J’ai tout pour être heureux, mais ….

Publié le par Madeleine Moreau

Il me manque l’essentiel

Cette semaine, si nous faisions ensemble un bout de route pour regarder cette notion du bonheur, ça vous dirait ?

« J’ai tout pour être heureux, mais …. » « Ça va bien, mais … » « A part ça, tout va bien … »

Ces réflexions, vous les entendez régulièrement, peut-être sont-elles également les vôtres.

croissance

C’est un peu comme si nous avions peur d’être vraiment heureux, ou, comme s’il n’était pas possible de se sentir heureux lorsque des tracasseries traversent notre quotidien.

Il y a quelques jours, je partageais à une amie les désagréments subis dans le secteur informatique … hé oui, rien n’est encore réglé aujourd’hui … avec quelques soucis de santé pour couronner le tout. Elle m’a demandé : « Mais toi, comment tu vas ? » « Mais je vais bien ! »

Et c’est vrai que je vais bien. Ces tracasseries n’ont pas de pouvoir sur ma capacité à me sentir heureuse, à vivre mon réel dans ce qu’il est.

Bien sûr, si je commençais à laisser tout ce qui m’embête prendre toute la place, je serais au bord de la dépression.

Quelques instants auparavant, je parlais avec la secrétaire médicale qui me disait : « Est-ce qu’on sait encore ce que ça veut dire : se sentir heureux ? »

Elle venait de lire un livre qui démontrait comment la manière d’aborder la vie, ici en Europe et là-bas en Amérique, induisait une image différente du bonheur.

Ici, on n’arrête pas de dire : « Je vais vite … je fais vite … il faut vite … je le fais tout de suite … j’en ai pour une seconde … »

Mais, ce n’est jamais assez vite, il n’y a jamais assez de temps, il n’y a plus de temps pour respirer.

Résultat, on vit dans l’urgence et comme on n’arrive pas à être à la hauteur, on se réduit.

En Amérique, c’est le contraire ! Bon … à voir, je ne suis pas vraiment sûre … la survalorisation fait également passer à côté du bonheur … (c’est mon avis personnel).

Vous voyez, parler simplement du bonheur, ce n’est pas si évident, parce que, il y a toujours quelque chose qui essaie de prendre sa place.

J’ai tout pour être heureux, mais…

Commençons par cette expression, si vous le voulez bien.

Comment est-il possible d’avoir « tout » et de ressentir qu’il manque quelque chose ?

Et, que représente, concrètement, ce « mais » qui empêche de se sentir heureux ?  

C’est vrai, il fait un temps superbe, mais … il faudrait quand même un peu de pluie …

Oui, c’est vrai, j’ai de la chance d’avoir un travail fantastique, mais … avec les temps qui courent …

Oui, mes enfants obtiennent de bons résultats scolaires, ils grandissent bien, mais … la crise d’adolescence approche et …

Vous voyez l’importance que prend alors ce « mais … »

En quelques millièmes de seconde, il vient de marquer un but !

Et si vous bannissiez les « mais … » de votre langage ?

Vous avez quelques jours pour prendre conscience de toute les fois où vous terminez vos phrases par un « mais… »

Essayez alors de rectifier la trajectoire de votre pensée : « Par quoi, par quel mot, plus positif, pourriez-vous remplacer ce mais … ? »

Dans les articles suivant, nous reviendrons sur cet essentiel qui semble être aux abonnés absents.

Vivez un bon début de semaine, et restez attentif/ve aux moments de bonheur qui vous sont donnés.


 

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