Le bon sens ... un réflexe de vie

Publié le par processuscroissance.over-blog.com

Face à certaines situations de la vie, le bon sens est souvent un réflexe de vie. Cependant, nous n'agissons pas toujours avec bon sens. Nous agissons instinctivement, conduits pas notre sensibilité qui cherche à se défendre de ce qui n'est pas agréable.

 

 « Confronté à une épreuve, l’homme ne dispose que de trois choix:

combattre; ne rien faire; fuir».

Henri Laborit

 

Et c'est souvent l'un de ces choix que nous adoptons.

La fuite ... bien souvent, celle qui nous vient automatiquement. Il y a plusieurs manières de fuir. Certaines d'entre elles ne semblent pas, à première vue, une fuite. D'autres sont plus conscientes et sont choisies non pas en fonction de la réalité mais parce que nous avons peur, parce que nous ne savons pas comment nous en sortir, parfois, simplement parce les enjeux sont à nos yeux beaucoup trop importants.

 

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  Jean est arrivé en entretien dans un état de stress palpable. "Je n'en peux plus, je ne dors plus, j'ai tellement de choses à faire que ça tourne dans ma tête ... "  De nombreux engagements, des défis à relever, des projets à réaliser, des échéances à court terme ... beaucoup trop selon lui.

En l'écoutant, je ressentais une accumulation de tâches qui l'empêchait de respirer en me les partageant. Et c'est vrai, c'était trop, beaucoup trop. Mais comment en est-il arrivé là ?

 

"La fin de l'année scolaire ... mais aussi la fin de l'année civile ... ce sont dans ces deux moments que je me retrouve dans ce trop !!!" ... "Pour quelle raison ?" ... "Je ne sais pas, j'ai l'impression que tout le monde compte sur moi, que je dois donner encore plus" ... "Comme si c'était la fin du monde ?" "Non, pas la fin du monde, mais la fin d'une échéance, le début d'autre chose ..." "Le début de quoi ?" "Le début des vacances ou le début de la fin de l'année qui annonce une nouvelle année avec quelques jours de congé au milieu ... Je n'aime pas ces périodes." "Elles ont quoi de particulier ces périodes ?" "Je ne sers plus à rien. ... (long silence) ... alors je donne le maximum parce que je veux me sentir utile, j'ai besoin de travailler plus pour qu'on m'oublie pas, je recul le moment où je serais seul."  "N'est-ce pas là le problème ?" "C'est vrai, c'est un problème, mais je peux pas faire autrement ...  au moins, je ne pense pas à ces périodes de congé, je ne pense pas à ce que je devrais faire pour m'occuper, je ne pense pas à ce que je devrais faire pour vivre autrement."

La fuite dans le travail pour ne pas ressentir le vide existentiel....

Il y a d'autres fuites que nous pouvons adopter : la télévision - qu'importe ce qui passe, pourvu qu'il y aie un bruit de fond; la lecture - tout ce qui fait passer du temps; le sport - une manière pour certaines personnes de reculer les limites physiques; etc.

Un indicateur : lorsque nous cherchons à remplir quelque chose ou à éviter certaines situations, y a-t-il dans cette manière d'agir une composante existentielle ? Que fuyons-nous?  

 

Ne rien faire ... C'est autre chose que la fuite. C'est dans un certain sens, une soumission à une réalité qui nous dépasse, à un inconscient qui est profondément enfui (en fuite...) ou à une paralysie du réflexe de vie ...

 

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Sandrine était, au moment où je l'ai rencontrée, une jeune femme de 38 ans. Depuis plus de 2 ans, elle repoussait sans cesse le moment de son rendez-vous gynécologique. Des dizaines d'arguments voyaient le jour à chaque fois qu'elle abordait le problème.

Un jour, elle s'est confiée : "Maman est décédée d'un cancer de l'utérus quand j'avais 12 ans, elle en avait 39 ..."

 

Alors, elle ne faisait rien. Elle attendait l'âge fatidique. Inconsciemment, elle croyait qu'elle allait subir la même épreuve. En n'allant pas chez le médecin, elle n'allait pas avoir le cancer, elle ne laisserait pas ses enfants seuls.  

 

Peu à peu elle s'était enfermée dans cette certitude qu'elle allait mourir elle aussi à 39 ans.

 

Elle n'a pas eu de cancer, elle n'est pas décédée à l'âge qu'avait sa maman.

 

 

 Combattre ... Ce n'est pas se battre contre, mais plutôt : faire face, affronter, se confronter, traverser ... C'est une autre manière de vivre une épreuve. C'est mettre ce bon sens au service de ce qui est.

 

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Que ce soit pour Jean ou pour Sandrine ou pour vous, le bon sens est un guide précieux.

 Au moment où Jean a réalisé qu'il cherchait à fuir son vide existentiel, il est entré dans une autre dynamique. Ce fut pour lui un long apprentissage de rencontre avec lui-même et avec le sens qu'il désirait donner à sa vie.

 Sandrine n'a pas attendu l'étape des 39 ans ... Après s'être confiée, elle a trouvé le courage de prendre rendez-vous. Les résultats étant négatifs, elle a su diriger sa vie vers l'avenir et non vers une mort possible. Ce fut, pour elle est son entourage, une renaissance.

 

Le bon sens, c'est s'approcher du sens de la vie. Ce n'est pas fuir la situation et compenser autrement, mais accueillir et accepter ce qui est pour pouvoir s'engager dans une manière de vivre. Ce n'est pas ne rien faire, le risque étant alors de laisser se dessécher notre terre intérieure ou de nous laisser entraîner dans une dépression.

 

Ce bon sens, si nous l'avons en nous, reste cependant à toucher lorsque nous sommes pris au coeur de la tempête. Il est possible alors de demander de l'aide, de faire appel à un accompagnement. Le regard d'une autre personne qui perçoit la situation avec suffisamment de proximité et de distance peut nous permettre d'agir dans le bon sens.

Publié dans Archives 2011

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pierrot,vagabond des mots et des routes 25/05/2013 22:18


bravo à votre blogue processus croissance:)))


 


LE RIEN, (wow-t=2.7K)
se nomme peut-être
BEAUTÉ DU MONDE


Dans le cadre d’un doctorat en phénoménologie
sur la question suivante:


SI UNE PERSONNE
PREND SOIN DE LA BEAUTÉ DU MONDE
SE PEUT-IL QUE LA BEAUTÉ DU MONDE
PRENNE SOIN DE CETTE PERSONNE?


permettez-moi de vous offrir une de mes chansons:


—-


DANS LA BEAUTE DU MONDE


dans la beauté du monde
dans la beauté du monde
je marcherai


deux âmes sioux m’inondent
deux âmes sioux m’inondent


dans votre beauté du monde
France et Jean-René
je marcherai


suis devenu


un arbre qui marche
parce qu’il relève ses racines


un doux vieillard
qui le soir délasse ses bottines


une belle jeune fille
qui r’trousse sa jupe
parce qu’elle dessine


le bout d’ses doigts
dans la rivière


dejà fini
l’été d’hier


reste le canot de Jean-René
les fruits de France et sa bonté


sur leur galerie
de Notre-Dame de Montaubant


je me prépare pour l’hiver
tel un enfant


car mes deux ames sioux
ont fait de moi
un arbre-fou


comme le canot de Jean-René
sur la rivière Batiscan


comme les fruits de sa belle France
de Notre-Dame de Montauban


je traverserai
l’éternité
en marchant
la neige et le vent


Pierrot
vagabond céleste
—–
http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
http://www.reveursequitables.com


http://www.demers.qc.ca
chansons de pierrot
paroles et musique


monsieur 2.7k (roman phénoménologique)
http://www.reveursequitables.com,presse,(monsieur 2.7k)


sur youtube,
Simon Gauthier conteur video vagabond celeste


longue vie à votre blogue


Pierrot

clovis simard 06/09/2011 17:37



(fermaton.over-blog.com), développement mathématique de la conscience humaine.No-29, NOTRE FINITUDE ?



processuscroissance.over-blog.com 06/09/2011 18:40



Un signe, un plus ...