Donner du sens à nos humanités

Publié le par processuscroissance.over-blog.com

 

« Tout se trouve en vous.  Ecoutez en dedans de vous-même et  suivez les  directives de ce guide intérieur ».

Sathya Sai Baba

Faire de ses rêves sa vie ... ce n'est pas s'asseoir et attendre que nous soit donné ce que nous désirons profondément.

Il m'arrive de rencontrer des jeunes qui se trouvent en difficulté scolaire. Ils sont exclus du gymnase, ils n'arrivent pas à suivre un apprentissage et ils errent dans les rues, les grandes surfaces, en quête de quelque chose sans trop savoir quoi. Ils sont généralement en révolte contre la société, contre ce monde qui leur promet la prospérité et qui n'a rien à leur offrir. 

Certains d'entre eux n'attendent qu'une chose, le jour où ils entreront à l'armée, à l'école de recrue (ce qui est, souvent le cas, en Suisse). Là, ils attendent la fin du service pour avoir l'envie de faire quelque chose de leur vie. Lorsqu'ils reviennent à la vie civile, ils n'ont pas plus de points de repères, de valeurs sur lesquelles s'appuyer. Alors, ils attendent. Ils ne cherchent pas, ils attendent. Ils sont déjà vieux avant d'avoir vécu ! 

Triste tableau que nous aimerions pouvoir effacer ... Il suffit de regarder pour se rendre compte de la détresse qui frappe une partie de la jeunesse. Oui, bien sûr, ce ne sont pas tous les jeunes, ce sont quelques uns parmi eux ... c'est encore trop !  

Je parle de la jeunesse. Il y a aussi des adultes qui sont comme eux. Des hommes, des femmes qui ont commencé à construire leur vie. Plusieurs ont créé une famille puis ont dénoué les liens. D'autres ne retrouvent plus de travail après la fin du chômage. Il leur manque quelque chose. Il  leur manque cette étincelle qui leur montrera qu'ils peuvent donner du sens à leur vie, qu'ils en ont le pouvoir.

Il est difficile de se servir de ce pouvoir quand tout fiche le camp, quand il n'y a plus d'espoir, du moins on le ressent ainsi. Quand les amis tournent le dos, quand la société détourne le regard.

Il suffit parfois d'une personne qui va à leur rencontre, qui entend leur détresse. Mais cela est dérisoire, l'accompagnement demande du temps, les structures ne sont pas mises en place. Je parle des structures intérieures, des solidités intérieures. La personnalité n'est pas construite ou a éclatée en milliers de morceaux qui se sont éparpillés dans leur coeur.

Je rêve que des structures se mettent en place pour leur permettre de conscientiser les changements possibles. 

Il est vrai que nous inventons de multiples orientations pour éviter une épidémie de pauvreté. Nous apportons de l'aide sociale, nous ouvrons des centres, nous créons des structures qui ressemblent à des prisons pour les personnes qui y entrent. Mais dans quel but ? Quel est le sens de tout cela ? 

Je continue de croire que tout être humain a le droit et le pouvoir de se mettre debout, de réaliser sa vie, de donner du sens à l'orientation qu'il prend.  Il n'y a pas à inventer un monde nouveau, mais à apprendre à cohabiter dans le monde et, parfois, à accepter la différence de l'autre et lui tendre la main lorsqu'il en a besoin, à le regarder comme un égal à soi, à lui donner ce sourire qu'il attend. Peut-être, est-ce là l'étincelle tant recherchée.

 

 

 

 

     

 

 

  

Publié dans Archives 2011

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Annie 29/04/2011 09:51



Très beau, et belle écriture!