Au bout de la ligne il y a un fil …

Publié le par Madeleine Moreau

Suivre ses convictions profondes c’est comme la pêche !

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Enfant, je regardais les pêcheurs immobiles au bord du Doubs.

Le spectacle était particulièrement magique pour mes yeux de petite fille.

Ils étaient alignés le long de la berge, sans se dire un mot et ils attendaient … attendaient … attendaient … jusqu’au moment où l’un d’eux se mettait à danser pour ramener à sa portée la truite qui frétillait au bout du fil, jusque là, invisible.

Parfois le silence était brisé par l’un d’eux : « ça mord ? »

Le silence revenait … les pêcheurs reprenaient le fil de leurs pensées sans se soucier d’autre chose que de surveiller les ondulations de leur fil posé sur l’eau.

Lorsque les rayons du soleil se mettaient à caresser la surface de la rivière, la réchauffant au passage, ils rembobinaient leur fil, pliaient leurs cannes et s’en allaient : certains heureux de leurs captures, d’autres bredouilles … c’était fini pour aujourd’hui.

 

De la pêche à nos convictions

 

Si un jour vous dialoguez avec un pêcheur, il vous dira que ce qui est important, c’est l’hameçon …

Une truite va être attirée par un ver, une cuillère … le brochet a besoin d’un appât différent …

Mais aucun ne vous dira que ce qui est important, c’est le fil qui est au bout de sa canne !

Il en est de même avec nos convictions.

Parce que, des convictions, nous en avons tous et toutes, et cela, quelque soit nos centres d’intérêts, nos attirances, nos affinités.

Nous sommes des hommes, des femmes, construisant notre vie dans la ligne de nos convictions.

« Pourquoi êtes-vous engagé dans tel mouvement politique et pas dans un autre ? »  Parce que vous êtes convaincu/e que la gauche est meilleure pour la société que la droite … ou vice versa …

« Pourquoi recherchez-vous l’âme sœur, l’élu de votre cœur ? » Parce que vous êtes convaincu/e qu’il y a quelque part, la personne que vous pourrez aimer et qui saura vous aimer …

« Pourquoi faites-vous régulièrement du jogging ? » Parce que vous êtes convaincu/e que l’exercice physique vous maintient en forme et vous garde en bonne santé …

« Pourquoi êtes-vous carnivore – végétarien – végétalien ? » Parce que vous êtes convaincu/e que c’est ce qui est le mieux adapté à votre équilibre alimentaire …

« Pourquoi défendez-vous si fortement certains courants de pensée plus que d’autres ? » Parce que votre conviction est si forte que vous ne pouvez pas faire autrement …

Vous pouvez continuer la liste dans bien d’autres domaines.

Vous serez étonné/e de voir ou de découvrir toutes les convictions qui sont en vous et, surtout, comment elles guident vos choix, vos décisions, vos engagements.

Vos convictions sont à l’image du fil qui est au bout de la canne … et au bout, vous y mettez l’appât qui va vous permettre d’attirer ce qui va vous nourrir.

 

Ciblez vos convictions pour vous engager sur votre chemin de vie

 

Je reviens à mon souvenir d’enfant.

Moi aussi, je voulais attraper des truites … faire comme les pêcheurs … mais je n’avais pas de cannes, pas de fil, pas d’hameçons.

Alors  j’allais couper une branche de noisetier, j’y attachais une ficelle, je remuais la terre jusqu’au moment où je trouvais un ver qui se tortillait, que j’attachais au bout de ma ficelle … et je lançais celle-ci dans l’eau.

Mais … aucune truite n’est venue « mordre » mon appât !

N’est-ce pas le problème que rencontrent certaines personnes, peut-être vous ?

Ce sentiment de ne pas réussir, de ne pas savoir vous y prendre, de ne pas savoir ce que vous voulez, de tomber toujours à côté, de ne pas faire partie d’un tout, etc …

Vous avez une canne – vous avez un appât – vous ne voyez pas le fil.

Cibler vos convictions, c’est reconnaître le « genre de fil/s » que vous pouvez mettre au bout de votre canne.

Ensuite, il vous reste à vous rendre au bord du Doubs, si vous avez le fil qui convient à la pêche à la truite ou sur l’océan si c’est un fil qui convient à la pêche au gros …

Bon, c’est une image.

Mais peut-être que votre problème est que vous essayez de vous nourrir sans suivre les caractéristiques de vos convictions.

Voici un exemple :

         Vous passez tous les jours devant la vitrine d’un fleuriste, d’un boulanger, d’un boucher.

Un matin, vous vous arrêtez devant l’affiche posée sur la porte de la boulangerie : « Fermer pour cause de faillite »

La semaine suivante, c’est la fleuriste qui pose un avis de fermeture et une cause de non reprise de son commerce

Le mois suivant, vous vous heurtez à un panneau publicitaire qui vous annonce que la boucherie sera détruite au profit de l’ouverture d’un fast-food.

A chaque évènement, votre sang n’a fait qu’un tour.

D’abord, pour le boulanger … vous aimiez vous y arrêter parce que ses pâtisseries étaient les meilleures de la région, et puis, il avait toujours un mot gentil pour vous.

Ensuite pour la fleuriste … vous saviez qu’elle cherchait à remettre son commerce, de plus, vous aimiez ses arrangements, sa manière de mettre en valeur les fleurs les plus simples,  toutes les fois où elle vous a fait cadeau d’une fleur supplémentaire, rien que pour vous.

Et voilà que c’est au tour de la boucherie … et dire qu’il n’y en a pas une autre dans le quartier et qu’il faudra vous rabattre sur le supermarché situé 500m plus loin.

Trop c’est trop.

Vous fulminez, vous enragez, vous dénoncez cette société qui accepte que les petites commerces mettent la clé sous le paillasson au profit du pouvoir des grandes surfaces …

Mais, au départ, quelle est votre conviction profonde ?

Il est bien possible que votre conviction soit celle-ci : Les artisans, les petits commerces, les magasins de proximité apportent un plus dans la convivialité d’un quartier.

Cette conviction, bien sûr, ne vous sera d’aucune aide pour que soient à nouveau ouverts la boulangerie, la boucherie et le petit magasin de fleurs.

Mais, elle peut vous indiquer que vous avez en vous un fil particulier pour le contact simple, pour la gratuité, pour la convivialité, pour le service …

A vous maintenant de regarder quelles sont les convictions profondes qui se situent dans tout ce qui vous fait vibrer : que ce soit en positif ou en négatif.

 

En conclusion

 

« L’amour d’une maman, c’est la conviction que ses poussins sont des cygnes ; ce qui est la meilleure façon de donner du moral à des enfants qui sont convaincus d’être de vilains petits canards. »

Pam Brown

Je vous retrouve la semaine prochaine et j’ai pour vous une surprise, donc, à bientôt.


 

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