Le manque de confiance et ses différentes traductions

Publié le par processuscroissance--blog.com

coaching changement

Ariane est une jeune femme pleine de ressources.  Après de longues études universitaires, elle n’arrive pas à décrocher un job.

Son cv, ses demandes d’offres restent dans ses dossiers.

§  Son problème : une timidité excessive dès qu’elle est en présence d’une personne inconnue.

Maurice a fait des études pour devenir éducateur spécialisé. Lorsqu’il travaille avec les enfants handicapés, il n’a aucun problème. La direction lui a confié la tâche d’animer les colloques de l’équipe d’encadrement. Tâche qui lui plairait énormément mais qu’il refuse.

§  Son problème : il bégaie dès qu’il pose une question.

Fabienne travaille depuis plusieurs années dans une organisation à but non lucrative. Le comité lui a demandé de témoigner lors d’une soirée ayant comme but de récolter des dons.

Elle ne parvient pas à accepter la demande.

§  Son problème : le trac qui l’habite dès qu’elle s’approche du moment où elle doit prendre le micro et qui l’empêche de parler clairement.

Pierre arrive à la retraite dans 2 ans. Il a un projet en tête mais pour le réaliser, il doit savoir s’il lui est possible de prendre une retraite anticipée et quels seront alors ses revenus.

Pour cela, il doit prendre contact avec divers organismes et présenter son plan.

§  Son problème : la peur de demander qui le paralyse et l’empêche de demander un rendez-vous.

Aurélien est un étudiant qui vient de rater pour la 2ème fois ses examens. Pourtant, ses notes sont excellentes.

§  Son problème : une paralysie de sa capacité à réfléchir dès qu’il est mit sous pression.

Autant d’attitudes qui peuvent être vécues par vous ou que vivent des personnes qui vous sont proches.

Des attitudes qui ne posent pas vraiment de problèmes tant qu’elles ne sont  pas sollicitées par la nécessité d’agir dans une direction.

La manière de vivre, les priorités qui sont mises, les choix qui sont posés permettent de vivre sans être « perturbés » par elles.

Jusqu’au moment où la boîte à Pandore s’ouvre !

L’envers du décor

Si à chaque personne citée ci-dessus je demandais si elle souffrait d’un manque de confiance, la réponse serait sans doute négative.

Pourtant, c’est bien un manque de confiance qu’elle vit.

Cela s’explique par le fait que l’on met un cliché sur le manque de confiance.

Le cliché est tellement important qu’il remplit tous les secteurs de la vie.

Du coup, il devient difficile de penser qu’il est possible de manquer de confiance dans un secteur et de se vivre en ayant réellement confiance dans d’autres secteurs.

Plus difficile encore de se dire que la timidité, le trac, le bégaiement … soient des révélateurs d’un manque de confiance en soi.

Excursion dans le monde du psychisme

Le psychisme est quelque chose de complexe. Des centaines, des milliers de connexions s’établissent en quelques millièmes de secondes pour donner une information qui arrive comme un flash de dernière minute. Cette information va dicter la prise d’attitude.

Approchons-nous de ce qui se passe dans la tête des différents acteurs de ce jour :

§  Ariane est prise dans le piège de la timidité dès qu’elle doit parler de ses compétences, de ses ressources, de ses rêves professionnels.

Des compétences, elle en a. Ses différents stages sont autant de témoignages qu’elle est capable.

Des ressources, elle en a. Elle a su déployer une débrouillardise, une créativité débordante. Elle est aimable, souriante, communicative à partir du moment où elle est admise dans un groupe.

Des rêves professionnels, elle en a. Ce n’est pas pour rien qu’elle a choisit l’orientation de ses études.

Comment expliquer alors ce manque de confiance en elle qui se traduit dans sa timidité excessive dès qu’elle se présente à un entretien d’embauche ?

C’est un peu comme si en présence d’un RH elle se liquéfiait, devenait transparente, n’existait plus. Son corps, ses paroles traduisent ce qu’elle ressent.

Sa demande est refusée car l’entreprise recherche une personne capable de s’adapter à certaines exigences et sachant communiquer avec le monde extérieur.

Le message reçu pourrait être celui-ci : « La personne à qui je demande une place de travail est beaucoup plus compétente que moi » ou celui-ci : « Tu crois que tu as toutes les ressources nécessaires, mais peut-être que tu n’as pas toutes les ressources qui sont nécessaires pour ce job » …

Et c’est à partir de cette information que son attitude se modifie. Elle est alors perçue comme quelqu’un vivant une timidité excessive.

§  Maurice est très à l’aise avec les pensionnaires de l’institution. Très à l’aise également avec ses copains avec qui il aime partager des parties de bowling. Rien ne laisse présager qu’il peut souffrir de bégaiement.

Cette difficulté survient dans les moments où il est invité à prendre un ascendant dans un groupe.

Il se sent alors comme propulsé au-dessus des autres. Il ne veut pas être au-dessus mais à la même hauteur.

Animer un colloque c’est une responsabilité trop importante pour lui.

Son bégaiement, il le vivait déjà enfant quand on lui posait une question ou lorsqu’il voulait demander quelque chose qui était important.

Le message reçu pourrait être celui-ci : « Si tu te mets en avant, tu vas tomber sur un os » ou celui-ci : « Tu n’as jamais été capable d’affirmer tes idées, de recevoir ce que tu demandes » …

C’est justement lorsqu’il se trouve dans une position qui demande de l’affirmation que le bégaiement intervient.

§  Fabienne a trouvé un milieu épanouissant dans l’organisme dans lequel elle travaille.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’elle s’y est engagé. C’est là qu’elle a trouvé la force de surmonter une épreuve douloureuse.

Accepter de témoigner de son chemin c’est un peu comme se déshabiller devant des inconnus.

C’est  aussi revenir sur une période douloureuse qu’elle essaie d’oublier.

Mais le trac n’a rien à voir avec ce qu’elle ressent à la pensée de témoigner.

Le trac c’est de se trouver avec un micro … et donc, d’entendre sa propre voix, son propre écho … et que les autres n’entendent pas la même chose.

Le message reçu pourrait être celui-ci : « Tu vas pas réussir à parler face au public » ou celui-ci : « Qui va croire en ton histoire » …

Le trac est la traduction du manque de confiance en la possibilité que d’autres puissent trouver intéressant son cheminement.

§  Pierre aimerait prendre une retraite anticipée. Pour cela, il doit faire des démarches, donc demander des renseignements.

A 61 ans, il a déjà été plusieurs fois en position de demandeur et cela ne lui a jamais posé de problèmes majeurs.

Là, c’est différent. La peur de demander le cloue sur place. Il n’y arrive pas.

Il se voit comme un profiteur, un de plus qui va se reposer sur ses acquis pendant que d’autres continuent de trimer.

Le message reçu pourrait être celui-ci : « Tu dois travailler jusqu’au bout » ou celui-ci : « Ton projet, c’est bien beau, mais t’est pas payé pour ça» …

Sa peur de demander pourrait bien se traduire dans un manque de confiance dans la réussite de son projet, dans la validation de son projet, dans son droit de quitter plus tôt le monde professionnel.

§  Aurélien est un étudiant brillant. Jusqu’à présent il a toujours été dans les premiers. Pourtant, il vient de louper 2 années de suite ses examens terminaux.

Rien ne peut expliquer ces 2 échecs.

Pourtant, cela s’est produit et il ne peut pas risquer de louper une 3ème fois. 

En même temps, il n’arrive pas à canaliser ses pensées, ses idées, sa réflexion lorsqu’il est sous pression de voir quelque chose qui va se terminer.

Le peu d’expérience de vie qu’il peut avoir apporte un début de réponse. Lorsque son grand-père est arrivé au jour de sa retraite il a eu une crise cardiaque. Lorsque sa mère a obtenu un contrat professionnel qu’elle espérait depuis longtemps elle a dû y renoncer à cause d’un cancer qui s’était déclaré.

Le message reçu pourrait être celui-ci : « Lorsque j’aurais ma licence il m’arrivera quelque chose » ou celui-ci : « Jamais 2 sans 3, tant que tu es en étude il ne t’arrivera rien » …

La paralysie ressentie par Aurélien dans les moments où il est sous pression parce que quelque chose va changer pourrait se traduire par un manque de confiance en la vie.

L’importance d’observer ce qui se passe en soi et de découvrir les différents liens possibles avec son vécu

Ce voyage au cœur de ce qui se passe dans le psychisme n’est qu’un possible état de fait.

D’autres éléments peuvent expliquer pourquoi dans certaines situations ces personnes adoptent une attitude qui les freine dans leur vie.

C’est la raison qui peut permettre un début de travail personnel.

Le manque de confiance, même s’il se traduit par des mouvements de timidité, de trac, de paralysie, de peur ne fait pas partie de votre personnalité profonde.

C’est quelque chose qui peut se travailler, qui peut se guérir, qui peut se résoudre.

Vous pouvez commencez en vous observant, en notant ce qui se passe en vous.

Vous pouvez vous rendre ici pour recevoir une méthode vous permettant de mieux comprendre le processus d’observation.

Je vous souhaite un bon week-end et je vous dis à bientôt.  


 

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Commenter cet article

micky 19/02/2013 11:01


Depuis que je suis coatché j'ai pris beaucoup d'assurance et ça m'aide dans plusieurs  secteurs de ma vie, ça vaut la peine, aujourd'hui je peux décider de ce qui me convient, tous les
jours j'en recois les bienfaits.Merci pour cette article qui me rend attentive combien il est important  de ne pas rester seul face aux défaites.Avec toute ma reconnaissance, je
t'embrasse.