Ne pas avoir peur de ne pas être parfait

Publié le par processuscroissance--blog.com

Quand nos fragilités montrent notre grandeur

Il est un fait que nous n’aimons pas nous montrer dans nos faiblesses.

Tout nous pousse à être parfaits, à nous montrer sous notre meilleur jour, à faire face à toutes les situations.

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Je ne sais plus où j’ai lu un jour cette phrase : « C’est dans son imperfection que l’homme se repose sur la valeur de son cœur ».

C’est dans la fragilité que nous mesurons la valeur que nous portons en nous.

C’est un autre écho qui dit, en fait, la même chose.

C’est un contresens à la mouvance de la société, du moins celle de notre monde occidental.

Ainsi, peu à peu, nous  réprimons nos émotions, nos sentiments.  

Vivre ses émotions, ses sentiments, surtout lorsque ceux-ci sont la traduction de quelque chose qui touche profondément, c’est faire preuve de faiblesse.

C’est à l’image d’une réplique entendue dans une série américaine : « Quelqu’un qui doit être fort ne s’excuse jamais. »

Quand la fragilité montre la beauté de l’être humain

La fragilité dont il est question ici ne peut s’associer à un manque de confiance, une timidité excessive, un manque de maturité …

C’est quelque chose qui pourrait faire penser que la personne est hyper-sensible.

C’est  prendre le risque de passer pour un extra-terrestre.

C’est risquer de lire sur le visage de l’autre de la pitié.

Pourtant, cette fragilité qui peut se montrer dévoile toute la beauté du cœur, dit quelque chose de la valeur de la personne qui la manifeste.

C’est se sentir touché profondément par quelque chose qui est beau. C’est aussi se sentir touché profondément par quelque chose qui est contraire à la beauté que cela devrait avoir.

Des Berlinois ont pleuré en voyant la brèche s’élargir dans le mur qui séparait les deux Allemagnes. La promesse de liberté qu’il y avait dans cet évènement était si grande qu’ils ne pouvaient l’accueillir sans vibrer dans tout leur corps.

Des pêcheurs ont pleuré en voyant les poissons et les oiseaux pris dans le piège de la marée noire. Ils ne pleuraient pas parce que leur gagne-pain s’envolait. Ils pleuraient parce que cette nature si belle était à l’agonie.

C’est se laisser transporter dans un tableau, un morceau de musique.

Ne pas retenir la vague de bien-être qui soudain envahit toute la sensibilité et peut se lire dans le regard, dans le sourire, dans la respiration retenue ou relâchée.

Rester devant sans pouvoir dire un mot, la gorge sèche et répéter sans fin : « que c’est beau, mais que c’est beau ».

C’est oser laisser les larmes couler sans les retenir lorsque le film vient nous toucher au plus profond de notre sensibilité.

C’est aussi laisser les larmes couler sans les retenir lorsque nous sommes témoins d’une scène qui va à l’encontre de nos valeurs, lorsque nous entendons un témoignage qui dénonce quelque chose d’inhumain, lorsque nous voyons des images qui montrent la violence, les dégâts d’une catastrophe, l’horreur de la dictature.

La personne qui ose ainsi montrer l’émotion et les sentiments qui l’accompagnent paraît fragile.

Si vous assistez à une de ces manifestations, prenez le temps de regarder la personne.

Regardez son visage, surtout ses traits. Vous y verrez comme un visage d’enfant qui se superpose à ce qu’elle est.

Regardez sa stature corporelle. Vous y verrez tout l’élan de vie qui cherche à sortir au-delà de la coquille dans lequel il est enfermé.

Regardez au-delà de vos jugements, de vos préjugés. Vous verrez ce quelque chose que vous aimeriez pouvoir ressentir.

Ce qui pourrait être pris pour de la fragilité, pour de l’hyper sensibilité est bien souvent ce qu’il y a de plus précieux dans l’être humain : la capacité de vibrer, la capacité d’apprécier, la capacité de partager, la capacité d’empathie, la capacité d’aimer, la capacité de recevoir …

Je vous propose de participer à votre manière à ce calendrier de l’Avent

Je vous propose d’apporter votre contribution à une question journalière.

Toutes vos réponses seront réunies à Noël pour en faire un Ebook (livre électronique) que vous recevrez au début de l’année 2013 et cela, gratuitement.

La question du 7 décembre

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Toute belle journée à vous et à demain. Je vous raconterai l’histoire d’un sapin magique.


 

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Publié dans Divers

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micky 16/12/2012 16:04


C'est pas toujours facile d'être fragile ça permet aussi de rensentir des choses très profondes donc on peut parfois en faire un petit plus mais pas avec n'inporte qui.

Sensible 14/12/2012 12:16


Je vibre beaucoup à cet article que je reçois comme une autorisation à être vraie. J'aimerais partager ici un souvenir précis lié à une sensation réprimée. C'était le jour de mon anniversaire, je
reçois un magnifique diaporama d'une amie avec des mots, des images, une chanson qui me touchaient au coeur, comme s'ils avaient été composés juste pour moi. J'étais seule devant mon ordi et,
l'espace d'un instant des larmes sont montées, j'étais en train de fondre de bonheur mais je me suis reprise aussitôt. J'ai été consciente de cette forme de censure que je m'imposais mais
 sans pouvoir la retenir, je ne sais encore pas pourquoi j'ai réagi ainsi, pourquoi j'ai bridé ma sensibilité ... C'est pareil au cinéma devant un film qui me touche, je retiens mes larmes
surtout si je ne suis pas seule. En résumé "j'assure", je n'ose pas me montrer vulnérable, grand décalage avec le contenu de ton article.