Lumière sur vos réactions

Publié le par Madeleine Moreau

Pourquoi réagissons-nous de manière disproportionnée dans certaines situations ?

Un regard, un ton de voix, une manière d’être et voila votre sensibilité qui fait des sauts en tous sens.

Énervement, colère, fermeture, agacement, impatience … vos sentiments prennent l’ascenseur !

Joie, spontanéité, effervescence … le plus positif qui vous fait également prendre l’ascenseur !

C’est ce qui s’appelle, dans le langage psychologique : réagir de manière disproportionnée. Entendez que vous réagissez de manière forte et inadéquate à une situation, un évènement.

La raison de telles réactions

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Tout au long de votre vie, et surtout durant votre enfance, les autres et les évènements de la vie ont eu une influence sur vous. 

Selon l’impact ressenti, vous avez perçu cette influence comme quelque chose de bon ou douloureuse. Cet impact s’est enregistré dans votre sensibilité et c’est à partir de cet enregistrement que vous réagissez aujourd’hui.

Il est important de souligner que : toute réaction forte n’est pas forcément disproportionnée.

Si par exemple, quelqu’un vous accuse de quelque chose que vous n’avez pas fait ou vous fait porter le chapeau, il sera normal que vous réagissiez fortement, votre intégrité est en jeu.

De même, si vous devez faire face à un deuil, l’annonce d’une maladie grave ou un accident provoqué par une tierce personne, vos réactions face à l’évènement seront fortes, voir exacerbées.

Il convient donc de vous poser une question essentielle : « Ma réaction ++ est-elle provoquée par ce que je vis aujourd’hui ou par quelque chose qui a le goût d’un déjà vécu ? »

Les manifestations d’une réaction disproportionnée

Occasionnelles

Répétitives

Chroniques

Passives

Occasionnelles

Comme dit ci-dessus, il est normal de réagir fortement lorsque vous êtes touché/e dans un aspect important de votre identité, à savoir : vos valeurs, vos capacités, vos liens affectifs.

Répétitives

Elles surgissent à chaque fois que vous êtes dans une situation qui vous rappelle, consciemment ou pas, quelque chose que vous connaissez.

Personnellement, je réagissais fortement à chaque fois que je voyais un foulard blanc à pois rouge. Qu’importe que celui-ci apparaisse devant mes yeux sur l’étalage d’un magasin, dans un magazine, une publicité ou qu’il soit porté par une personne.

Ma réaction était alors un dégoût très fort, une accusation verbale contre le mauvais goût et même une tendance à juger la personne qui le portait.

Un jour, j’ai retrouvé le moment précis qui m’a fait détester les tissus blancs à pois rouge.  J’avais alors 8 ans. L’évènement qui rattachait, au premier regard insignifiant, restait douloureux en moi.

Aujourd’hui je ressens toujours un picotement au niveau de ma sensibilité, mais elle ne prend plus l’ascenseur !

Ce sont parfois de toutes petites choses qui nous conduisent à ces réactions disproportionnées et répétitives.

Chroniques

Peuvent être mises dans ce secteur toutes les réactions qui sont devenues pour ainsi dire, une manière normale de réagir, qui présentent cependant un « trop ».

Souvent elles sont imputées au tempérament : « Je suis de nature colérique, je suis bordélique, je suis toujours en retard … ou en avance …, je ne supporte pas le désordre, je garde tout, je suis un panier percé, je ne m’assied jamais le dos tournée à une porte, etc. »

Passives

C’est l’absence de réactions, qu’elles soient normales ou fortes.

Ainsi cette personne qui me disait qu’elle ne pleurait jamais devant la mort, ou cette autre qui ne montrait jamais ses sentiments, qu’ils soient heureux ou tristes.

Elles sont dues, bien souvent, à la peur d’être jugé/e trop sensible, au désir de rester en bonne relation ou parce que c’est mieux de cohabiter avec, par exemple, une colère plutôt que la laisser s’exprimer.

Que faire lorsque vous prenez conscience que vous réagissez disproportionnellement ?

Vous pouvez continuer à vivre sans chercher la raison qui vous conduit à réagir fortement et de manière inadéquate.

Vous passerez alors à côté d’une opportunité qui pourrait vous réconcilier avec votre histoire, votre passé ou une situation que vous ne parvenez pas à digérer.

Vous pouvez commencer à prendre au sérieux les manifestations qui indiquent que vous réagissez en mode ++

La première chose à éclaircir est de regarder si votre réaction est occasionnelle, c’est-à-dire, à quelque chose qui vient vous toucher dans un essentiel de vous, aujourd’hui. Si c’est le cas, prenez le temps de rétablir la vérité, de retrouver votre liberté.

Si votre réaction est de type répétitive, chronique ou passive, il pourrait être bon de chercher où s’ancre le déclencheur. Celui-ci peut se situer dans votre enfance, votre adolescence ou à l’âge adulte.

Si vous n’y arrivez pas, ou si vous avez peur d’ouvrir une boîte à Pandore, demandez de l’aide à un psychologue, coach de vie, personne formée à la relation d’aide.

Commencez à agir autrement, revenez à la réalité d’aujourd’hui. Lorsque vous réagissez de manière disproportionnée, vous réagissez en fonction d’une blessure qui est en vous. Il est possible de guérir de cette blessure et de ne pas continuer de ne pas reproduire sans cesse le même schéma.

Je vous souhaite une excellente semaine.


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