Dans ma tête je pense … mais je n’arrive pas à agir : "Docteur est-ce grave ? "

Publié le par processuscroissance--blog.com

  

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 « Il y a déjà pas mal de temps que je pense que ce serait bon pour moi de faire quelque chose pour briser l’angoisse de ma solitude. Mais voilà, j’y pense et je reste sur mon canapé sans rien faire. »

«  Depuis 3 ans je me dis qu’un jour je prendrais un cours de cuisine. Je me dis que cela pourrait m’aider à commencer à cuisiner plus sainement et à réguler mon diabète. Mais voilà, je continue d’acheter du pré-cuisiné. »

«  Bien sûr que j’ai envie de changer de boulot. J’en peux plus dans cette boîte où il n’y a aucune perspective. J’ai créé tout un dossier. Je sais ce que je voudrais. Et les mois, les années passent sans que je ne prenne le temps de m’arrêter sur les petites annonces, sans me décarcasser pour trouver le job qui me plairait. »

Vous devez vous dire : encore un sujet qui traite de la procrastination.

Vous avez raison d’un certain côté.

Cependant ce sujet, je vais le traiter différemment.

Inutile de culpabiliser un peu plus les acteurs concernés. 

Inutile de continuer à vous culpabiliser et à lire tous les livres qui traitent du mal dont vous souffrez pour vous en sortir.

Ce sujet est ma contribution au festival inter-blog de à la croisée des blogs, organisé par developpementpersonnel.org. Il s’agit de la 48e édition, qui est organisée par Mathieu du blog Penser et Agir.

Le thème de ce mois ci est : Penser et Agir, à quel moment devez-vous passer à l’action ?

http://www.penser-et-agir.fr/penser-et-agir-passer-a-laction/

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Une tête qui pense, un cerveau qui se met en vacances !

Nous avons tous et toutes une tête bien pensante.

A tout moment, quelle que soit la situation, vous pensez … Vous rêvez … Vous imaginez … Vous construisez des châteaux en Espagne …

Vous pensez au jour où … Vous pensez aux actions qui seraient à mener pour surmonter vos difficultés … Vous élaborez des plans susceptibles de vous faire traverser le vide, le néant dans lequel vous vous trouvez. 

Et puis l’eau continue de couler sous les ponts.

Entre la pensée et l’action, rien ne se passe. Il n’y a pas de connexions.

Alors vous vous dites que vous vivez une sorte de procrastination. Vous faites partie de ces gens qui remettent à plus tard ce qu’ils aimeraient faire.

Cela n’empêche pas que vous continuez en toute conscience ou sans conscience de vous bastonner, de vous culpabiliser d’être aussi faible, de ne rien faire pour changer la situation.

Et comme c’est encore moins confortable pour vous, vous avancez les meilleures raisons du monde pour donner le change et l’illusion que vous ne pouvez rien faire contre cette infirmité qui vous ronge à l’intérieur.

 Se donner des excuses, est-ce une solution ?

Parce que le chapelet d’excuses, c’est la 1ère chose qui est mise en avant par les acteurs concernés.

L’un après l’autre chacun y va de son leitmotiv :

  • J’voudrais bien, mais j’peux pas …
  • C’est pas le bon moment …
  • J’ai déjà essayé, ça n’a pas marché …
  • Il faudrait que je sois mieux pour faire quelque chose …
  • C’est toujours moi qui dois faire le premier pas …
  • C’est pas juste
  • Oui, je sais mais entre ce que je sais et ce que je fais il y a un fossé …
  •   

Bon, vous l’avez compris, se lamenter, trouver les meilleures excuses ne sert à rien !

 Construisez une connexion entre la pensée et l’action

Si entre votre tête qui pense et votre cerveau qui se met en vacances vous laissez les choses en l’état, vous n’avancerez pas !

Pour pouvoir agir, il vous faut une connexion interne.

  

Penser et agir

Un processus à vivre

Vous pensez à ce que vous devriez faire … à ce que vous aimeriez atteindre … à ce qu’il vous faudrait changer … à ce qui serait bien que vous réalisiez …

Cela montre qu’il y a en vous des aspirations, des projets, des désirs.

Pour aller plus loin, il est important que vous établissiez des connexions pour franchir les différentes étapes qui vous mèneront vers la réalisation.

Vos pensées vous devez les convertir en :

 Réflexion et en raisonnement

  •  C’est quoi l’origine de votre pensée ?
  •    Elle s’enracine où ?
  •    Qu’aimeriez-vous vivre ?

 Compréhension de ce qui est, de ce que vous désirez

  •         Qu’est-ce qui vous aiderait à concrétiser votre pensée ?
  •         Quel objectif aimeriez-vous atteindre ?
  •         Qu’est-ce que cela changerait dans votre vie ?
  •         Quelle importance accordez-vous à votre pensée ? (sur une échelle de 1 à 10)
  •         Que gagneriez-vous si vous réalisiez votre pensée ?

Faire des choix et décider

  • Entre ce que vous vivez actuellement et ce que vous aimeriez vivre, quels sont les choix qui s’imposent en vous ?
  •  Par quoi pouvez-vous commencer ?

Il se peut que plusieurs choix se présentent. En choisir un vous donne plus de chance de passer à l’action.       

  •  Quel délai vous donnez-vous ?

Passer à l’action

  • Vous avez atteint la fin du processus. Il vous reste à passer à l’action. C’est-à-dire à mettre en œuvre le début de votre pensée.
  • Vous pouvez commencer à agir pour atteindre votre objectif.

Allez-y … pas après pas. Commencez par quelque chose de simple, à votre portée et appuyez-vous sur vos réussites pour aller plus loin.

 Pour mieux comprendre le processus

La pensée

M. n’avait jamais pris le train seule. A plus de 50 ans elle se sentait paralysée rien qu’à l’idée de demander un billet et de se rendre sur le quai.

Longtemps elle a rêvé qu’un jour elle arriverait à surmonter sa peur. Elle s’est imaginée qu’elle osait acheter un billet, monter dans le train et arriver à une destination prévue.

Elle n’arrivait pas à franchir le pas. Elle se donnait toutes les excuses possibles pour retarder une fois de plus le moment où elle oserait le faire.

Réfléchir et raisonner

Un jour, elle a réalisé que sa peur s’enracinait dans le risque d’être agressée.

Cette peur était celle d’une petite fille, pas celle de la femme mûre qu’elle était devenue.

Comprendre et se comprendre

Elle a commencé par apprivoiser sa peur pour comprendre pourquoi elle avait ces réactions viscérales.

Envisager de prendre le train seule c’était comme risquer de se jeter dans la gueule du loup. Sa peur s’était sclérosée au point qu’elle se sentait en sécurité lorsqu’elle voyageait avec quelqu’un.

A 10 ans elle ne pouvait pas se défendre. A 30 ans, elle n’était pas suffisamment solide pour faire face à sa peur. A 50 ans elle se sentait suffisamment autonome pour surmonter sa peur.

Choisir et décider

Elle a choisit de se rendre par ses propres moyens, c’est-à-dire seule, à un rendez-vous.

Elle a décidé que ce serait à telle date.

Elle en a parlé à la personne chez qui elle se rendait.

Passer à l’action

Le jour J, c’est seule qu’elle s’est rendue à la gare. Elle a acheté son billet et s’est rendue sur le quai.

Grâce à son natel, elle a envoyé des sms où elle disait où elle en était de sa démarche.

Depuis, elle ose prendre le train, elle ose se rendre seule à un spectacle, elle ose vivre son autonomie.

Et vous ?

 Quand et comment allez-vous mettre en œuvre les objectifs que vous vous fixez ?

 Quand allez-vous oser réaliser ce qui vous tient depuis si longtemps à cœur ?

Quand allez-vous passer à l’action pour ne pas laisser vos pensées rester des rêves irréalisables dans votre tête ?

 

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Commenter cet article

Lionel 21/02/2017 06:16

Bonjour
Je suis dans le même cas et je suis déjà suivi. Le diagnostic est très vague voire n'existe pas
Moi je veux savoir comment faire concrètement et surtout pourquoi on le fait parce que sinon j'ai toujours l'impression de faire quelque chose sans raison et ça ça me dérange énormément
Je vous souhaite une bonne journée

Danièle de forme et bien-être 17/09/2012 09:41


Bonjour,


Chacun a tellemnt de pensées que pour faire le tri des bonnes et des moins bonnes n'est pas toujours facile.


Personnellement, le matin, juste au moment où j'émerge du sommeil, des idées arrivent de mon inconscient. La plupart du temps ce sont vraiment de très
bonnes idées et je suis obligée de me lever pour les noter sinon je ne m'en souvient plus.


A chaque fois que j'ai menée à bien une de ces idées, cela a toujours été une résusite.


Si je ne concrétise pas, il ne se passe rien.


Bonne journée.


Danièle


 

processuscroissance--blog.com 17/09/2012 10:13



Bonjour Danièle,


Oui, c'est souvent au réveil que les idées émergent. Les accueillir est un bon moyen pour regarder celles qui méritent d'être mises en oeuvre, donc pour agir efficacement.


J'aime bien lorsque tu dis que les noter permet de ne pas les oublier. Encore faut-il se donner le temps de relire ses notes !


Si tu ne concrétises pas une idée, il est vrai qu'il ne se passe rien ... Tu ne sais simplement pas ce que cela t'aurait apporté. Mais si c'est une pensée qui te pousse en avant, aucun risque,
elle reviendra te visiter demain et après-demain et les jours suivant.


Le fait de les noter peut ainsi te permettre de repérer facilement celles qui sont récurentes et mérite une attention particulière.


Bonne journée à toi.