L'égoïsme positif

Publié le par processuscroissance--blog.com

Ce n’est pas parce que vous pensez à vous que vous êtes égoïste

 

Combien de fois ai-je entendu : « Penser à moi avant de penser aux autres c’est de l’égoïsme. »

 

C’est vrai si vous ne pensez qu’à vous. C’est vrai si tout tourne autour de vous. C’est vrai si les autres doivent se plier à vos moindres caprices. …

C’est faux si vous pensez à vous pour pouvoir donner aux autres.  

C’est faux  dans la mesure où faire des choses pour vous vous permet ensuite d’être disponible pour les autres. Vraiment disponible. Pas par devoir ou par obligation. Pas parce que vous cherchez à combler un vide en vous.

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Il y a un égoïsme négatif appelé également : Egocentrisme.

Ce qu’est l’égocentrisme :

Tout tourne autour de soi, de sa personne. A partir de là, plusieurs fonctionnements se mettent en place.

Ø  Il y a un fonctionnement imaginaire …

 

La personne s’imagine plein de choses qui ne sont pas vraiment réelle, qu’elle ne vérifie pas au premier abord.

Par exemple : Elle a besoin de se sentir importante, admirée. Elle attend de l’autre un retour. Viens le jour où l’autre n’est pas dans de bonnes dispositions. Il ne lui sourit pas, ne lui fait de compliments sur sa tenue ou sur son travail. Aussitôt elle se dit : Je lui ai déplu. J’ai fait quelque chose qui ne lui plaît pas. Ma tenue ne lui plaît pas. Il ne m’aime plus …

Le scénario peut prendre des dimensions énormes.

Ou encore :

L’autre est de bonne humeur, tout va pour le mieux pour lui.

Aussitôt elle se construit un scénario qui va la conduire à croire que l’autre est de bonne humeur à cause de sa présence. Elle va jusqu’à rêver à une relation plus personnelle, plus intime, plus proche.

 

Ce fonctionnement imaginaire est un système de défense qui protège, bien souvent, la sensation de solitude et le besoin d’être entouré, admiré.

 

Ø  Il y a le fonctionnement de captation

 

La personne cherche à capter tout ce qui peut assouvir ses besoins. Cela peut être d’ordre affectif ou social.

Dès qu’une personne ou un groupe semble répondre à ses besoins, pourrait venir combler ce qui lui manque, elle met tout en œuvre pour « capturer » l’autre ou le groupe.

Il lui semble qu’elle ne pourrait plus vivre sans l’autre ou sans le groupe.

 

Ø  Il y a le fonctionnement de domination

 

Comme le fonctionnement décrit ci-dessus, celui-ci a également comme but de garder l’autre ou les autres au service de sa personne.

Dans la domination s’ajoute le besoin de faire passer ses idées avant tout. Il peut également y avoir l’envie de lui dire ce qui est bon pour lui (en fait, ce n’est bon que pour la personne) et de vouloir l’aider à vivre.

 

Ø  Il y a le fonctionnement d’appropriation

 

Celui-ci s’inscrit bien souvent dans la vie de couple. Il peut également s’insérer dans une amitié.

C’est le besoin de se sentir « responsable », voir propriétaire de la relation. L’autre devient ainsi un substitut, un moyen de vivre, une raison de vivre.

Se sentir responsable et tout faire pour rendre l’autre heureux sans lui laisser un espace de liberté c’est s’approprier sa vie pour remplir le vide en soi.

 

Voilà ce qu’est l’égoïsme négatif.

Il est négatif car il maintient la personne dans une impossibilité de se détacher de ses manques, de ses besoins.

Il est négatif car il empêche de faire sainement des choses pour soi pour ensuite être libre face à l’autre, aux autres.

L’égoïsme positif, c’est :

Ø  Donner une réponse à vos propres besoins sans chercher à les combler par le secours de l’autre.

C’est quelque chose de difficile à vivre, surtout si vous avez pris l’habitude de chercher auprès des autres un retour à vos besoins.

C’est un passage à vivre dans la solitude.

Ø  Faire des choses qui vous plaisent, qui apportent un sentiment de plénitude, qui ouvre votre espace intérieur.

C’est également un apprentissage difficile à vivre. D’autant plus difficile si jusqu’à présent vous avez toujours eu besoin de faire ces choses en étant avec l’autre ou les autres.

C’est percevoir qu’en fait, vous pouvez vous accorder du plaisir sans que celui-ci soit forcément partager avec un autre.

C’est commencer à découvrir tout ce qui peut vous faire du bien et que vous n’osiez pas vous accorder si vous n’avez personne avec qui le vivre.

Ø  Commencer à accepter que l’autre puisse avoir ses propres opinions, ses idées personnelles.

C’est également difficile à vivre, à commencer à vivre.

Difficile à vivre car vous perdrez le contrôle sur sa vie.

Difficile à vivre car vous serez confronté/e à d’autres manières de concevoir les choses, la vie.

Difficile à vivre car cela risque fort de vous conduire à des séparations que vous ne désirez pas pour retrouver le sens que vous désirez donner à votre vie.

Ø  Passer de la domination ou de l’appropriation à une présence « gratuite ».

Cela ne peut se produire que si vous commencez par penser à vous avant de penser à l’autre.

Cela demande que vous découvriez tous les manques, tous les besoins que vous cherchez à combler et à y répondre par des actions que vous allez vivre uniquement pour vous … et pas pour le bien de l’autre.

L’importance de faire appel à un professionnel, une professionnelle

Vivre ou commencer de vivre un égoïsme positif, surtout si vous viviez jusqu’à présent un égoïsme négatif nécessite la mise en route de tout un processus.

Or, ce processus demande à être accompagné.

Bien sûr, vous pouvez le faire seul/e, vous risquez d’y mettre beaucoup d’énergie et de lâcher en cours de route parce que trop difficile, trop fatiguant.

Parmi les moyens que vous pouvez (devez) prendre, il y a la psychothérapie, l’analyse, le recours à un coaching de vie.

La difficulté de faire des choses pour soi, de penser à soi avant de penser aux autres,  de savoir donner une réponse adéquate à ses besoins et à ses manques s’enracine au cœur de votre histoire.

Si vous restez seul/e vous ferez un bout du chemin. Il est bien possible que vous parveniez au moment où cela s’est enraciné … mais ensuite ?

Vivre ce processus en étant accompagné, en revisitant votre histoire avec une personne en qui vous pouvez vous dire, vous dévoiler, vous sentir « être avec » a plus de chance de vous conduire au bout pour vous emmener vers une nouvelle manière de vivre.

Etre prêt, prête à investir du temps et de l’argent

C’est un processus qui demande du temps.

Du temps car ce n’est pas en quelques heures que vous pourrez apprendre comment vivre en pensant à vous.

Du temps car si la nécessité de retrouver les épisodes qui ont fait que vous avez appris à vivre sans oser faire des choses pour vous va prendre du temps, le temps que vous aurez à prendre pour commencer à vivre l’inverse sera tout aussi long.

C’est un processus qui demande un investissement financier important.

Cet investissement est important à prendre en compte. Il va vous demander de prévoir un ordre de priorité dans vos dépenses.

C’est un processus qui pourrait bien vous conduire vers une liberté, une autonomie à laquelle vous n’osez pas rêver aujourd’hui.

Investir du temps et de l’argent pour cela, êtes-vous prêt à le vivre ? Etes-vous prête à le vivre ?

C’est une décision qui vous appartient. Personne ne peut la prendre pour vous.

C’est  la première chose que vous pouvez commencer à faire pour vous.


Si vous avez besoin d’aller plus loin, d’en savoir plus, n’hésitez pas à prendre contact (Vous pouvez me contacter via le formulaire sur le blog). C’est avec plaisir que j’étudierais votre cas.

Je vous souhaite un bon week-end et je vous dis à bientôt.

 

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