J'y peux rien, j'ai toujours été comme ça !

Publié le par processuscroissance--blog.com

Il est possible de changer ses mauvaises habitudes

Vendredi soir Sylvie a quelque chose d’important à nous transmettre.

« Je voulais vous rencontrer pour … »

Nous sommes à l’écoute,  cela fait un certain temps que nous sentons qu’il y a quelque chose qui a changé en elle.

« pour … » « Tu vas de nouveau nous parler de tes difficultés à trouver un homme ? »

Chantal comme à son habitude sait déjà de quoi notre amie va nous parler.

D’ailleurs, elle est toujours comme ça. Sans cesse à couper la parole. Elle sait avant nous ce que nous allons dire.

« Laisse-moi parler … » -  « Alors, cette fois-ci, t’as trouvé un brun méditerranéen ? »

La tension monte autour de la table. Tout le monde voudrait bien clouer le bec à la Chantal. La politesse empêche de lui dire ce que toutes pensons tout bas.

« Je veux pas vous parler d’un homme, mais de moi … » « Tu t’es fâché avec ton ex ? » « La ferme, fous-le-camp si tu peux pas la boucler ! »

Un silence de plomb s’abat autour de la table. Si lourd qu’une mouche se serait écrasée en passant près de nous.

Chantal essaie de reprendre sa respiration. « Excuse-moi si je t’ai interrompue, c’est une mauvais habitude, je le sais, mais je suis comme ça … qu’est-ce que tu voulais nous dire ? »

Sylvie a des larmes dans ses yeux. Elle va chercher une profonde respiration. D’une voix tremblante elle nous dit : « J’ai passé une mammo la semaine dernière, j’ai une tumeur cancéreuse … »

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C’est une mauvaise habitude, je le sais !

Nous avons tous et toutes nos mauvaises habitudes, nos petites manies comme on aime les nommer.

Au premier abord elles ne nous semblent pas si embêtantes que ça.

C’est vrai, il y a des moments où l’on se dit que ce serait bien si … on pouvait faire autrement … mais bon, faut quand même pas se chercher des poux à longueur de journée !

Ces « mauvaises habitudes » sont un peu comme les « mauvaises herbes » qui aiment bien revenir dès que j’ai sarclé autour de mes salades, de mes tomates.

Elles ne sont pas « mauvaises » en soi. Elles sont surtout dérangeantes. Leur présence peut aller jusqu’à étouffer ce qui est bon.

Je le sais, prendre soin de mon jardin c’est y revenir souvent pour enlever ces « mauvaises herbes » sans arracher en même temps les semis qui commencent à germer et qui donneront de bons légumes.

C’est surveiller de près la croissance et ne pas laisser les pucerons, les limaces se régaler à mon insu.

Il ne me viendrait pas à l’idée de dire : « Je sais qu’il y a des mauvaises herbes qui poussent et étouffent mes herbes, mes salades. Je sais que le temps humide et chaud est une aubaine pour toutes les petites bêtes indésirables. C’est comme ça, c’est pas grave. »

Mais pour mes « mauvaises habitudes » je n’ai pas la même attitude et je continue à me dire : « C’est pas si grave que ça. Je ne fais de mal à personne. C’est dans ma nature. Un jour je changerais … »

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Pourquoi gardons-nous nos mauvaises habitudes ?

Des raisons il y en a par dizaines.

Disons que nous pourrions en établir toute une liste assez facilement.

Ø  Je sais pas faire autrement

Ø  C’est ma manière à moi de me rebeller contre le système

Ø  J’ai pas appris à faire autrement

Ø  Je me suis laissé/e dépasser par les évènements

Ø  C’est pas ma faute

Ø  C’est pas une mauvaise habitude, c’est les autres qui voient cela ainsi

Ø 

Chantal avec sa manière de couper la parole avant même la fin de la phrase de son vis-à-vis n’a pas vraiment conscience qu’elle le fait systématiquement. Elle ne se rend pas compte que son attitude attire plus d’énervement que de bienveillance.

Elle n’a pas conscience qu’elle vit un besoin démesuré d’être remarquée, entendue. Elle vit peut-être un besoin d’acceptation ou d’affirmation d’elle-même. Ce peut être aussi un manque de confiance.

Bref, vous l’aurez compris, derrière cette mauvaise habitude se cache quelque chose de plus profond.

Pour ne pas le laisser ressentir ce qu’il y a de plus profond, elle s’est installée dans une zone de confort. Là où elle croit qu’elle peut exister. Là où elle pense qu’en agissant ainsi elle se donne de la valeur.

Si elle prend conscience de cela, ce sera douloureux. Ce sera fastidieux. Plus encore que d’essayer de changer sa « mauvaise habitude ».

Pourquoi devrions-nous changer nos mauvaises habitudes ?

Tout simplement parce que à la longue, elles étouffent ce qu’il y a de bon en nous.

Elles nous empêchent d’accéder aux véritables raisons qui font que nous les avons adoptées.

Derrière la « mauvaise habitude » il y a forcément la « bonne attitude ». Changer demande un véritable investissement de notre part. De plus, cela ne se fait pas avec une baguette magique.

Parce que, en y regardant de plus près, notre monde intérieur est à l’image de mon carré de jardin sur lequel j’essaie de faire pousser des salades.

Nous avons, en nous, la même configuration : les choses qui nous sont nuisibles, qui nous empêchent de respirer, de nous déployer, de grandir et les choses qui sont bonnes.

Ce que nous voulons profondément, c’est privilégier ce qui est bon.

Ce que nous recherchons le plus intensément c’est ce qui a du goût, ce qui nous nourrit, c’est ce qui nous donne le sentiment d’être pleinement en accord avec nos aspirations.

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Agissez sur vos mauvaises habitudes

Lorsque je regarde mes jeunes salades qui gagnent en force et en volume, je ne vais pas chaque jour en prélever des feuilles pour m’assurer qu’elles sont en bonne santé.

Je regarde tout ce qui peut les empêcher de pousser et je m’attaque justement à ce qui empêche leur  croissance.

Il en est de même pour vous.

Agissez sur vos mauvaises habitudes jusqu’au moment où vous aurez atteint la racine.

Vous pourrez alors l’enlever et passer à autre chose.

Ne vous en faites pas, il y aura toujours une autre « mauvaise habitude »  à traiter.

L’essentiel dans ce travail n’est pas de devenir une personne parfaite, sans défauts, sans reproches.

L’essentiel dans ce travail est de vous attaquer à ce qui étouffe votre dynamisme de vie, à ce qui vous empêche de vivre pleinement.

L’essentiel dans ce travail est de prendre conscience que vous pouvez passer du « Je sais » au « J’agis autrement ».

Si c’est trop difficile pour vous de commencer à changer seul/e, n’hésitez pas à faire appel à un coaching de vie. Faire quelques pas avec l’aide d’une personne expérimentée peut être précieux.

Ainsi, plus tard, vous aurez ainsi les bons outils pour continuer le déchiffrage et le « sarclage » dans bien d’autres secteurs.


Je vous souhaite une excellente journée et je vous retrouve très bientôt.

Cet article vous semble intéressant et vous aimeriez le partager ?        Faites-le sans modération. Je vous demande juste une chose, ne l’envoyez pas à Chantal … Merci.

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Marie-Noel 19/06/2012 13:20


On dirait qu'on est sur la même longueur d'onde...


Et franchement, très bien écrit ton article.


Marie-Noël

processuscroissance--blog.com 22/06/2012 09:32



Bonjour Marie-Noël,


Oui, c'est ce que je disais aussi en te rendant visite.


Tout bon week-end.