La culpabilité ne conduit pas à la liberté

Publié le par processuscroissance--blog.com

Le sentiment de culpabilité, vous connaissez ?

Je pense que oui.

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Se sentir coupable, porter en soi le sentiment que c’est de notre faute, que si nous avions fait autrement, agit d’une autre manière, deviné ce qui allait se passer, les choses seraient différentes.

Nous vivons tous et toutes ces états d’âmes au cours de notre vie.

Bien ancrés pour certaines personnes, intermittents pour d’autres, le sentiment de culpabilité nous conduit à avoir l’impression d’être jeté/e en prison.

Cela vient après que vous soyez prononcé en temps que juge, avocat, défenseur avant de devenir votre propre geôlier.

Pas folichon de voir les choses de cette manière, et pourtant …

Il nous arrive par moments d’être juge … à chaque fois que nous nous jugeons, à chaque fois que nous nous condamnons.

Nous nous tournons alors vers l’avocat qui essaie de défendre, d’apporter des preuves d’innocences, des circonstances atténuantes ou qui nous enfonce un peu plus avec des pièces à  conviction.

Nous cherchons un défenseur … celui, celle qui viendra nous dire que nous ne sommes pas coupable, que nous n’avons rien fait de mal … que l’autre a aussi sa part de responsabilité, etc.

Le procès que nous nous affligeons ne conduit pas toujours à une libération immédiate.

Le sentiment de culpabilité peut nous poursuivre des mois, des années. Tant qu’il sera là, nous serons notre propre geôlier, nous resterons dans notre prison sans savoir que nous avons les clés pour ouvrir notre cellule.

Le sentiment de culpabilité se nourrit de notre perception de ce qui est bien et de ce qui est mal, de ce qui est permis et de ce qui n’est pas permis.

L’éducation reçue, les règles apprises, les différents milieux sociaux ont également une part importante dans la densité du sentiment que nous pouvons vivre.  

Différents états pour dire que vous vous sentez coupable de quelque chose

Est-ce que vous dites : « Je me sens coupable » ? « Je suis coupable » ?

C’est sans doute le cas à certains moments, lorsque vous reconnaissez votre part de responsabilité ou lorsque vous avez conscience d’avoir mal agit.

Le plus souvent c’est un état intérieur qui vous fait ressentir la culpabilité que vous portez. En voici quelques uns :

ü Lorsque vous pensez que vous êtes seul/e responsable  

Ce qui arrive, ce qui vous arrive c’est parce que vous l’avez cherché.

Il n’y a pas d’autres victimes. Il n’y a que vous.

Vous n’avez aucune circonstance atténuante.

Vous portez l’entière responsabilité de ce qui est.   

ü Lorsque vous pensez que vous êtes seul/e fautif/ve

C’est une nuance différente de celle de se sentir seul/e responsable.

C’est de votre faute.

Vous auriez du voir les choses venir.

Vous aviez les capacités pour faire autrement.

Si vous n’aviez pas été là, ce ne serait jamais arrivé.

C’est un peu comme si tous les regards convergeaient vers vous pour vous prouver que vous êtes coupable.

C’est comme si tous les doigts se levaient pour vous condamner, pour vous faire payer la faute que vous venez de commettre.

C’est comme si vous veniez de faire le plus grand délit de toute la terre.

D’autres états peuvent également vous permettre de reconnaître qu’en fait, vous vous sentez coupable de quelque chose.

ü Vous pouvez vous sentir  indigne

Ce n’est pas pour vous.

Vous n’avez pas droit à ce que vous recevez.

« Je ne suis pas digne de tant de reconnaissance … »

ü Vous dites sans cesse que vous êtes un/e  incapable

Ce n’est pas du même registre que de reconnaître en vous une incapacité.

C’est plus de l’ordre du jugement que vous portez globalement et régulièrement sur vous.

Un peu comme si vous étiez incapable de faire quelque chose de bien, de penser à quelque chose de bon, d’agir de manière constructive.  

ü Vous ne vous sentez pas à la hauteur

Vous vous interdisez tout acte de liberté.

Vous n’agissez pas selon votre conscience.

Vous vous mettez toujours « à l’ombre » des autres, de ce qui se fait, de ce qui est dans la norme.

ü Vous vous sentez insuffisant/e

C’est le sentiment qui vous freine dans l’expression de vos capacités, de vos ressources, de vos qualités.

De toute manière, vous n’avez pas les capacités, les ressources, les qualités nécessaires pour être reconnu/e comme quelqu’un qui a de la valeur.

Se sentir insuffisant/e c’est également se sentir sans valeur.

ü Vous pouvez penser que vous êtes mauvais, mauvaise

Il y a des personnes qui pensent qu’elles sont mauvaises, qu’elles n’ont rien de bon en elles.

Elles se sentent coupable d’exister, d’être là.

ü Vous vivez également le sentiment de culpabilité à chaque fois que vous vous sentez nul, nulle

Une nuance différente de celle de se sentir insuffisant/e.

Le juge, l’avocat ne peut rien pour vous.

Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites n’a aucune valeur. Vous ne réussirez jamais. Vous ne serez jamais assez bon pour quelqu’un.

Bien sûr, tous ces états peuvent être nuancés. C’est le degré de perception et de densité qui est à prendre en compte.

Le sentiment de culpabilité peut être très fin … comme une dentelle créée tout au long de sa vie.

Lorsque la personne est prise dans un état de culpabilité il peut lui être difficile de le reconnaître comme tel. Se sentir par exemple « incapable » n’est pas à première vue une « culpabilité »  

Qu’est-ce qui lui fait dire qu’elle est incapable ?

Est-ce que le constat repose sur des faits ou sur ce que d’autres lui ont fait croire ?

Est-ce qu’elle se sent coupable de ne pas savoir, de ne pas pouvoir ?

Cette dernière question est la nuance qui permet de détecter si il y a un sentiment de culpabilité en elle.

Vous pouvez faire le même exercice pour tous les états cités ci-dessus.    

Entre nous … le petit plus du coach …

La culpabilité vous jette en prison …

Bien sûr, ce n’est pas une prison de pierre ou de verre. C’est une prison dans laquelle vous vous enfermez et qui vous empêche de vivre votre liberté, votre autonomie.

C’est une porte qui se referme sur vous et qui vous empêche d’accéder à l’amour que vous pouvez avoir pour vous, pour les autres.

Retrouver sa liberté c’est justement reconnaître que vous vous sentez coupable de quelque chose.

Lorsque vous aurez reconnu que vous vous sentez coupable, cherchez à savoir si cela est fondé ou non.

Votre perception de ce qui est bon, de ce qui est mal peut être posée sur une croyance. Aujourd’hui, est-ce que c’est vrai ?

Cherchez également à ce qui vous a conduit à vous sentir coupable.

Il y a en tout votre part de responsabilité, il y aussi la part de l’autre, la part de votre éducation, du milieu dans lequel vous avez vécu. Faire la vérité sur ce qui est peut être libérateur.

Si vous vivez une culpabilité récurrente, qui ne vous lâche pas, en parler avec un thérapeute ou un coach de vie peut vous aider à retrouver votre vérité et vous libérer du sentiment.

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