Les bienfaits d’un temps pour soi

Publié le par Madeleine Moreau

Savoir décrypter le langage intérieur

Rubrique coaching

Il y a 10 jours j’écrivais que l’essentiel dans notre vie était : se sentir en vie, en-vie.

Puis, je suis partie pour 10 jours, comme je le fais chaque année depuis 14 ans en montagne.

Chaque année, j’ai ce privilège extraordinaire d’aller cuisiner pour un groupe, dans un chalet.

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Des personnes qui viennent pour vivre un temps pour elles, pour se ressourcer, prendre le temps de donner des réponses aux questions qu’elles se posent, prendre soin de leur monde intérieur.

Même si l’intendance demande du temps, une disponibilité différente, je me vis également en ouverture à ce qui se passe dans mon monde intérieur. Cela veut dire que je ne remplis pas mes temps libres comme si je n’étais pas concernée par la dynamique des objectifs de la semaine. Je prends le temps de vivre des séances individuelles de coaching. Je prends le temps d’avancer sur mon chemin de vie.

Cette année, je suis arrivée avec ce doux sentiment que mes bagages intérieurs étaient beaucoup plus légers que par le passé.

Pas besoin d’avoir un bagage lourd pour entrer dans un travail sur soi

C’est, à tort, une croyance bien enracinée. Il faut être pris/e dans des problèmes insurmontables, des situations dramatiques, une dépression plus ou moins forte pour demander de l’aide.

J’en ai déjà parlé à de nombreuses reprises sur ce blog.

Cette année, me confirme la justesse de mes propos : le coaching de vie est également très efficace lorsque tout va bien !

De plus, c’est une opportunité extraordinaire permettant d’emprunter de nouveaux chemins inconnus jusqu’à présent.

Donc, un bagage léger, qui, à première vue semble contenir peu de choses peut être une aide pour parcourir les frontières de sa vie actuelle et entrer plus profondément dans sa densité.

Décrypter le langage intérieur

Il y a, en chaque personne, un dialogue intérieur qui se déroule.

Parfois, celui-ci est très fourni et à des allures conflictuelles, d’autres fois très calme. C’est un dialogue qui se nourrit de nos pensées, de nos interrogations, de nos peurs, de nos joies, de nos réussites, de nos échecs. Preuve que notre sensibilité est vivante.

Dans la vie quotidienne, nous n’y faisons pas attention, ou si peu. Cela nous semble normal, supportable, instinctif.

Lorsque nous prenons le temps pour écouter, pour décrypter ce qui se dit en nous, nous découvrons une autre dimension : nos langages intérieurs ne sont pas toujours productifs pour nous aider à nous épanouir dans notre vie.

Ecouter, décrypter ces dialogues intérieurs, c’est : entrer dans sa réalité intérieure et commencer à comprendre ce qui se passe, ce qui se joue à chaque instant de nos vies.   

Les effets d’un conte comme bagage

Quelques jours avant de partir, j’ai lu un livre prêtée par des amies : « Qui a piqué mon fromage ? ». (Spencer Johnson – éditions Michel Lafon)

Sa lecture ne m’a pas laissée insensible. Ce fut le point de départ de mon premier entretien. Je me demandais pourquoi je n’arrivais pas à avoir les réflexes de Flair et de Flèche (deux personnages du conte) dans ma vie et pourquoi je me sentais vivre comme les deux autres personnages.

A première vue, cela ne ressemble absolument pas à quelque chose qui peut avoir de l’importance et mon coach aurait pu se demander pourquoi j’entrais dans un travail avec une simple histoire.

Pourtant, il y avait bel et bien un questionnement. Dans ma sensibilité, naissait un questionnement fondamental et existentiel. Seule, je ne pouvais pas aller plus loin que d’en prendre acte … autrement, je nourrissais ce dialogue intérieur sans lui permettre de m’apporter des réponses susceptibles de m’aider à comprendre pourquoi une simple histoire me touchait autant.

Le travail du coach est d’écouter et d’accompagner le client (moi en la circonstance) dans le « labyrinthe » dans lequel je m’engageais, puis, de me dire ce qu’il entendait en moi, au-delà de l’histoire, pour provoquer un déclic qui me permettrait d’aller plus loin.

« Flair et Flèche » sont alors devenues les protagonistes de mon travail de la semaine.

Dans la doublure de mon bagage de départ

Si je devais prendre une image, je dirais que « Flair et Flèche » se sont installées dans mon bagage de départ et elles y étaient inconfortables, car quelque chose de dire, de pas confortable était coincé dans la doublure.

A première vue, ce n’était pas très gros, pas du tout lourd, c’est pour cela que je ne m’en rendais pas compte. Mais … il y avait des conséquences qui agissaient sur ma vie, sur ce que je fais, sur ce que je vis.

J’ai pris la décision d’aller regarder ce qu’il y avait dans la doublure.

Pourquoi vous partager mon expérience ?

J’entends bien souvent cette remarque : « Tu ne dois plus avoir besoin de travailler sur toi depuis le nombre d’années que tu le fais ! »

C’est un cliché … est-ce qu’un médecin n’a pas besoin de la compétence d’un autre médecin pour se soigner ?

Ce n’est pas parce que je suis coache de vie que je n’ai plus besoin de prendre un espace pour moi, de prendre du temps pour décrypter le langage de mon monde intérieur, bien au contraire, ai-je envie de dire.

Et puis, je rencontre tellement de personnes qui ont cette croyance de croire qu’il faut être « mal » pour entamer un cheminement intérieur, que j’ai envie de leur dire : « Non, c’est parfois lorsque tout va bien que ce cheminement intérieur te sera bénéfique, surtout si tu sens que ta sensibilité cherche une réponse à donner au dialogue qui se déroule en toi ».

Nous venons au monde et nous devons vivre toute notre vie avec ce qui a été, ce qui s’est passé, ce que nous recevons.

Pour certaines personnes, cela se passe bien. Pour d’autres, un peu moins. Des « cailloux » peuvent se loger dans la doublure et ils restent là, nous apportant un inconfort difficilement décelable à première vue.

Prendre du temps pour les ressentir et les déloger, c’est parfois douloureux, comme une dent gâtée qu’il faut enlever, mais cela permet de récupérer ce qui nous appartient et qui est très différent du « caillou » transbahuté jusqu’à présent.

Ce que je veux vous dire aujourd’hui, c’est : « Ne minimisez pas la force de vos dialogues intérieurs, essayez de les décrypter, de les comprendre, de les écouter et saisissez la chance de pouvoir y participer de manière concrète et constructive pour vous épanouir aujourd’hui ».

Et si … vous preniez quelques jours uniquement pour vous rapprocher de vous ?

Je vous souhaite un bon début de semaine, à bientôt.


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