour travailler aux causes d’un mal-être ?

Faites-vous confiance aux alertes qui vous disent que vous avez besoin de l’aide d’une tierce personne pour « réparer » votre vie ?

En conclusion

Nous faisons ce qu’il faut pour éviter la panne de nos biens matériels.

Agissons-nous de même en ce qui concerne les pannes de notre dynamisme de vie ?

Dans un prochain article, je vous dirais les avantages que vous pouvez retirer lorsque vous vous rendez chez un professionnel qui connaît le fonctionnement de la psyché humaine.

Je vous souhaite un beau et bon début de semaine, à bientôt.

 


 

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