C’est pas votre faute si vous n’êtes jamais content

Publié le par Madeleine Moreau

C’est la faute au serpent qui se mord la queue

Les choses ne vont pas dans le sens que vous aimeriez, tout va de travers, vous n’arrivez pas à voir le bout de vos problèmes …

C’est pas grave, vous avez de quoi vous en prendre à n’importe qui, mais surtout pas à vous.

Vous n’êtes pas content/e de ce qui vous arrive, même si c’est une goutte d’eau dans l’océan, et vous montez aux barricades pour déloger le coupable ou la coupable qui se cache derrière votre mécontentement.

Et plus vous vous approchez de votre mécontentement, plus vous vous retrouvez dans la situation du serpent qui se mord la queue.

Vous nourrissez votre mécontentement comme si vous deviez le gaver pour qu’il devienne encore plus présent, plus gros, plus lourd.

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Il y a de bonnes raisons, il y a surtout les mauvaises raisons

 

Lorsque vous laissez éclater votre ras-le-bol, votre sentiment d’injustice, il y a parfois de bonnes raisons à cela.

C’est vrai quoi …

Vous êtes pour ainsi dire en retard pour votre réunion. Une fois de plus, il n’y a pas de place de parking. Vous tournez en rond, vous faites 36X le tour du quartier, pas une seule place. Cette fois, vous êtes vraiment en retard, et pas qu’un peu, plus de 15mn !

Vous vous garez à la « sauvage », 2 roues sur le trottoir, 2 roues sur la route et advienne que pourra …

Lorsque vous ressortez de votre réunion, qui s’est bien sûr mal passée et qui vous a fait perdre votre temps, vous découvrez un beau cadeau sous vos essuie-glaces, bien protégés en cas de pluie !

Vous l’arrachez et vous adressez un merci rageur à ces flics qui n’ont rien d’autres à faire que de vous coller un pv … ils feraient mieux de s’occuper des délinquants … vous avez raison !

Vous reprenez la route, pas content du tout de la manière dont se déroule votre journée.

Tout va de travers, rien ne va comme il faudrait.

Mais ce n’est pas fini.

Vous prenez votre courrier. Votre taxation définitive des impôts est là, devant vos yeux. Mais bon sang, où allez-vous trouver le fric pour payer ? Pas croyable, les petits paient toujours plus alors que les riches s’enrichissent toujours plus … c’est pas votre faute si vous sentez la moutarde vous monter au nez !

Pour vous calmer, vous vous servez un petit apéro et vous allumez la lélé. La journée a vraiment été pourrie et vous n’avez qu’un désir, l’oublier.

C’est l’heure des infos. D’habitude, vous aimez bien suivre les infos, c’est votre moyen d’être au courant de ce qui se passe dans le monde. Sauf que ce soir, les nouvelles vous font une fois de plus bondir !

Non, mais c’est vrai, quoi … il y a de quoi s’énerver, crier haut et fort que plus rien ne va, que ce qui se passe dans le monde, ben … c’est la faute aux gouvernements, c’est la faute aux économistes, à celle de ceux qui s’occupent de la sécurité, de l’environnement !

Si vous étiez à leur place, ça ne se passerait pas comme ça, vous en êtes sûr.

Vous passez une très mauvaise nuit.

Le lendemain, vous n’êtes pas encore levé que vous commencez à râler sur ce café qui est trop amer, le pain qui n’est plus frais, l’eau de la douche qui a une odeur de pharmacie …

Vous vous énervez parce que, une fois de plus, comme tous les autres matins, ça n’avance pas, il y a des bouchons, des gens qui ne savent pas rouler … c’est la faute à la surpopulation, à ces gens qui viennent d’à côté et qui sont seuls dans leur voiture … comme vous d’ailleurs !

Une fois à votre travail, vous n’aspirez qu’à une chose, qu’on vous fiche la paix … oui, mais le chef se pointe derrière vous et vous demande d’activer votre cadence … c’est sa faute si vous n’êtes pas content de votre travail !

Vous voyez toutes ces bonnes raisons qui font que c’est vraiment justifié si vous n’êtes pas content ?

Allez, je vous remets les 2 pieds sur terre. Il n’y a, dans cette narration de fait, aucune bonne raison de vous mettre dans un tel état.

Sans rire, il n’y a aucune bonne raison !

Relisez la page.

Ça ne vous saute pas aux yeux ? Tout ce qui vient de vous arriver, l’espace de 24 h, vous arrive parce que vous êtes directement l’acteur principal dans cette scène de vie.

C’est un peu comme si vous aviez écrit un scénario sur mesure pour décrire une personne qui n’est jamais contente … sauf que vous ne vous doutiez pas que cette personne, c’était vous !

Je vous rassure, des scénarios comme ça, j’en ai écrit des dizaines, que dis-je, des centaines, avant de réaliser que je pouvais en écrire d’autres.

Dans le prochain article, je vous dirais comment vous pouvez écrire des scénarios pour ne pas continuer de nourrir votre mécontentement.

 

Conclusion

 

Ressentir de la colère, du mécontentement, en avoir par moments par-dessus la tête, c’est tout à fait normal, je dirais même humain.

Par contre, si cela se produit à chaque fois que quelque chose ne va pas comme vous le désireriez, il y a le risque que vous agissiez comme le serpent qui se mord la queue.

Ce serait peut-être le moment de regarder comment vous pouvez ajuster vos réflexes à la réalité et faire face à votre responsabilité.  


 

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Je vous souhaite un beau début de semaine,  à bientôt.


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