Le printemps tient ses promesses

Publié le par processuscroissance--blog.com

Ce qu’il faut voir

 

On le sait, sous ma latitude, le printemps commence le 20 mars.

Chaque année, c’est la même chose. On l’attend, on le guette, on se réjouit.  

Faut dire que le froid, la neige, le verglas on n’a a eu notre compte.

Fortitia-sous-la-neige.jpg

 Quelques semaines auparavant, on y a presque cru. La douceur était de retour, les oiseaux chantaient. Puis, l’hiver a reprit ses quartiers. Le nord de l’Europe a connu quelques jours Sibériens.

Le printemps n’était pas au rendez-vous.

Alors, peut-être pour les relâches des fêtes de Pâques …

Nenni, la météo annonce un temps épouvantable avec de la neige jusqu’en plaine.

Bon, moi qui suis à 1000m, je suis habituée. Et puis, à Noël il aurait presque été possible de faire une grillade dans le jardin.

Ne dit-on pas : « Noël au balcon, Pâques aux tisons » !

C’est ben vrai ça !!!

Mmmmmmm … et si le printemps était vraiment là ?

Bon, la météo c’est une chose. Les lois de la nature, c’est autre chose.

Et puis, je ne peux pas faire grand-chose pour changer la météo. Même si j’écris au grand patron pour lui demander du soleil et de la douceur, il ne pourra pas accéder à ma demande.

Il me répondra qu’il ne s’est pas trompé dans ses calculs que le printemps est vraiment là, il a réellement commencé.

Températures négatives, ciel bas coloré d’un gris métallique uniforme. Flocons qui tombent uniformisant à nouveau de blanc le paysage. Pas de quoi en faire un cliché printanier.

Oui, sauf que lorsque j’ai ouvert la fenêtre ce matin, je me suis arrêtée sur les branches du fortitia qui est contre la barrière.

Puis mon regard s’est porté sur les branches du prunier …

Mon ouïe s’est régalée d’une mélodie joyeuse apportée par les oiseaux. La sirène de l’ambulance qui passait ne l’a pas stoppée.

Le printemps est vraiment là. Il suffit de regarder, d’écouter.

Hier matin les quelques rayons de soleil qui passaient au travers des nuages m’avaient déjà permis de voir que dans le jardin les perce-neiges, les crocus commençaient de fleurir … de même pour quelques primevères parsemées qui apparaissaient sous les feuilles mortes laissées à l’automne.

Ce matin, par la magie des quelques flocons qui s’accumulaient sur les branches, j’ai vu autrement. J’ai vu que le fortitia avait déjà quelques fleurs, encore fermées, pas complètement ouvertes. J’ai vu les promesses d’une proche floraison. J’ai ressenti dans cet arbuste toute la force de la vie  qui est condensée dans les branches.

J’ai vu les branches du prunier comme si chacune était « enceinte », prêtes à accoucher et à laisser sortir de leurs bourgeons les fleurs délicates attendues par les abeilles qui sommeillent encore.

La fine couche de neige rend visible ce qui n’est pas encore visible.

Un enseignement qui nous est destiné

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela ?

Lorsque je m’arrête à contempler ainsi la nature, je rejoins très rapidement la condition humaine et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle.

Ce qui se passe dans la nature, c’est aussi ce qui se passe dans notre croissance personnelle, c’est ce qui se produit également dans nos vies.

Je ne parle pas de la croissance au niveau mondial, c’est un peu plus compliqué. Je parle de la croissance individuelle, personnelle.

Nous vivons tous et toutes le cycle des 4 saisons

A commencer par la croissance physiologique : de la naissance à l’adolescence c’est le printemps – de l’adolescence à la cinquantaine c’est l’été – de la cinquantaine à la huitantaine c’est l’automne – de la huitantaine à la fin c’est … l’arrière-automne ou l’été indien avec un goût de ce qui pourrait bien s’apparenter à l’hiver avec l’espérance que vienne un nouveau printemps.

La croissance psychologique : au début, disons dans la tendre enfance, il y a déjà les bourgeons, la possibilité de deviner ce qui va fleurir, ce qui va grandir, s’épanouir. Puis, c’est la pleine floraison, la possibilité de déployer toutes nos ressources, toutes nos qualités. Vient un moment où la puissance intellectuelle, d’apprentissage, d’analyse diminuent. L’automne psychologique s’installe. Pour certaines personnes, l’Alzheimer et autres maladies psychiques s’installe. Nous pouvons alors parler d’un hiver psychologique.

Et il y a notre vie quotidienne. Les mois, les années se suivent. Les saisons ne comportent pas toutes 3 mois mais peuvent se succéder dans des phases plus ou moins longues.

Il y a tous ces moments où nous nous sentons revigorer de l’intérieur. Nos aspirations sont à fleur de peau. Nous ressentons de l’énergie. Nous nous surprenons à découvrir nos capacités … Le printemps est à l’œuvre.

Il y a tous ces moments où nous vivons pleinement. Nos espaces de liberté sont largement  ouvert pour nous permettre d’atteindre nos objectifs, de donner le meilleur de nous-mêmes … c’est l’été avec ses récoltes, ses plantations tardives, ses orages et le sentiment de vivre pleinement.

Il y a tous ces moments où les forces nous abandonnent, des moments de déprime, des moments d’épreuves, des moments où tout semble s’en aller et où nous nous accrochons pour rester debout. Les moments où les questions existentielles se succèdent, où le sens de la vie, de notre vie nous oblige à faire le point, à rectifier notre route… Des moments qui s’apparentent à l’automne.  

Il y a tous ces moments où il nous semble que nous perdons quelque chose. Que ce soit en nous ou dans notre environnement humain et matériel. Des moments de deuils. … Ces hivers nous les traversons. La traversée est plus ou moins longue jusqu’au printemps suivant.

Regardez votre vie, vous pourrez y repérer combien de saisons vous avez déjà vécu.

Cet enseignement m’a été donné ce matin, juste parce que j’ai pris le temps de regarder mon fortitia et parce que je ne me suis pas énervée en voyant les flocons tomber.

Cet enseignement, la nature peut vous le donner si vous prenez le temps de laisser s’ouvrir en vous la porte qui vous conduit à suivre les cours des lois Universelles.

Ce matin, nous ne sommes pas tous et toutes situés dans la même saison. Vous êtes peut-être dans un printemps, d’autres sont dans l’hiver. D’autres encore sont en plein été ou au cœur de l’automne.

Si vous êtes en hiver, il vous sera peut-être difficile de suivre l’enseignement de ce matin. Pourtant, vous pouvez y penser, le printemps arrivera au moment prévu. Ne voyez-vous pas déjà quelques prémices ? L’envie de vivre, de recommencer, de revivre, d’être mieux constituent les premiers signes.

C’est ce que je vous souhaite en ce début de semaine.


 

 

Merci beaucoup de parler de cet article autour de vous !

Merci de partager cet article sur Twitter, sur Facebook ou chez Google+ en cliquant sur un ou plusieurs des boutons ci-dessous. Si vous l'avez trouvé sympa, bien sûr !  

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Mira 28/03/2013 07:53


dernièrement, lors de quelques rayons de soleil, j'ai ENTENDU la fonte des neiges sur la pélouse, pas d'eau dessous, juste le pré, et ça faisait tout doucement "tic tic tac tic"comme des gouttes
qui tombent sur de l'eau...moments magiques!Ce qui me fait dire que chaque "saison" de notre vie a ses moments magiques en dessous de ce qu'on aimerait parfois faire disparaitre...mais il faut
l'oreille fine, les entennes en éveil, la curiosité et l'attention à ce qui se passe en nous et autour de nous...

processuscroissance--blog.com 28/03/2013 10:17



Bonjour Mira,


Ton témoignage me fait revenir à il y a bien longtemps en arrière, lorsque au début du mois de mars il y avait encore des hauteurs impressionnantes de neige devant les maisons. Je me souviens que
j'entendais la neige fondre par "en-dessous" et je savais que le printemps éait là.


Oui, comme tu dis, il faut  l'oreille fine, les entennes en éveil, la curiosité et l'attention à ce qui se passe en nous et autour de nous


Bonne journée à toi.