La culpabilité est un poison que vous prenez à petites doses

Publié le par processuscroissance--blog.com

Se sentir coupable est une chose, être coupable est autre chose !

 

« Excuse-moi, mais j’ai pas voulu te faire de la peine … »

« Si j’avais su, je t’aurais jamais demandé cela … »

« C’est ma faute, j’aurais dû savoir que tu n’aimais pas cela … »

« C’est ma punition, si j’avais été plus conciliante, plus écoutante, je ne serais pas dans cette situation aujourd’hui … »

culpabilite.jpg

Que cachent ces petites phrases innocentes ?

La culpabilité !

Coupable parce que l’autre a de la peine à cause de moi.

Coupable parce que j’ai demandé quelque chose.

Coupable parce que je devrais savoir ce que l’autre aime et ce qu’il n’aime pas.

Coupable parce que mon action m’apporte des conséquences négatives.

La liste pourrait s’allonger à l’infini …

Mais au fait, qui dit coupable dit faute … et il y a tellement de situations où nous portons en nous une culpabilité sans avoir la responsabilité de la faute.

Si c’est votre cas, alors la culpabilité pourrait bien devenir un poison pour votre vie !

 C’est le moment de faire la part des choses.

Ressentir un malaise suite à une action qui a donné des résultats différents à ceux qui aurait dû être, est tout à fait normal.

S’en vouloir durant des jours et des jours, voir des années et y revenir sans cesse n’est pas tout à fait normal.

Croire qu’à chaque fois que quelque chose ne va pas, qu’on n’arrive pas, qu’on a provoqué une catastrophe (qui n’est catastrophe que dans notre tête) on en est responsable, donc coupable, n’est pas normal.

fruit-marronnier.jpg

 

Avant de devenir poison, le sentiment de culpabilité peut être une bonne chose !

Oui, une bonne chose car le sentiment met le doigt sur quelque chose d’important en nous.

« Est-ce que j’ai bien fait ? », « Est-ce que j’ai mal fait ? » « Aurais-je pu faire autrement ? » « Quelle est ma part de responsabilité dans cette affaire ? » …

Le sentiment ouvre à la conscience. Il permet également de ne pas culpabiliser l’autre.

Le sentiment de culpabilité peut permettre de faire le point, de revenir à la réalité et de la regarder dans ce qu’elle est.

Dans certaines situations il permet de conscientiser que nous sommes effectivement responsables de ce qui se passe ou de ce qui s’est passé. A partir de là, nous pouvons prendre notre part de responsabilité et vivre avec les conséquences de nos actes.

Quand le sentiment se change en culpabilité néfaste.

C’est alors « un état » qui s’installe en nous.

La conscience ne permet plus de faire la part des choses, de revenir à la réalité et de prendre du recul. Elle ne permet plus de percevoir la part de responsabilité qui nous incombe et celle qui ne nous appartient pas.

Nous nous sentons coupable ! Et nous nous punissons de diverses manières.

Ø  La fuite …

Surtout ne pas revenir sur ce qui s’est passé. Tout faire pour ne pas y être confronté.

Changer d’environnement pour ne plus subir le regard accusateur des autres … (un regard qui a toute les chances de ne pas exister … sauf pour nous !)

Faire comme si rien ne s’était passé et nier le malaise ressenti.

Résultats :

Cette fuite nous coupe de nous-mêmes et des autres. Elle induit peu à peu la méfiance, le doute.

Elle peut aller jusqu’à nous interdire de faire preuve d’humilité et de renouer avec le réel.

Ø  La justification …

Essayer par tous les moyens de plaider notre innocence et d’amasser toutes les preuves possibles pour ne pas se sentir coupable.

Mettre la faute sur autre chose que sur le résultat d’une parole, d’une action que nous avons eu.

Tournicoter autour de la réalité sans jamais y entrer de plein pied.

Résultats :

Plus nous essayons de nous rendre crédibles, et moins on l’est. Ce qui met en danger notre confiance, notre assurance.

Sans le vouloir et sans le rechercher, nous tentons de culpabiliser l’autre. Nous vivons alors une manœuvre de manipulation inconsciente. La relation peut se détériorer à long terme.

Ø  Les non-dits …

Le condiment par excellence pour fabriquer un bon poison !

Ne pas dire ce que nous ressentons, ne pas dire ce qui s’est passé réellement, ne pas oser se confronter et confronter l’autre risque de nous asseoir dans un secret qui à long terme commencera à nous ronger de l’intérieur.

Résultats :

Tout suivant l’ampleur du sentiment de culpabilité porté au début de l’évènement celui-ci va se fossiliser jusqu’à nous habiller d’une culpabilité tenace.

Exister dans un « non-dit » c’est comme si la porte à l’authenticité s’était fermée sur nous.

Le besoin de vérité peut se faire plus intense. Et lorsqu’il y a des tentatives de vérité, c’est comme si quelque chose d’opaque empêchait de voir la transparence de ce qui a été.

La culpabilité entretenue depuis notre enfance

Notre histoire joue un rôle important dans la manière dont nous vivons le sentiment de culpabilité à l’âge adulte.

Une histoire qui met en relief ce qu’à été notre éducation (parents – école – sociale – religieuse) …

Ø  Face à ce qui n’était pas bien, comment avons-nous été « éduqués » pour savoir ce qui était bien ?

Ø  Dans nos apprentissages de vie relationnelle, comment avons-nous appris à respecter l’autre, à faire face aux tensions ?

Ø  Comment avons-nous appris à faire face aux critiques, aux jugements des autres ?

Ø  Quelle place avait la notion de responsabilité de nos actes, de nos paroles ?

Ø  Comment avons-nous perçu l’ambiance dans lequel nous avons baigné durant notre enfance ?

Faire le clair avec ces quelques questions peuvent nous mettre sur des pistes importantes pour ne plus mélanger le sentiment de culpabilité et la culpabilité que nous croyons porter.

Nos réponses peuvent mettre en relief la manière dont nous nous relions à des croyances, que celles-ci nous aient été données en héritages ou que nous les ayons créées pour survivre.

 justice.jpg

 

Quelques pistes pour que le sentiment de culpabilité ne devienne poison :

Ø  Est-ce que j’ai bien fait ? Est-ce que j’ai mal fait ?

A se demander principalement lorsque nos paroles, nos actes débouchent sur un résultat autre que celui qui nous estompions.

Ø  Aurais-je pu faire autrement ?

Se donner la permission de prendre du recul et d’entrer dans le réel tel qu’il est.

Ø  Quelle est ma part de responsabilité dans cette affaire ?

C’est une question importante. Elle permet de faire la part des choses, de remettre les pendules à l’heure comme dit l’adage.

Si nous avons une part de responsabilité nous pouvons alors agir pour clarifier avec le vis-à-vis ce qui est, ce que nous recherchions, ce que nous aurions désiré.

Si nous n’avons pas de responsabilité, nous pouvons nous détacher de notre sentiment et nous vivre plus librement dans la réalité présente.


Envie de réagir ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter personnellement.

Je vous souhaite une bonne et belle journée. A bientôt.

Commenter cet article

Dorian 16/05/2012 09:58


Bonjour Madeleine,


La culpabilité fait partie des sentiments pas très utiles pour nous... Et qui peut avoir des origines assez lointaines. Adopter une attitude positive, un regard neutre et prendre du recul permet
de relativiser ce sentiment.


Merci pour cet article.


Dorian

processuscroissance--blog.com 16/05/2012 10:52



Bonjour Dorian,


Oui, la culpabilité ne sert pas à grand chose ... si ce n'est de se sentir coupable et, donc, de se couper du meilleur de soi.


Merci pour ton post et bonne journée.



Danièle de forme et bien-être 15/05/2012 08:54


Bonjour,


Les parents ne se rendent pas toujours compte qu'ils donnent ce sentiment de culpabilité à leurs enfants et les résultats lorsqu'ils sont plus grands sont désastreux.


Bonne journée.


Danièle

processuscroissance--blog.com 15/05/2012 09:14



Bonjour Danièle,


Je suis en accord avec toi. Je pense aussi que les parents qui commencent un travail sur eux-mêmes, à partir de ce qui les freine dans leur vie sont à même de permettre à leurs enfants de ne pas
vivre la même chose plus tard.


Bonne journée à toi également.



Manu 14/05/2012 12:05


Très pertinent, aidant pour se mettre face à ce reel qui empoisonne la vie souvent et pendant longtemps, merci!

processuscroissance--blog.com 15/05/2012 09:15



Bonjour Manu,


Merci pour ta visite. Bonne route à toi dans la non culpabilité.