Cherche amitié pour 3h

Publié le par Madeleine Moreau

Bientôt dans nos petites annonces et sur la toile

Rubrique Développement Personnel

Au Japon, il est désormais possible de louer un ami, une amie pour un après-midi, une soirée, une journée spéciale.

La solitude apparaît comme une nouvelle maladie, une brèche ouverte dans une société qui compte de plus en plus de personnes qui n’ont ni frères, ni sœurs, ni parents avec qui partager des moments de vie.

Se met alors en place des agences particulières.

Différentes des sites de rencontres, celles-ci permettent de trouver dans un catalogue la personne qui pourrait répondre à un besoin de l’instant.

Bien sûr, ce n’est pas gratuit. L’amitié se monnaie, près de 100 dollars de l’heure !

L’essor est suffisamment important pour que cette nouveauté face le tour des médias.

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Au Japon, on peut louer un ami à l'heure

 

Louer les services tarifés d'êtres humains, cela renvoie à la prostitution. Mais au Japon, il est possible de louer des amis pour aller au cinéma, faire son shopping ou se confier autour d'un café. Quand la solitude fait des ravages.

Les Japonais sont 127 millions, soit près de 350 habitants au km2 (contre 194 habitants au km2 en Suisse). Mais cette densité ne semble pas rapprocher les Nippons dans leurs relations sociales. La solitude est l'un des fléaux régulièrement combattus par les autorités.

Partager un repas et des loisirs, confier ses soucis

Le magazine Courrier International, qui cite un article du quotidien Asahi Shimbun, reprend le témoignage d'un célibataire tokyoïte de 35 ans qui, une fois par mois, retrouve une amie de location.

Il la retrouve dans un quartier branché de la capitale, vont flâner dans des boutiques qui plaisent au client, et ce dernier lui confie ses soucis: «Maman a été hospitalisée». «Ah bon? Vous devez être inquiet!», répond-elle.

Un déjeuner suivi d'une visite de musée et déjà la journée touche à son terme. Chacun repart de son côté, mais le client n'aura pas manqué de régler la note: 31'000 yens (284 francs).

Tout sauf du proxénétisme

Pas question d'aller au-delà de la relation amicale: Client Partners se défend véhément de flirter avec le proxénétisme. Pour elle, il s'agit de mettre en relation des gens qui ont du temps et des facilités à aller vers les autres avec ceux qui ont plus de mal à nouer des amitiés. «Ces personnes n'ont pas confiance en eux, du coup ils vont faire d'avantage attention au regard des autres», explique un employé de Client Partners.

Et la presse nippone fourmille d'autres exemples de Japonais englués dans la solitude et incapables de trouver quelqu'un à qui se confier, avec qui pratiquer ses activités favorites ou s'afficher. Or, si la culture confucianiste pousse de nombreux Japonais à masquer leurs sentiments, la solitude dans les lieux publics reste mal vue. D'où le besoin de nombreux Tokyoïtes de faire appel régulièrement ou ponctuellement à ces amis de location.

Source : http://www.tdg.ch/economie/Au-Japon-on-peut-louer-un-ami-a-l-heure/story/30571406

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La solitude, un phénomène à grande échelle

La solitude est une réalité qui ne cesse de s’agrandir dans les pays et les villes ayant un essor important de productivité.

Plus de personnes - moins d’enfants, plus de travail - moins de loisirs, plus de stress – moins d’espaces verts, etc.

Que ce soit à Genève, à Paris, à Bruxelles ou ailleurs, la solitude fait partie d’une réalité difficile à vivre, à accepter.

Alors, pourquoi pas, pour se sentir mieux, louer les services d’une personne qui peut apporter un semblant d’humanité à sa vie qui semble vide ?

Mais, est-ce vraiment humain ? Est-ce la seule chose qui reste possible pour se sentir vivre en relation ?

Difficile de répondre à cette question.    

L’être humain est avant tout un être relationnel

Il n’est pas fait pour vivre seul, sans liens, sans les autres.

C’est sans doute l’une des raisons qui le pousse à créer des substituts pour se sentir moins seul.

Je rencontre souvent des personnes qui me partagent leurs souffrances liées à la solitude – avoir personne avec qui partager un moment de complicité – se retrouver seul/e dans un lieu public sans que personne ne vienne les saluer – crainte de mourir dans l’indifférence des personnes qui vivent dans le même immeuble – devoir débourser plus pour une chambre sous prétexte qu’elles sont seules – etc.

Des souffrances qui au fil des années deviennent insupportables.

Il n’y a pas vraiment de recettes qui puisse les aider à accepter leur solitude, à faire avec, à trouver comment vivre leur réalité sans entrer dans une déprime.

La personne qui est seule EST SEULE … il faut l’entendre.

Pourtant, je reste convaincue qu’il y a plein de choses que nous pourrions promouvoir dans nos réseaux relationnels et SURTOUT si nous ne souffrons pas de la solitude … par exemple :

Saluer

Sourire

Parler

S’intéresser à l’autre

Inviter

Demander

La personne qui souffre à cause de sa solitude, souffre également de voir que personne ne la salue, ne s’approche pas d’elle pour nouer le contact.

Elle souffre de voir des groupes qui parlent, semblent être bien ensemble, sans faire attention à sa présence.

Elle souffre dans sa solitude car elle pense qu’elle n’intéresse personne, qu’elle est invisible, qu’elle ne vaut rien. Son manque de confiance, d’estime d’elle-même ne sont que la partie visible de son monde intérieur.

Elle souffre car elle n’a pas la force de demander et reste dans l’attente qu’un autre vienne à elle pour lui demander un service, un conseil, un coup de main.

Elle souffre de passer ses week-ends seule, sans personne à sa table et sans personne à qui parler.

Toute cette souffrance pourrait être moins grande si nous lui accordions l’importance qu’elle a.

A vous de jouer

Vous connaissez une personne qui souffre de solitude ? Et si vous mettiez, durant cette semaine, une action envers elle ?

Vous souffrez de votre solitude ? Et si vous en parliez ouvertement aux personnes qui peuvent vous entendre ?

 Je vous souhaite un bon début de semaine, à bientôt.


 

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