De quoi nous handicaper toute la journée

Publié le par processuscroissance--blog.com

Nous aimons quand tout fonctionne parfaitement, c’est-à-dire lorsque nous pouvons agir en toute quiétude. Puiser dans notre confiance en la vie, regarder en avant sans avoir peur de rien.

Nous n’aimons pas avoir  peur. 

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crédit : fromdigital.com

Lorsqu’elle surgit, nous sommes comme un petit enfant qui craint le monstre qui dort sous son lit ou qui se cache dans son armoire.

La plupart de nos peurs ne sont en fait pas réelles. Elles sont une conséquence de notre mental qui se met à échafauder toute sorte de scénario catastrophique à partir d’une situation qui touche fortement notre sensibilité.  

La peur et tous ses composants ont cette faculté de nous paralyser, de faire de nous des handicapés qui n’arrivent plus à bouger face à une impression de danger.

L’émotion est forte, puissante, ravageuse dans certains cas.

Plus elle est présente et moins nous l’acceptons.

Nous essayons de l’ignorer, de la canaliser, de passer par-dessus la laissant ainsi prendre plus d’ampleur.

Les maux handicapants

Avoir peur, ressentir de la peur, craindre quelque chose est un réflexe de survie.

Imaginons que vous êtes sur un chemin par un bel après-midi d’été. Soudain l’orage éclate. Autour de vous il n’y a aucun abri et vous savez qu’il serait dangereux de vous abriter sous un arbre. Vous commencez à avoir peur … vous tremblez … vous cherchez une solution pour rester calme …

Des récits vous reviennent en mémoire. On a tous et toutes des anecdotes qui racontent comment tel ou tel a été foudroyé.

Les éclairs, le bruit du tonnerre même si vous essayez de rationnaliser le flux de votre sensibilité vous font ressentir une peur sournoise qui va s’atténuer au fur et à mesure que l’orage s’éloigne.

La peur que vous venez de ressentir est une « bonne » peur. Elle vous a permis de ne pas courir vous abriter sous un arbre.

Imaginons à présent que vous entendez à la radio une alerte de prudence face à la recrudescence des pickpockets dans la région.

La police vous invite à ne pas laisser d’objets de valeur dans votre voiture, à fermer vos portes, à ne pas mettre votre porte-monnaie à l’arrière de votre jeans …

Vous devenez vigilants. Vous faites attention.

Mais dès que quelqu’un vous frôle ou s’approche trop de vous, votre cœur s’emballe. Vous avez peur et vous pensez que cette fois-ci vous n’échapperez pas au vol.

La peur ressentie n’est pas vraiment ajustée.

Avant cette alerte à la radio, vous n’aviez aucune crainte des personnes qui vous frôlaient. Maintenant vous craignez une attaque à votre encontre.

Vous venez de « fabriquer » une peur fantôme.

Les peurs fantômes peuvent se décliner sous plusieurs états émotionnels. En voici quelques uns :

ü Vous vous sentez tendu, tendue.

C’est un peu comme si tous vos muscles se rétractaient dans l’attente d’une confrontation inévitable.

Inconsciemment vous vous mettez en position de défense face à quelque chose que vous n’arrivez pas à cerner.

ü Une situation vous met dans un état de crainte. Vous êtes soucieux, soucieuse.

Vous ne savez plus si vous pouvez faire confiance, vous faire confiance.

Les choses vous échappent. Vous avez peur de perdre le contrôle.

Vous êtes entrain de vous faire du « mauvais » sang.

ü Il peut arriver dans certaines situations de vous sentir   sous pression, sur vos gardes.

En adéquation dans certains cas, ce comportement peut également survenir en inadéquation.

Une peur vient de s’insérer dans votre sensibilité.

Se sentir sous pression ou se vivre en étant sur ses gardes est un système de défense où vous tentez de protéger quelque chose qui est important pour vous.  

ü Face à des choses nouvelles ou à des défis nouveaux qui s’invitent dans votre horizon, vous pouvez vous sentir : alarmé/e, craintif/ve, anxieux/se.

Ce que vous ne connaissez pas, ce qui n’est pas encore de l’ordre d’une expérience vécue peut engendrer ces états émotionnels.

Vous ne connaissez pas la répercussion que cela aura dans votre vie.

Vous doutez de la réussite.

C’est pareil pour les défis nouveaux et même ceux que vous vous donnez à nouveau.

ü Il existe d’autres états pour traduire des peurs plus puissantes, plus envahissantes. Par exemple, se sentir : bloqué/e, angoissé/e, épouvanté/e, paniqué/e, horrifié/e, terrorisé/e.

Autant de termes qui vous mettent au cœur d’une peur intérieure importante.

Là aussi, ce qui accompagne peut très bien être ajusté à la situation.

Il y a cependant d’autres situations qui ne devraient pas vous mettre dans un état aussi perturbé.

Lorsque ce n’est pas le cas, c’est bel et bien une peur fantôme qui vous habite.

Une peur fantôme qui vous paralyse et risque fort de vous handicaper dans tout ce que vous désirez entreprendre tant qu’elle ne sera pas reconnue.  

ü D’autres états peuvent toucher votre besoin de sécurité et nourrir des peurs plus sournoises, comme : se sentir sans sécurité, désorienté/e, déboussolé/e.  

Le besoin de sécurité, de se sentir en sécurité est quelque chose de très présent en nous.

Selon la manière dont ce besoin a été entendu dans notre vie il peut susciter des peurs ou au contraire une confiance en la vie.

Tous ces états qui traduisent des mouvements possibles de peurs peuvent être des réflexes ajustés à la réalité.

Ce n’est que lorsqu’ils ne sont pas ajustés à la réalité qu’il pourrait être bon de regarder si il n’y a pas derrière quelques fantômes qui prennent plaisir à nous faire « peur ».

Derrière la peur se cache souvent des aspirations nobles

Ressentir la peur, avoir peur sans qu’il y ait réellement danger peut être un message pour vous dire qu’il y a derrière elle une aspiration vers laquelle vous tendez.

Aspirations qui peuvent être : avoir confiance en vousvivre vos rêves – aller au bout de vos projets – vivre en ayant une bonne estime de vous – avancer sereinement dans votre vie – etc.  

Entre nous … le petit plus du coach …

La peur n’est pas une mauvaise chose. Elle peut vous protéger. Elle peut également vous nuire car elle vous paralyse, elle vous handicape.

Lorsque vous vivez un des états mentionnés ci-dessus :

Ø Est-ce une peur ajustée ou une peur fantôme ?

Ø Cette peur fantôme, elle vient d’où, qui me l’a transmise ?

Ø Ne pas me laisser paralyser par elle me demande de faire quoi ?

Essayez de donner une réponse à ces questions la prochaine fois que vous sentirez la peur vous envahir.

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Cet article vous a-t-il apporté des pistes pour différencier ce qui est de l’ordre d’une peur « normale » ou d’une peur « fantôme ?

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Tremble 12/06/2013 10:15


Brr ... tout à fait mon portrait à certaines heures ! Merci de m'aider à apprivoiser ces états glauques ¨

processuscroissance--blog.com 12/06/2013 13:23



Bonjour Tremble,


Très bon pseudo à en juger à ton commentaire.


Heureuse de pouvoir t'aider à apprivoiser ces états glauques avec le souhait que peu à peu ceux-ci prennent de la distance et te permette de vivre à 100% sans avoir peur d'oser la vie.


Bonne journée à toi.


Madeleine