Il me manque l’essentiel

Publié le par Madeleine Moreau

Quand mon bonheur tient à ce que je n’ai pas

Voici la suite de mon dernier article : « J’ai tout pour être heureux, mais… »

Il me manque l’essentiel !

Revenons à cet essentiel, ou, du moins, à ce qu’il pourrait représenter dans votre vie.

Que représente-t-il pour la personne qui pense ne pas l’avoir ?

Si l’essentiel doit se trouver à l’extérieur de sa vie, comme par exemple : une sécurité d’emploi, un bon salaire, un compagnon ou une compagne pour la vie, une belle maison, des enfants, la santé, la jeunesse, des amis, etc…, il sera difficile de se sentir heureux sans cet essentiel.

Si il est perçu comme quelque chose qui doit se gagner, comme par exemple : réussir dans la vie, avoir un certain charisme, être reconnu et estimé, être en forme, avoir un certain confort, etc…, le bonheur restera hors de portée dès l’apparition d’un conflit personnel ou relationnel.

Certaines personnes placent l’essentiel dans ce qu’elles n’ont pas et voudraient avoir, sans réussir à accepter leur réalité quotidienne.

D’autres aimeraient tout simplement n’avoir aucun problème, tout recevoir sans avoir à donner.

C’est un essentiel utopique.  

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L’essentiel se trouve en vous

L’essentiel ne se situe pas à l’extérieur de nos vies, ce n’est pas de l’ordre du « J’y ai droit … », «  Je voudrais … », « Si j’avais … ».

L’essentiel se situe au cœur même de nos vies.

L’essentiel n’est-ce pas de réaliser chaque matin que l’on s’est réveillé et de se dire : Je suis vivant/e – Je suis en-vie.

Nous nous sommes tellement habitués à penser qu’il serait ou était normal d’avoir un toit, un travail, un salaire adéquat, des relations, une sécurité, que nous avons quelque peine à quitter le cliché du bonheur acquis par le confort matériel.

Que quelque chose vienne érafler le cliché, notre aptitude à nous sentir heureux vole en éclats.

L’essentiel, la vie.

La vie qui nous est donnée, la vie que nous nous donnons, le sens que nous désirons vivre.

Si demain, tout ce à quoi nous tenons nous était enlevé, il nous resterait quoi ? La vie !

Et nous trouverions des ressources nouvelles pour reconstruire, pour avancer, pour vivre.

Le cliché du bonheur perpétuel

Qui n’aimerait pas se sentir heureux/se pour toujours ?

Qui n’aimerait pas trouver chaque matin sa dose de bonheur pour toute la journée ?

C’est un rêve, un cliché, une croyance que de croire cela.

Nous ne sommes psychologiquement pas construits pour le bonheur éternel, le bonheur une fois pour toutes.

Nous sommes psychologiquement construits pour vivre.

Le bonheur, le sentiment de se sentir heureux, heureuse, c’est quelque chose qui nous est donné en plus, par petites doses, parfois une grande dose, mais qui ne cesse de venir, de repartir.

Cela fait partie de notre condition humaine.

Il n’y a, à vrai dire, aucune recette pour mettre en conserve le bonheur. Aucun truc à inventer pour éloigner ou éradiquer les peines de cœur, les difficultés de la vie, les évènements douloureux.

Dans le prochain article, nous verrons comment notre conscience de la vie peut nous aider à cultiver nos moments de bonheur.   


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