Est-ce que la souffrance montrée dans les médias vous touche ?

Publié le par processuscroissance--blog.com

Hier soir, sur la chaîne helvétique, deux reportages.

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Le premier parlait des ces hommes, de ces femmes qui sont sans abris et qui cherchent un peu de chaleur, un lit, une boisson chaude ou une soupe dans le froid mordant de cet hiver.

Pas tous des réfugiés ou des sans papiers mais aussi des gens bien de chez nous qui n’ont plus rien, qui ont tout perdu.

Une communauté aux multiples visages et nationalités.

Une communauté visible et invisible.

Le deuxième parlait de la situation en Syrie. Les hôpitaux de fortune, la précarité des lieux pour des opérations risquées. Les médecins qui viennent de partout et qui risquent leur vie à tout moment.

Chaque minute, chaque prise de vue montrait une souffrance bien en-dessous de ce qu’elle est.

Et je me plains qu’il fait froid dans mon appartement

 J’étais assise dans un fauteuil confortable.

Le feu brûlait dans la cheminée m’apportant une douce chaleur.

Ce soir mon lit allait m’accueillir pour un repos paisible.

Demain je me réveillerai sans penser à tous ces hommes, ces femmes qui doivent plier leur couverture et repartir dans la rue. Sans penser à ces hommes qui n’ayant pas trouvé de couchage se sont résigné à marché dans les rues de la ville durant toute la nuit. Sans penser qu’ils allaient attendre que le jour se lève pour enfin pouvoir somnoler dans un coin du hall de gare ou ailleurs.

Je regarde ce reportage qui me parle des sans-abris et du froid.

Ce n’est pas très loin de chez moi … je pourrais dire que c’est tout près …

Je suis touchée et en même temps je fais barrage avec mes émotions. Je ne peux rien faire.

Bien sûr, je pense à des centaines de possibilités qui pourraient être mises en œuvre pour que toute personne puisse dormir dans un lieu chaud et en sécurité.

Bien sûr, je me dis que j’ai de la chance d’avoir une cheminée et du bois pour réchauffer mon appartement traversé par des courants de bise.

Bien sûr, je me dis qu’il y a des personnes qui s’occupent de ces gens. Qu’il y a des associations qui œuvrent pour leur apporter un minimum de chaleur humaine.

Mais je ne peux rien faire pour changer la situation.

Et je critique la politique de la santé

Lorsque le reportage sur la situation hospitalière de la Syrie est venu juxtaposer les visages douloureux des sans-abris, je ne m’attendais pas à me trouver face à une autre souffrance.

Celle-ci en devenait presque palpable.

Des hommes, des femmes, des enfants qui ont besoin de soins et qui sont accueillis par des médecins qui risquent à chaque seconde leur vie.

Des soins qui ne peuvent pas être donné car il n’y a pas de matériel, pas de médicaments, pas de blocs opératoires adaptés.

Des malades condamnés à mourir car il est devenu impossible de leur administrer le traitement nécessaire à leurs cas.

Le bruit des bombes, des fusillades qui éclatent à un jet de pierre …

Une situation qui dure depuis 2 ans et qui semble n’avoir pas de fin.

Mes sentiments au fur et à mesure du reportage : de l’écœurement, de la colère, de l’impuissance.

Je regarde, je vois et je ne peux rien faire.

Je ne comprends pas.

Je ne comprends pas pourquoi on laisse faire.

Je ne comprends pas pourquoi personne ne bouge.

Je ne comprends pas comment il est possible de laisser une telle situation perdurer.

La souffrance montrée peut-elle changer le monde ?

C’est avec cette question que je me suis couchée. Qu’en pensez-vous ?  

Où que vous soyez, en Suisse, en France, en Belgique, au Canada, à l’ile Maurice, au Japon … êtes-vous également des témoins impuissants face à la misère du monde ?  Comment réagissez-vous ?

 

Sur ce blog, j’essaie de vous parler de la vie, de vous accompagner vers plus d’épanouissement personnel. J’aimerais vous poser une dernière question : Quel message de vie aimeriez-vous donner à la souffrance ?

 

Je sais bien que vos commentaires ne changeront rien à la situation, que nous resterons du côté des impuissants … mais peut-être que cela changera quelque chose pour quelqu’un.

Même si mon article aujourd’hui à un goût différent,  je vous souhaite un bon et beau week-end et je vous retrouve prochainement.


 

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micky 01/02/2013 14:07


Sur le moment je me sens trés géné par tant de souffrance, aussi j'ai honte d'être née du bon côté de la planète, honte aussi des puissants qui sont aux pouvoirs et qui leurs font subir
autant d'injustices alors qu'eux mêmes sont bien au chaud.

processuscroissance--blog.com 03/02/2013 10:20



Bonjour Micky,


Merci pour ton commentaire qui, je pense, correspond à ce que ressentent bien des personnes.


Il est vrai que face à la msière nous pouvons avoir honte d'être du bon côté de la planète ... mais au fait, pourquoi avoir honte ? C'est un peu comme dire que c'est de ta faute d'être bien alors
que d'autres ne sont pas bien.


Se sentir dans l'impuissance, avoir de la compassion pour les moins lottis, savoir partager ne serait-ce qu'un peu de chaleur humaine, n'est-ce pas déjà leur ouvrir un horizon plus chaleureux ?


Quand à la honte que t'apporte les puissants ... au fait, n'est-ce pas nous qui les avons élus à la place qu'ils ont ?


Ton commentaire ouvre donc sur une réflexion très large qu pourrait se propager dans tous les milieux.


Bonne journée à toi.



Jea 25/01/2013 10:48


Chère Mad,


Comment réagir à tant de souffrance, tant de jours répétée, à tant d'endroits ?


Ce que je ressens, c'est comme une sorte d'anesthésie, à force de trop.


La surmédiatisation, la surinformation, info ou intox ?


On ne sais plus où on en est à force de trop de tout, tout le temps. Et, petit à petit, on vit à côté de tous ça. Comme si cela ne nous concernait pas.


 

processuscroissance--blog.com 03/02/2013 10:24



Chère Jea,


Merci pour ton commentaire. J'entend bien ta sorte d'anesthésie et c'est sans doute une sorte de maladie qui nous atteint de plein fouet.


En même temps, si la souffrance, la misère n'était pas montrée, notre bonne conscience nous empêcherait de penser qu'elle existe et qu'elle sévit dans toutes les parties du monde.


Le remède n'est-il pas alors de souhaiter que chaque être humain puisse recevoir l'espoir de partager un peu de chaleur, un peu d'amour ?


Bonne journée à toi.