L’erreur est humaine :Savoir que le risque ZERO n’existe pas

Publié le par processuscroissance--blog.com

Aujourd’hui j’aborde un fonctionnement au contenu délicat : Le contrôle.

Le besoin de tout contrôler, de s’assurer que les directives sont suivies, que les consignes sont transmises est un piège qui se referme sur la personne qui vit ce comportement.

Facilement repérable et observable dans le monde professionnel, surtout du côté des personnes qui ont une responsabilité, ce fonctionnement peut se vivre également dans notre vie personnelle.

Le comportement devient alors une habitude qui est prise, bien souvent à l’insu de la conscience.

Le sentiment que « tout » nous échappe, que nous n’arrivons plus à contrôler et à maîtriser notre vie peut être le déclencheur.

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Voici quelques exemples qui peuvent permettre de regarder si vous avez tendance à vouloir tout contrôler :

ü Les émotions sont le régulateur de notre sensibilité.

Une émotion « positive » permet de se sentir bien. Une émotion « négative » conduit à se sentir mal.

Quelle soit « plus » ou « moins » celle-ci s’exprime au travers de notre corps, de nos gestes, de nos actes.

Il est alors possible de « deviner » le degré d’importance que vit la personne face à une situation, un évènement.

Elle conduit à se montrer dans sa force ou sa faiblesse.

 Vivre ses émotions peut devenir quelque chose de l’ordre de l’interdit.

La personne peut alors chercher à contrôler ses émotions, surtout celles qui la submergent et la conduisent à quitter la zone de confort dans laquelle elle se réfugie …

 ü Le rapport au temps qui passe.

Il semble que plus nous avançons dans la vie, plus le temps rétrécit.

Plus le temps pour faire ce qui nous plaît …

Plus de temps pour soi …

Plus de temps pour les autres …

Le sentiment d’être privé de temps s’accentue.

 Alors la personne se lance dans une course invisible pour contrôler son temps … celui qui lui reste à vivre … celui qu’elle cherche à combler.

 Elle contrôle le temps passé à faire ses courses, le temps qu’elle prend chez son dentiste, le temps qui lui reste pour terminer une tâche, etc …

 Il faut également le reconnaître, dans le facteur temps intervient souvent le sens que nous donnons à la vie.

Le contrôler peut devenir une manière de défier la mort et de se donner l’illusion de l’éternité.

ü Notre environnement relationnel n’échappe pas à un possible contrôle.

Que ce soit l’environnement proche (conjoint/e – enfant/s – parents) le risque de perdre quelqu’un est grand. En disant perdre, cela ne suppose pas uniquement la mort, ça peut être aussi l’affection, la tendresse, l’amour.

Que ce soit l’environnement élargi (amis/es – collègues – connaissances) le risque est le même. Une amitié peut se dissoudre, une distance peut se vivre.

Le point de repère qui fait battre le cœur disparaît.

 La nécessité de contrôler la force du lien, la puissance de l’amour, l’importance que l’autre nous donne devient alors une quête incessante.

Dans le couple il sera alors question de jalousie.

Dans les relations affectives il sera question de fusion, de dépendance.

 La peur de perdre l’affection de l’autre peut conduire à contrôler et à vérifier l’authenticité de ses sentiments à notre égard. Elle peut conduire à chercher à le posséder et à lui interdire toute liberté.

 ü La toute puissance recherchée dans les forces du corps, dans la peur de vieillir ou de tomber malade peut conduire à un super-contrôle de notre « écorce » corporelle.

Dans ce secteur, les médias sont le chemin par excellence pour nous y conduire.

 Tout est bâti, construit pour que nous restions beaux, belles, performants/es  jusqu’à la mort.

Les rides sont bannies du visage avant qu’elles ne se présentent …

Les crèmes anti-âge ont une place extra-large dans les rayons cosmétiques …

Les apports en vitamines, oligo-éléments prennent le relais …

La chirurgie esthétique devient une possibilité à la portée de toutes les bourses …

Les espaces fitness n’en finissent  pas de naître …

 Le moindre petit bobo conduit à consulter…

Le moindre mal conduit à penser au risque de cancer …

La plus petite perte de mémoire fait craindre l’apparition de l’Alzheimer …   

 Beaucoup de personnes entrent alors dans ce comportement où la nécessité de contrôle sur les signes du corps qui perd de sa jeunesse prend le dessus.

 

Le besoin de contrôle est une protection

 

Nous pourrions également dire : Le besoin de garder une maîtrise sur tout.

Vivre longtemps, rester mince et en bonne santé, garder sa vitalité … un slogan repris dans toutes les publicités.

S’épanouir dans sa vie affective et dans sa vie professionnelle … une invitation sans cesse renouvelée par les centres de bien-être.

Avoir du temps pour ceux qu’on aime et pour ce qu’on aime faire … un rêve qui rencontre quelques difficultés à s’actualiser.

Vous avez là le portrait parfait d’un idéal de vie situé quelque part entre hédonisme et sagesse orientale.

La seule manière pour l’atteindre semble être alors le contrôle. Contrôle sur ses émotions, sur son temps, sur ses liens affectifs et sur son corps.

Nous cherchons à maîtriser notre capital bonheur et santé. Nous voulons garder la liberté de choisir notre vie, ce qui nous fait envie, ce qui nous ressemble.

Nous voulons façonner notre destin au plus près de nos désirs.

Quitter l’illusion et accepter de vivre avec le risque de perdre ce qui nous semble essentiel

Ce comportement de vouloir tout contrôler, d’avoir prise sur ce qui nous arrive, de défier ce que nous redoutons ne conduit à rien.

Lâcher prise est l’une des solutions. Ce lâcher prise permet de dire OUI à la vie. Il permet d’accueillir l’instant présent, de ressentir le flot des émotions sans se censurer, et SURTOUT d’accepter ce qui ne peut être changé.

Si vous vivez ce comportement …

Nous l’avons vu, nombre de nos comportements s’inscrivent quelque part dans notre histoire.

Le besoin de tout contrôler en fait également partie. Mais vous pouvez aussi travailler à sa correction en partant de votre réalité présente :

Ø Qu’avez-vous peur de perdre lorsque vous vivez le contrôle ?

Ø Que cherchez-vous à maîtriser ?

Ø Quelles insatisfactions essayez-vous de masquer ?

Ø Quel est votre degré d’acceptation face au réel ?

Pour aller plus loin …

v Si vous avez tendance à vouloir tout contrôler ou si vous souffrez du comportement vécu par l’un de vos proches, je vous propose d’apporter votre témoignage sur le blog.

v Si vous avez trouvé un moyen pour quitter le besoin de tout contrôler, pourquoi ne pas le partager avec les lecteurs ?

Je vous souhaite une excellente journée et je vous dis à bientôt.


 

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