La motivation, une clé importante pour notre épanouissement

Publié le par processuscroissance.over-blog.com

La motivation,  c’est le moteur de nos actions. Sans motivation, difficile de d’avancer là où nous désirons aller. 

 

Nous ne faisons rien sans que nous ayons au fond de nous-mêmes une motivation. Celle-ci va donner une impulsion à chacun de nos actes. Si cette dernière vient à manquer ou est faible, nous allons ressentir un manque d’énergie, l’élan nécessaire pour atteindre le but. Nous pouvons ressentir cet effet plus spécialement lorsque nous traversons une période dépressive. Rien que de se lever le matin semble être un effort surhumain, de plus, tout le reste de la journée nous demande de puiser dans des énergies qui semblent nous faire défaut.

Sans motivation, toute nos tentatives pour avancer risquent de se changer en éternelle remise à plus tard et risque, à long terme, de nous entraîner dans un sentiment d’échec et d’amertume.

C’est ce que ressentent nombre d’étudiants qui ne parviennent pas à toucher leur motivation pour étudier telle ou telle matière, qui n’y trouvent pas le sens ou la compréhension.

C’est le cas de toutes les personnes qui se rendent à leur travail sans savoir pourquoi elles s’y rendent.

C’est ce qui se passe au fond de nous lorsque nous faisons ou croyons que nous devons faire des choses qui n’ont aucun sens.

Lorsque nous voulons nous épanouir personnellement ou professionnellement, lorsque nous avons besoin de ressentir la confiance en nous, nous avons besoin d’un puissant moteur pour y parvenir. Ce moteur, c’est notre motivation. Ce n’est pas la volonté comme nous pouvons l’entendre si souvent.

Pour toucher notre motivation, il faut quelque chose qui nous pousse réellement à agir.

La base de la motivation est la concordance de trois facteurs :

Nous pourrions penser que la motivation c’est le goût de la réussite, l’envie de réussir, de se dépasser, de faire ce qui nous plaît …  Cependant, le  premier facteur, c’est l’insatisfaction.

Lorsque quelque chose nous laisse insatisfait, une alchimie se produit en nous. Tout d’abord, nous la ressentons. « ça ne peut pas continuer ainsi », « il faut que je fasse quelque chose », « je ne suis pas bien dans cette situation » … etc.

Le fait de ressentir et de se laisser ressentir de quoi est faite l’insatisfaction va déclencher le deuxième facteur : Le désir de faire quelque chose pour ne pas subir la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il ne s’agit pas de trouver une compensation à l’insatisfaction, ou de fuir dans une autre activité plus satisfaisante, mais d’agir dans le sens où nous percevons ce que nous pouvons changer pour aller vers une situation plus satisfaisante.

 

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J’ai connu, il y a quelques années, une personne qui vivait dans un studio meublé. Elle l’avait loué au début de sa vie professionnelle. Celui-ci n’était pas trop cher, avait l’avantage de lui permettre de vivre proche de son lieu de travail. Au début, tout allait bien. Elle en était heureuse et elle appréciait de se retrouver le soir dans son espace douillet. Son réseau social s’est élargit. Elle se rendait à différentes invitations sans jamais pouvoir inviter les autres. Elle commençait également à avoir envie d’avoir des choses à elle et non pas de se contenter de ce qui appartenait au propriétaire. Elle rêvait d’avoir un espace plus grand, de l’arranger à son goût. Elle a commencé à chercher un appartement. Dès qu’elle en trouvait un qui lui plaisait, elle le trouvait : trop cher, trop éloigné de son lieu de travail, pas suffisamment ensoleillé, pas assez spacieux, etc.   Elle retournait donc dans son studio, se faisait une raison, se disait que tant qu’elle était seule, c’était tout aussi bien pour elle, qu’elle n’avait pas besoin de plus …  Peu à peu, elle s’est mise à détester son environnement, ne le regagnant que pour dormir, cherchant à occuper ses week-ends à l’extérieur pour ne pas rentrer chez elle.  Ses proches essayaient bien de la motiver à trouver quelque chose d’autre, de la soutenir dans ses démarches, de lui montrer tout ce qu’elle y gagnerait, rien n’y faisait.

Son insatisfaction n’était pas suffisamment forte pour partir. Il y avait encore trop de bonnes raisons pour ne pas quitter son studio et se mettre dans ses meubles. Ce n’est que lorsque elle a commencé à ressentir qu’elle n’en pouvait plus, qu’elle ne parvenait plus à vivre dans son environnement, qu’elle aspirait à autre chose, que le troisième facteur s’est manifesté.

Le troisième facteur est la capacité de se servir de sa créativité.

Celle-ci s’est déclenchée alors qu’elle se trouvait dans une chambre d’hôtel, vers la fin de ses vacances. La chambre était spacieuse, plus grande que son studio. La salle de bain, bien que ne comportant qu’un WC, une douche et un lavabo lui paraissait aussi plus grande, et il y avait un petit balcon qui élargissait le tout. Elle s’est mise à imaginer comment elle meublerait cet espace s’il était à elle, les meubles qu’elle y mettrait, les bibelots qu’elle s’offrirait, la couleur des rideaux … Tout en s’imaginant ce qu’elle ferait, elle s’est mise à ressentir plus douloureusement combien pesait la perspective de se retrouver dans quelques jours dans son studio.  Elle a commencé à ressentir autrement, différemment  des autres fois, l’étouffement que lui procurait l’espace restreint et le manque de liberté qu’elle vivait dans son studio meublé.  Elle a commencé à ressentir une aspiration très forte à vivre ailleurs, autrement. Elle est entrée dans la perspective qu’elle devait  quitter tout ce qu’elle percevait jusqu’à présent comme une sécurité, un petit nid confortable. La motivation à trouver ce qui lui correspondait prenait forme.

Dans les mois qui ont suivi, elle s’est servie de sa créativité pour aller au bout de sa démarche qui  la conduisait à trouver un appartement qui lui correspondait. Ce n’était plus les suggestions de ses amis/es, les recommandations de ses collègues, la peur de ne pas savoir ce qu’elle aimait comme style ou le souci d’être éloignée de son lieu de travail. Elle découvrait qu’elle avait en elle des ressources pour « habiller » un espace qui reflétait sa personnalité, elle retrouvait ce qu’elle avait toujours cherché à réaliser mais qui n’avait pas été possible sur le moment. Elle percevait combien elle avait dressé devant elle des barrières pour ne pas être désillusionnée par des rêves inaccessibles à une période précise. 

Elle a changé sa manière de penser, de regarder sa vie. Elle s’est nourrie de la perspective d’une  possibilité de vivre autrement, d’avoir une autre existence : la sienne. 

La motivation sert à l’épanouissement de notre existence.

Publié dans Archives 2011

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Annie 01/08/2011 13:06



Merci de cet article complet!