Le regard des autres influence-t-il votre capacité d’affirmation ?

Publié le par processuscroissance--blog.com

Il y a toujours un œil qui te regarde !

Me voici de retour après une semaine de temps fort dans les Alpes Valaisannes.

Le moment de continuer cette série d’articles sur ces comportements que nous pouvons adopter pour vivre le mieux possible notre vie.

Aujourd’hui je reviens sur quelques comportements qui peuvent devenir de sérieux handicaps dans votre vie.

Ø le manque de confiance

Ø le trac

Ø la timidité

Véritable angoisse pour qui vit l’un ou plusieurs de ces fonctionnements, elle peut facilement devenir chronique et empêcher une croissance de l’être.

Manquer de confiance, avoir le trac, être excessivement timide ne sont pas des maladies irréversibles. C’est un … je dirais … accident de parcours qui survient au cours de notre croissance.

noeud arbre 

Un accident de parcours

En contrebas du chalet dans lequel je résidais ces derniers jours, il y a un magnifique conifère qui étale ses branches vertes au-dessus du tapis blanc.

Et c’est vrai qu’il est magnifique s’il est regardé depuis le sol. Un peu moins beau lorsqu’il est contemplé depuis le balcon.

Quelque chose s’est produit, il y a sans doute quelques années puisque depuis il a caché son handicap en recouvrant sa cime de quelques branches qui forment comme un bonnet.

Est-ce le vent, est-ce la foudre, est-ce autre chose … mais une chose est certaine, il a été « décapité ».

Depuis, si la sève continue de monter dans son tronc, de nourrir ses branches, il ne grandit plus.

L’être humain peut être comparé à un conifère.

Ce n’est pas parce que quelque chose a été « décapité » en lui qu’il cesse de vivre, qu’il se retire du paysage dans lequel il est.

Bon, il n’a pas été foudroyé, il n’a pas subit les assauts d’un vent à plus de 100km/h … il a vécu quelque chose qui provoque en lui la même réaction … il s’est arrêté de grandir, de se déployer.

Si je me permets de dire qu’il a vécu un accident de parcours, ce n’est pas pour minimiser la souffrance qui peut en résulter  mais pour tenter de percevoir une possible rééducation et une possible croissance au-delà de la blessure initiale.

Le regard des autres peut être foudroyant

Dans les observations que je fais apparaît que le manque de confiance, le trac, la timidité ont toujours la même origine : L’impact du regard des autres.

Nous ne vivons pas à l’écart des autres. Nous vivons en cohabitation avec les autres.

Nous sommes sans cesse en compétition, en adversité, en comparaison. Il est également possible d’être solidaires, encourageants, partenaires …

C’est ce qui fait que le regard peut devenir foudroyant ou au contraire source de déploiement.

Arrêtons-nous, si vous le voulez bien, sur cette réalité que nous apportons beaucoup d’importance au regard des autres.

Pour vivre, pour nous déployer, pour vivre une croissance de tout notre être, nous avons besoin que soient satisfaits plusieurs besoins :

ü Le besoin d’être reconnu

ü Le besoin d’être reçu

ü Le besoin d’être accepté

ü Le besoin d’être encouragé

ü Le besoin de trouver sa place

ü Le besoin d’être aimé

ü

Ces besoins ne peuvent, au départ, être satisfaits que par le regard que pose sur nous les personnes qui nous sont proches. Cela commence dès la naissance et se poursuit tout au long de la vie mais à des degrés d’intensité différents.

L’enfant, l’adolescent et le jeune adulte grandit en fonction des ressources, des capacités, des richesses qui lui sont propres.

Si ses ressources, ses capacités, ses richesses ne sont pas reconnues, si elles sont étouffées, si elles sont interdites d’expression, alors c’est comme si la tête ou une branche importante était coupée.

Etant donné que tout n’a pas été coupé, le reste va continuer de vivre. Il lui restera suffisamment de branches, de forces pour rester enraciner, pour vivre, pour se déployer autrement.

Mais lorsqu’il rencontrera sur son chemin des situations analogues à celles qui ont causé des dommages importants dans sa croissance, un réflexe de protection influencera ses actions, ses gestes, sa manière de se comporter.

La peur du regard que l’autre peut poser sur lui pourra prendre des proportions démesurées, allant jusqu’à l’empêcher de s’affirmer dans des aspects de lui qui sont importants.

On parle alors de quelqu’un qui manque de confiance en lui, qui a peur de se lancer, de s’affirmer, qui est timide … sans forcément percevoir qu’il réagit ainsi parce que, en lui, une branche ou le sommet a été décapité à un moment de sa vie.

L’importance de remonter le fil de son histoire

La peur du regard des autres, la peur de ce que peuvent penser les autres, la peur de se montrer dans ce qui est important en nous ne sont pas des peurs passagères.

Elles peuvent s’installer pour la vie si nous les laissons dicter la  perception que nous avons face au danger possible.

Essayez de remonter au moment où :

Ø ont commencé les symptômes qui ont montré que vous viviez  un manque de confiance,

Ø de retrouver à quel moment le trac est devenu paralysant dans la prise de parole,

Ø à partir de quel âge la timidité est apparue est un moyen pour commencer à apprendre à vivre autrement.

Jusqu’à aujourd’hui vous avez peut-être vécu en ressentant que vous avez un manque de confiance ou que vous êtes paralysé lorsque vous devez prendre la parole ou encore que vous vous estimez faire partie des timides de la terre … mais demain, vous pourriez bien vivre autrement !

Il y a des techniques, des trucs qui peuvent vous aider à surmonter l’handicap.

Il y a surtout la reconnaissance de ce qui s’est passé, de ce qui s’est produit à un moment de votre vie.

C’est à partir de cette reconnaissance que vous pourrez commencer à apprendre comment vivre avec ce qui s’est produit.

Le conifère qui a toute sa place dans le champ et qui s’est déployé en laissant pousser quelques petites branches pour protéger sainement la plaie infligée par la foudre ou la tempête devient alors un symbole pour vous aider à percevoir comment vous pouvez vous déployer à partir de tout ce que vous avez.

Le regard des autres a été foudroyant à un moment de votre vie. Cela ne veut pas dire qu’il va être foudroyant à chaque fois que vous le croiserez.

Ø Que pouvez-vous faire pour laisser moins d’impact au regard des autres ?

Ø Comment pouvez-vous vous reconstruire dans votre affirmation ?

Ø Quels sont les secteurs de votre vie qui peuvent vous aider à puiser dans les ressources nécessaires à votre rééducation ?

Pour aller plus loin …

v Si vous avez vécu un manque de confiance, si vous avez souffert du trac ou de la timidité et si aujourd’hui vous avez traversé ces moments difficiles, je vous propose d’apporter votre témoignage sur le blog.

v Si vous avez retrouvé le chemin de votre affirmation et quitté la peur du regard des autres, pourquoi ne pas le partager avec les lecteurs ?

Je vous souhaite une excellente journée et je vous dis à bientôt.


 

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Commenter cet article

Mira 12/03/2013 08:37


Tout d'abord, j'aime l'oeil dans ce texte! Nous pouvons aussi identifier les yeux qui nous regardent avec bienveillance, respect, nous confronter, dialoguer, avec ces regards là, dans des moments
ou nous avons besoin de soutien sur notre chemin, dans nos combats avec nous et devant d'autres...

processuscroissance--blog.com 12/03/2013 09:23



Bonjour Mira,


Un élément tout aussi important que tu apportes aujourd'hui.


Oui, il y a tous les regards bienveillants qui nous aident dans nos combats, que ceux-ci soient en nous parce que nous vivons quelque chose de difficile ou devant les autres.


Dans le manque de confiance, dans la peur de se montrer, il suffit souvent d'un regard vrai et bienveillant pour nous permettre d'oser ce que nous n'osions pas, pour dépassr ce qui nous freine et
poser des pas de confiance.


Merci pour ton reflet et bonne journée à toi.


Madeleine



Lise 11/03/2013 11:20


Ce qui m'a aidée et qui m'aide toujours, c'est, chaque fois que le regard de l'autre m'atteint, de prendre la décision de lui remettre ce qui lui appartient... Son regard lui appartient. Il
peut m'interpeller, mais je peux ne pas lui donner de pouvoir sur moi s'il me détruit. C'est une manière de rester libre devant lui.

processuscroissance--blog.com 12/03/2013 09:20



Bonjour Lise,


Tu mets l'accent sur quelque chose qui est très important : "Son regard lui appartient. Il peut m'interpeller, mais je peux ne pas lui donner de pouvoir sur moi s'il
me détruit"


Remettre à l'autre ce qui lui appartient ... cela peut être son regard mais aussi ses paroles, ses gestes ...


Bien souvent nous donnons inconsciemment ou consciemment du pouvoir aux regards, aux paroles, aux gestes sans percevoir que nous pouvons traverser et reprendre le
pouvoir qui nous appartient.


Merci pour ta contribution et bonne journée


Madeleine