Fuir face à un problème

Publié le par processuscroissance--blog.com

Un comportement destructeur

Lundi je vous parlais de certaines attitudes que nous adoptons pour nous protéger face à la crainte, la peur, la méfiance et le regard des autres.

Aujourd’hui je vais vous parler d’autres attitudes que nous pouvons observer ou que vous pouvez observer en vous lorsqu’il s’agit de faire face à un problème :

Ø Ne pas faire face à son problème

§  Se dérober dès qu’une insatisfaction arrive

§  Se voiler la face

§  Faire l’autruche

§  Laisser s’échapper des paroles malheureuses

§  Trop en faire

Au premier abord vous pourriez vous demander si tout cela est vraiment des comportements de fuite.

Regardons cela de plus près …  

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Ne pas faire face : une fuite en avant

Lorsqu’un problème se pose, la réaction adéquate est de rechercher qu’elle en est la cause, de regarder comment il est possible de le résoudre.

Cela demande une capacité à prendre du recul, à regarder la situation, à s’interroger.

Tout le monde n’y arrive pas.

Le problème devient alors une montagne infranchissable.

Ne pas faire face à ses problèmes c’est fuir la réalité telle qu’elle est. C’est trouver des coupables qui, souvent, n’ont pas tous les torts. C’est transmettre à d’autres le problème pour qu’ils le résolvent à notre place.

Certaines personnes vont essayer de les écarter comme s’ils n’existaient pas. « Non, non, il n’y a pas de problème … » et tenter de continuer à vivre sans tenir compte du problème.

D’autres sont conscientes qu’il y a un problème ou plusieurs problèmes. Elles sont conscientes que quelque chose de va pas, ne joue pas.

Elles ne font rien pour essayer de résoudre la situation. Elles se positionnent dans un rôle de victime, se sentent victimes d’une injustice ou d’un complot.

Fuir ses problèmes n’est pas une solution.

Si la pression intérieure diminue quelque peu, elle s’accentue par la suite et peut devenir si puissante qu’il sera de plus en plus difficile de faire face.

De plus, cette pression qui est là va permettre l’éclosion d’autres symptômes facilement repérables :

ü manque de sommeil ou perte de sommeil

ü prise de poids ou perte de poids

ü crises d’angoisse

ü état de stress

ü mal de ventre

ü douleurs articulaires

ü

Autant de symptômes qui vont devenir à leur tour un problème.

Si la personne a prit l’option de fuir face à ses problèmes, elle se verra alors en mauvaise santé et finira par en vouloir aux médecins qui n’arrivent pas à la guérir, qui ne la comprennent pas, qui ne savent pas ce qu’elle a, etc …

D’autres symptômes peuvent apparaître :

ü difficultés relationnelles avec son milieu professionnel ou familial

ü non-envie d’entreprendre des choses qui peuvent faire du bien

ü non-goût pour des activités extérieures

ü repliement sur soi

Là aussi, la personne risque d’accumuler d’autres problèmes.

Les difficultés relationnelles elle en reporte la faute sur ses collègues de travail ou sur son environnement proche. Les autres ne la comprennent pas, deviennent méchants, font tout pour la fuir …

La non-envie d’entreprendre ou de faire quelque chose qui fait du bien devient plus forte, plus présente. « ça ne sert à rien … rien ne m’intéresse … je n’ai pas envie … »

Le non-goût pour des activités extérieures s’amplifie. Ce qui pourrait être un ressourcement apparaît comme quelque chose d’impossible. La personne est tellement mal en elle qu’elle ne supporte plus le contact avec la nature, avec le divertissement.

Elle se replie alors sur elle.

Cela peut conduire à une forme de dépression plus ou moins grave.

 Ces comportements qui sont signes d’une fuite possible

§  Se dérober dès qu’une insatisfaction arrive

§  Se voiler la face

§  Faire l’autruche

§  Laisser s’échapper des paroles malheureuses

§  Trop en faire

Etre insatisfait, se sentir insatisfait, cela arrive souvent.

« Je ne suis pas trop satisfait de cette situation » … « La solution adoptée ne me satisfait pas vraiment » … « Je ne trouve pas vraiment de satisfaction dans cette activité » …

C’est le contraire du bonheur.

Et comme c’est justement le bonheur qui est recherché, se laisser ressentir l’insatisfaction devient un exercice difficile.

Ne pas être satisfait d’une situation peut conduire la personne à se trouver des excuses pour ne pas se rendre à un rendez-vous, pour repousser une échéance. Elle se dérobe.

Ne pas être satisfait d’une solution adoptée peut pousser la personne à ne pas s’engager dans un projet, dans une prise de décision. Elle se dérobe

Ne pas trouver de satisfaction dans une activité peut engendrer de la tristesse, une non participation, du refus de faire les choses. La personne se dérobe en « faisant la gueule », en « boudant » sans pouvoir dire qu’elle n’aime pas cette activité.

Se voiler la face

Il y a des vérités qui sont difficiles à accepter.

Que ce soit une vérité que l’on découvre sur soi ou sur quelqu’un met en échec l’image que l’on a.

La tactique qui est alors adoptée dans bien des cas, est de se voiler la face, c’est-à-dire, de ne pas reconnaître ce qui est.

C’est fuir la vérité, une vérité qui apparaît car elle risque de mettre en péril une croyance, une habitude, une relation.

Faire l’autruche

Une image qui est bien connue. Comme celle de se mettre un sac sur la tête.

L’image est tellement parlante que point n’est besoin de décrire plus loin le comportement.

C’est fuir ce qui est. … le moment présent, les sentiments qui submergent, le ressenti, les solutions qui pourraient être possible, etc. …

Laisser s’échapper des paroles malheureuses

Une autre attitude qui peut traduire la fuite.

Elle apparaît souvent au moment d’un débordement sensible.

La personne adresse alors des paroles qu’elle n’aurait jamais prononcées autrement. Ces paroles peuvent être un jugement injustifié, un reproche inadapté ou un morceau d’un secret, d’un non-dit.

C’est une fuite. La personne tente de fuir devant quelque chose qui lui fait mal. Inconsciemment, la plupart du temps, elle croit qu’elle se sentira mieux si elle arrive à toucher la sensibilité de l’autre.

Trop en faire

C’est vraiment la fuite en avant.

Il y a des fuites qui sont des reculs, comme le repli sur soi. Il y a celles qui propulsent en avant.

Face à un problème certaines personnes vont avoir tendance à foncer dans un plus de travail, à faire des heures supplémentaires, à accumuler les activités.

Elles n’ont qu’un but … avancer coûte que coûte … et ne pas s’arrêter sur le problème.

Comment arrêter la spirale de la fuite ?

Si nous pouvions vivre dans devoir faire face à toute sorte de problèmes, qu’est-ce que ce serait bien …

Oui, mais ce n’est pas le cas.

La vie nous demande de devenir des êtres responsables. Un problème peut nous permettre de devenir plus responsable de ce que nous désirons dans notre vie.

Trois questions pour stopper la spirale :

Ø Au plus profond de moi, qu’est-ce que je désire vraiment ?

Ø Qu’est-ce que je suis prêt, prête à perdre pour que le problème soit résolu ?

Ø A quoi est-ce que cela m’engage ?

Réfléchissez-y …

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Je vous souhaite une excellente journée et je vous dis à bientôt.


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