Ne pas passer d’un extrême à un autre

Publié le par Madeleine Moreau

Quelques éclairages suite à mon dernier article

 Je vous proposais, il y a quelques jours, de vous poser quelques questions lorsque vous vous surprenez à vous conformer à la tendance des autres :

Ø et moi, qu’est-ce que je pense ?

Ø qu’est-ce que je veux vraiment ?

Ø comment je me situe face à ceci, face à cela ?

Ø quelles sont mes convictions profondes ?

Ø comment je vois les choses ?

Ø quels sont mes besoins, mes rêves ?

Ø qu’est-ce que je peux donner en plus ?

Ø c’est quoi ma différence ?

Ø quel sens est-ce que je donne à la vie ?

Ø

 

Une lectrice m’a envoyé ce message :

  

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C’est aussi ce que j’ai cru, pendant des années.

Les autres avaient toujours des choses plus intéressantes que moi à dire, ils étaient plus intelligents, ils avaient fait des études, on leur demandait ce qu’ils pensaient.

Moi, je n’étais pas intelligente, je ne connaissais rien, je n’avais rien à dire, et puis, les ¾ des sujets ne m’intéressaient pas. Mais comme j’avais besoin d’être reconnue, estimée, que je voulais avoir ma place dans le groupe, alors je faisais comme si je connaissais des choses sur le sujet.

Je reconnais que j’aurais pu prendre une place de leader dans le club des indécis, dans l’association de : la non affirmation de soi.

En quelque sorte, agir en fonction des autres, constituait ma valorisation, mon droit à la parole, la permission d’exister.

Les questions que je vous ai proposées ont des conséquences qui ne sont pas à prendre à la légère.

Les réponses que vous pourrez donner peuvent en effet vous bousculer et vous précipiter dans le contraire de ce que vous faites aujourd’hui.

Surtout, si vous les appliquez au pied de la lettre en toute chose !

Ce ne sont pas des étincelles que vous produirez, mais une véritable tornade autour de vous, et là, je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour vous et pour les personnes qui vous entourent.

Le message de [Marie] montre à quel point il est délicat de dire les choses en les laissant à l’état brut. … surtout, si comme elle vous avez pensé que c’était là des pistes qui devaient changer votre vie !

Je ne sais pas depuis combien de temps [Marie] vit avec son compagnon, je dirais que cela fait plus de 10 ans … donc, depuis 10 ans, elle « s’oblige » à s’aligner sur ce qu’il pense, ne donnant pas le droit à sa propre pensée de s’exprimer.

Si elle applique ma première question en lui donnant la réponse qui est au fond d’elle, bien sûr, il y aura danger en la demeure. Tout ce qu’elle obtiendra c’est d’être encore moins prise au sérieux et de passer pour une rebelle en retard sur sa crise d’adolescence.

Il y a donc des formes à mettre, des paramètres nouveaux à mettre en place.

C’est ce que je lui disais dans un échange courriel. Elle m’a répondu : « Je ne sais pas si je comprends vraiment tout ça et si j’y arriverai. Pourquoi tu ferais pas d’autres articles qui disent ce qu’il faut faire et pas faire ? »

Alors j’ai pensé à vous. Je ne vous connais pas, c’est vrai. Peut-être réagissez-vous comme [Marie] mais n’osez pas me demander de vous éclairer.

Si c’est le cas, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Dès la semaine prochaine, je reprendrais chaque question avec un éclairage, des réponses possibles que vous pourrez mettre en pratique facilement.

Pour le moment, je vous invite tout simplement à vous observer, à découvrir comment vous réagissez lors de discussions, de dialogues.

 Je vous souhaite un tout bon week-end. A bientôt.

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